La Pucelle devant VÊulise de son iemps, p
2. Texle : assez, qui siguiiic souvent, à celte époque, très, fort, beaucoup.
CAMPâGNB de U LOIRE. — PIÈGES DIVERSES. 323
Etait-ce surexcitation des esprits? Faut-il y voir un de ces signes célestes, si souvent mentionnés dans Thistoirc, par lesquels le Maître des événements provoque Tattention des peuples ? Voici encore ce que Kerrymel couche sur son vélin.
c< L'on voit advenir de par deçà les plus merveilleuses choses que Ton vit jamais, telles que des hommes armés de toutes pièces chevaucher en Tair sur un grand cheval hlanc, et dessus les armures une grande bande blanche *. Ils viennent de vers la mer d'Espagne, et passent par-dessus deux ou trois forteresses près de Talmont, et tirent vers la Bretagne. Tout le pays de la Bretagne en est épouvanté et maudit le duc pour avoir fait le serment aux Anglais. Ils disent qu'ils connaissent leur destruction par lui [sic). Le roi a envoyé devers l'évêque de Luçon pour savoir la vérité de ces récits '. L'évêque s'en est informé et a trouvé par information que plusieurs gens l'ont vu en plusieurs lieux dans son évèché ; et ainsi qu'il passait {/e chetialier aérien)^ par-dessus un chastel nommé Bien, près de Talmont, les gens du chastel, quand ils le virent venir crurent être tous perdus et foudroyés, car il était au milieu d'un grand feu qui ne touchait pas à lui de près de deux brasses ; et il tenait en sa main nue épée toute nue, et il venait chevauchant en l'air avec si grande impétuosité ', qu'il semblait que tout le chastel fût embrasé, et ceux du chastel commencèrent à crier à haute voix, et lors ledit homme ainsi armé leur dit trois fois : « Ne voua effrayez pas*! » Et ces choses ont été affirmées au roi être vraies par ledit évêque de Luçon et par deux gentilshommes envoyés devers le roi pour cette cause. Ils ont affirmé l'avoir vu, et plus de deux cents personnes [avec eux]. Et tant d'autres merveilles que c'est 'Mi grand fait. »
I^s lettres de Perceval de Boulainvilliers au duc de Milan, d'Alain (ihartier à un prince inconnu, ont été reproduites dans la Paymmie et ^mj^iféc *. Elles ont été écrites à la suite de la campagne de la Loire, et trou\r iraient ici leur place, si elles n'avaient pas été déjà citées.
'' ^st intéressant, croyons-nous, de voir la suite des actes officiels par
^^qv^cls Charles VII a témoigné de sa foi en celle qui lui mettait miracu-
'Cus^jjjgQ^ jj^ couronne au front, et a proclamé ses services au-dessus de
»outo expression. Les voici, encore que ces pièces aient été contresignées
"^^ époques différentes.
' l^es Armagnacs portaient une bande blanche, les Anglais une bande rouge, les J*'*^ uignons la croix de Saint- André.
^*€xle : de cette besogne.
^^e f t grand rendon.
' -^c tows esmayez I • -ta Pucelle et Vïnspirée, p. 241 et suiv. ; 252 et suiv.