‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 133 sur 327 · CAMPAGNE DE LA LOIRE. — PIÈCES DIVERSES · texte numérisé non relu

CAMPAGNE DE LA LOIRE. — PIÈCES DIVERSES

[AIRE : I. ~ Une Chronique anonyme des ducs d'Alençon. — Jeanne avait prédit au duc plusieurs choses qui lui sont advenues. 11. — Lettre des seigneurs Guy et André de Laval. — Dessein de nettoyer la Loire. — Le duc d'AIençon reçoit le titre de généralissime et le commandement d'obéir à la Pucelle. — 11 y est fidèle. — Il fait appel à la noblesse. — La formation de l'armée décrite par les seigneurs de Laval. — Ce qu'étaient ces seigneurs, leur père, leur mère, leur grand'mère, leur famille. — La lettre, — Arrivée à Loches. — Le jeune Dauphin, le futur Louis XL — Ils rejoignent le roi à Saint-Aignan ; accueil exceptionnel qu'ils en reçoivent. — Le roi se rendant à Selles, la Pucelle vient tout armée à sa rencontre. — Aimable entrain avec lequel elle reçoit la visite des deux jeunes seigneurs. — Son départ. — Portrait céleste qu*en tracent les deux Laval. — Détails sur les seigneurs qui arrivent de toutes parts, notamment sur le Connétable. — Les jeunes seigneurs, n'attendant rien de la cour, veulent que leur mère aliène leur patrimoine alin de pouvoir faire digne ligure. — Cadeau de la Pucelle à leur grand'mère. — Avec quel cœur ils protestent contre le dessein de les tenir loin de l'action. — Assurance de la Pucelle. — Confiance de l'armée. — Touchants détails de famille.

m. — La Chronique de Richemont, par Cruel. — C'est une apologie. — 11 fausse l'entrevue de la Pucelle et de Richemont. — Texte: Le Connétable ayant réuni une très vaillante et très nombreuse compagnie se met en marche pour venir prendre I^K à la guerre. — Le roi lui envoie l'ordre de ne pas aller plus avant. — Il n'en Vient aucun compte. — Son arrivée à Baugency. — La Pucelle se dispose à le com- Iteltre. — Mot injurieux dit à ce sujet par La Ilire. — Attitude huniih'ée prêtée à la l^ucelle, et fière parole qu'aurait dite Richemont. — 11 n'en est pas moins réduit à f^iirele guet. — Rôle que Gruel est le seul à attribuera son maître dans la reddition 4e Meung, la retraite de Talbot, l'engagement de la bataille de Patay, sur la date de laquelle il se trompe notablement. — Instances de Richemont pour être admis à servir le roi. — U va jusqu'à embrasser les genoux de La Trémoille. — Dure parole de Charles VIL ^ Richemont forcé de rentrer à Parthenay au milieu des avanies. — Les torts de Richemont étaient grands ; mais une des conditions de la grâce apportée par la Pucelle devait être l'oubli du passé, sa douleur et ses justes craintes. t\r . — Autres pièces. — L'expression des espérances conçues consignées dans un ma- Kiuacrit du temps. — Cavalier blanc vu dans le ciel en Bas-Poitou. — Témoignage de l*évèque de Luçon. — Le cavalier rassurant ceux qu'effrayait sa vue. — Les lettres ^e Perceval de Boulai nvilliers et d'Alain Chartier.

i. Dom MoKicE, Histoire de Bretagne, t. b', liv. IX, p. 558.

312 LA VRAIE JEANNE DARG : LA LIBÉRATRICB.

Une Chronique anonyme des ducs d'Alençon.

 la siiilc de la double (Chronique de Perceval de Cagny, André Dachesne a transcrit une autre Chronique des ducs d'Alençon, postérieure d'une quarantaine d*ann(5e aux précédentes, puisqu'il y est longuement question des affaires de René, le fils et le successeur de Jean, le prince préféré de la Pucclle. Jeanne aurait fait au beau duc des prédictions sur son avenir. C'est le motif qui fait insérer ici les lignes où le fait est relaté par le cbroniqueur anonyme.

« 11 est vrai que le roi Charles, VII* de ce nom, étant spolié de son royaume, et ses sujets réduits à très grande perplexité et merveilleuse tribulation, le bonDieu, qui secourt ses serviteurs dans leurs besoins, voulant donner remède et mettre fin à l'affliction des bons et loyaux Français, réprouver et annihiler l'orgueil des Anglais, suscita l'esprit d'une jeune Pucelle, âgée de dix-huit à vingt ans, native de Domrémy, duché de Bar, à trois petites lieues de Vaucouleurs. Dans tout son temps, elle n'avait fait autre métier que de garder les brebis des champs ; elle vint vers Charles, roi de France, et lui dit qu'elle lui était envoyée de par Dieu pour Taider à conquérir son royaume possédé par les Anglais, et que s'il voulait lui bailler charge d'hommes d armes, elle le mènerait sacrer à Reims ; ce dont le roi et les personnes scientifiques et d'entendement de son entourage furent de prime facefort moult émerveillées ; néanmoins après qu'elle eût été interrogée par plusieurs notables et sages personnages, on ajouta foi à ses paroles, et il fut conclu qu'elle était divinement envoyée.

« Par ainsi, elle s'adjoignit à l'armée dont le duc d'Alençon avait la charge comme lieutenant-général. Ce duc fut dénommé et appelé par elle le Beau Duc^ et elle lui dit et déclara plusieurs choses, qui du depuis lui sont advenues. » [11 n'y a rien dans la suite qui ne se trouve dans les autres Chroniques.]

Lettre des seigneurs Guy et André de Laval.

Les instances de la Pucelle ayant enfin déterminé la cour à tenter d'aller à Reims chercher l'onction du sacre, il fut résolu que, pendant les préparatifs du voyage l'on nettoierait la Loire, c'est-à-dire que l'on chasserait les Anglais de plusieurs des places qu'ils occupaient sur ses

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