CHAPITRE X
DÉFENSEURS, EXHORTATEURS, ASSESSEURS ET PRÊCHEURS (p. 573-579).
I. — Défenseurs refusés à Jeanne qui les demandait, la loi ordonnait de les lui donner. — L’on ne peut pas alléguer le droit canon qui ne les refuse
qu’aux hérétiques convaincus . Personne n'eût osé lui donné conseil. — On ne laissait pénétrer auprès d'elle que de perfides séducteurs 573-575
II. — Exhortations. — Elles étaient fallacieuses et perfides, basées sur les
XII articles; sur cette équivoque que les hommes du tribunal étaient l’Église; conçues en termes de parade inintelligibles pour Jeanne; trop longues ; ne permettant à Jeanne de répondre qu’à la fin de ces tirades tragiques 575-576
III. — Les assesseurs par leur grand nombre rappellent les philosophes ap-
pelés par Maxence pour confondre sainte Catherine. — On voulait accabler l’accusée par le nombre. — Appelés de loin, voués la plupart au parti anglais. — Sans droiture et sans justice, comme le montrent leurs réponses à l'appel que Jeanne faisait à leur autorité 577-578
IV. — Les deux prédicateurs. — Ils se sont basés sur les XII articles. — L’un d’eux appelé publiquement par Jeanne faux prêcheur. — L’insolence de celui qui dans une circonstance si solennelle a osé insulter publiquement
le royaume et le roi de France et abuser à ce point de son ministère. . . . 578-579