C'était le futur Louis XL
2. « Chère » signifie, dans la langue du moyen âge, tout ce qui constitue la-^fl réception d*un nouveau venu.
3. Texte : Dont il n'est pas mestre de faire bonne chiere, ne bon accueilf comme il^ disoit,
4. Texte : Me party d*av€c le roy. Le contexte indique que ce n'était pas une sépa — ration.
CAIMfillE m LA LOIRE. — LETTRE DES SEIGNEURS DE LAVAL. 315
allant, en avant et en approchant du théâtre des événements*, le maréchal de Boussac et grand nombre de gens armés et des communes avec elle. Je la vis monter à cheval, armée tout à blanc ^, sauf ]a tête, une petite hache en sa main, sur un grand coursier noir, qui à Thuis (/a porte) de son logis se démenait 1res fort, et ne souffrait qu'elle montât. Et lors elle dit : « MeiieZ'le à la croix » qui était devant Téglise, auprès, au chemin. Et lors elle monta sans qu'il se mût, comme s'il eût été lié. Et lors elle se tourna vers l'huis de l'église, qui était bien prochain et dit en bonne voix de femme* : « Vous^ les prêtres et gens d'Église, faites processions et prières à Dieu ! » Et alors elle se retourna à son chemin en disant : « Tirez avant! tirez avant! », son étendard ployé que portait un gracieux page« et elle avait sa petite hache en la main. Un sien frère, qui est venu depuis huit jours, partait aussi avec elle, tout armé à blanc.
ce Ce lundi arriva à Selles Mt)nseigneur le duc d'Alençon, qui atrès grosse compagnie, et aujourd'hui je lui ai gagné à la paume une convenance ^ Mon frère de Vendôme' n'est point encore venu ici. J'ai trouvé ici l'un des gentilshommes de mon frère de Chauvigny*, parce qu'il avait déjà ouï que j'étais arrivé à Sainte-Catherine; il m'a dit qu'il avait écrit aux nobles de ses terres et qu'il pense être bientôt par deçà ; il dit que ma «œur est bien sa mie, et qu'elle est plus grasse qu'elle n'a accoutumé.
« L'on diticiqueMonseigneur le Connétable vient avec six cents hommes d^armes, et quatre cents hommes de trait, que Jean de La Roche vient aussi, et que le roi n'eût de longtemps^ si grande compagnie que Ton en espère ici ; ni oncques gens n'allèrent de meilleure volonté en besofrae, qu'ils ne vont à celle-ci. Cejourd*hui doit arriver mon cousin de Itaîi> ; ma compagnie croit, et quoi qu'il arrive, ce qu'il y a, est d^jà bien honnête et d'appareil; le seigneur d'Argenton y est l'un des prin^ripaux gouverneurs, qui me fait bien bon accueil et bonne chère *,
« Mais de l'argent, il n'y en a à la cour que si étroitement^ que pour le temps présent, je n'en espère aucun secours ni soutien^ Pour ceU, vontt
I. Tel parait être le sens du texte, qui est celui-ci : En alLmi <tM,4uU H t$fff0fKy$ta tes advenues, U mareschal de Boussac et grand nombre de gens armét et /Xe (a c//fMM4in/( /ju^ elle.
t. « Armé à blanc », en blanc se disait d'un guerrier qui n'ar«it mr k^ ^nt^^ «4M>»/f^ espèce d ornement comme dorure ou peinture, Xoj, LAOL««it« aij tr^X I;«,av.
3. Texte : En assés voix dr. femme. (Vor. dans L%ixn\t Je* MtMfâi^Hê^ 4Km>^Â.
4. Le mot « convenance » a été appliqué à ce que noue uhauu^h»*, «^j Ur#f#^V >*^v une discrétion, un enjeu. '