Lacune dans les mss
2. Tels et si fais qu'ils ont accoustumez de amener de leur pais mourir en France.
combattre les ennemis avec tant de hâte, d'attendre que leurs gens fussent mieux rassurés, et aussi que fussent arrivés d'Angleterre les secours que le régent devait prochainement amener. Ces observations ne furent pas agréables à plusieurs des capitaines, spécialement à Messire Jean de Talbot, qui dit que, si les ennemis venaient, il les combattrait. Et parce que, ainsi qu'il a été rapporté, Fastolf s'enfuit de la bataille sans coup férir, il fut pour ce motif grandement blâmé, lorsqu'il vint devant son seigneur, le duc de Bedford; Bedford finit par lui enlever Tordre de la Jarretière blanche S qu'il portait autour de la jambe. Mais depuis, tant pour les observations qu'il avait faites qui semblaient assez raisonnables, que pour plusieurs autres excuses qu*il mit en avant, ledit ordre de la Jarretière lui fut rendu par sentence judiciaire ; il en sortit cependant un grand débat entre icelui Fastolf et sire Jean de Talbot, alors que ce dernier revint de sa captivité, à la suite de cette bataille.
A cette besogne furent faits chevaliers, du coté des Français, Jacques de Miily, Gilles de Saint-Simon, Louis de Marconnay, Jean de La Haye et plusieurs autres vaillants hommes.