‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 206 sur 327 · Anselme, t. VI, p · texte numérisé non relu

Anselme, t. VI, p

s'il n'avait pas écrit. Le sujet qu'il choisit témoigne de la sympathie qu'il garda toujours aux Anglais. Il écrivit V Histoire de F Angleterre depuis les temps fabuleux jusqu'à Tannée 1472. Son texte enrichi de notes forme cinq volumes de la belle Collection des historiens de la Grande-Bretagne, La Société de l'Histoire de France a édité ce qui dans Wavrin a trait à l'Histoire de France. M*'« Dupont, à laquelle cette tâche fut confiée, l'a fait précéder de chapitres préliminaires auxquels sont empruntées la plupart des indications que l'on vient de lire.

Forestel compose son récit en insérant mot à mot les pages détachées des chroniqueurs qui l'ont précédé, tels que Froissart, de Saint- Rémy, Monstrelet, Leclerc. Pour ce qui regarde la Libératrice, il suit pas à pas la Chronique de Monstrelet, l'amplifiant le plus souvent, mais surtout l'envenimant. Il est loin d'imiter la réserve du premier. Il donne un sens défavorable aux faits que Monstrelet se contente de relater.

Ses amplifications sont accompagnées de nombreuses inexactitudes. C'est ainsi qu'il fait commencer le siège de Baugency avant celui de Jargeau, et fait courir la Pucelle de la première ville à la seconde pour la faire revenir emporter .une place dont le siège ne dura pas deux jours. L'on dirait qu'il n'a idée ni des lieux ni de la suite des événements; il assistait cependant à la bataille de Patay, comme attaché à la personne de Fastolf, avons-nous dit. Aussi s'efiForce-t-il de justifier son maître. Le lecteur pourra juger de la valeur de l'apologie. Wavrin donne à cette occasion, sur les préludes de la journée de Patay, des détails que l'on ne trouve que dans sa Chronique.

Certains modernes nous paraissant apprécier trop favorablement Wavrin de Forestel, Ton trouvera ici tout ce qu'il dit sur la Pucelle jusqu'à la bataille de Patay. Il rend malgré lui à la Libératrice de précieux témoignages.

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