‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 222 sur 327 · I. Voir le texte latin aux Pièces justificatives K · texte numérisé non relu

I. Voir le texte latin aux Pièces justificatives K

ennemis qui avaient pénétré en Picardie. Il campait avec son armée sar les rives de TOise. La Pucelle, espérant le surprendre dans une partie de chasse, arrive secrètement à travers les bois à la tète de six mille hommes, et Tattaque soudain lorsqu^il ne s'attendait à rien. Mais le prince, familiarisé avec toutes les pistes de Mars, rassemble ses bannières et en vient aux mains. Une attaque par le flanc de la part des archers fit que la jeune fille rendue à son naturel de femme ne trouva rien de meilleur que la fuite. Elle sentit que la fraude ne peut rien, toutes les fois qu'elle est aux prises avec la véritable valeur. Celle qui avût attaqué le plus éminent des princes fut vaincue; celle qui se vantait d'avoir un ange pour guide de ses pas fuyait, et elle fut prise.

« Les ennemis de Philippe établissaient en elle le fondement de leur confiance; quand Philippe en fut le maître, il dédaigna de la regarder; il aurait craint de ranimer des forces abattues. Il estimait à peine digne de lui d'avoir vaincu celle qui avait promené tant de terreur ou d'enchantements à travers la Champagne, les pays de Reims, de Sens ou de Senlis, encore qu'il estimât la terrible armée dont une femme avait été le chef, et que, comme Homère Ta écrit d'Achille, le pire de tous les maux soit à ses yeux la dissimulation et la fraude.

« Mais comme Ton dit que Charles YII, maintenant roi des Français, porte aux nues cette Pucelle, et que du temps d'Alexandre, ainsi que l'écrit Cicéron, Ton ne pouvait écrire que ce qu'agréait Alexandre, je cesserai, selon l'avis de Plaute, de presser l'abcès*. »

11 est inutile de réfuter ce tissu de faussetés historiques et d'incohérences. On croit lire quelque rhéteur d'Athènes dégénérée.

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