‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 26 sur 327 · Ibid,, p. 427 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid,, p. 427 et suiv

5. Ibid., p. 422. — M'»« de Villaret, p. 61 et 130. 6 Dubois, Ms.

jusqu'à soixante et onze de calibres inégaux, sur les tours et sur les murailles. Il y eut douze canonniers payés par la ville, ayant chacun plusieurs servants sous leurs ordres ^ Dès le mois d'octobre le roi fait venir d'Angers à Chinon Jean de Montesclère, et l'envoie à Orléans où il devait rendre tant de services, et devenir si fameux sous le nom de Jean le Lorrain*. Les achats de poudre, de traits, de pierres à canon remplissent une fort grande partie des comptes de la ville de 1429-1430, que MM. Paul Charpentier et Cuissard ont eu l'heureuse inspiration de faire imprimer. Cinq cents livres tournois furent payés au bâtard d'Orléans pour quatorze mille traits qu'il avait fait venir pour la semaine de la délivrance'. Des provisions de ce genre abondent dans les comptes de commune et de forteresse. Dans des lettres de février 1430, datées de Jargeau, Charles VII rendait bon témoignage à ces efforts des Orléanais, et les en récompensait par l'octroi de plusieurs privilèges*.

Les Orléanais firent appel aux villes de France. Ils envoyèrent un seigneur et un bourgeois solliciter les villes du Midi. Dans la séance du 13 avril 1429, à Toulouse, le sire de Malhac donne lecture d'une lettre des habitants d'Orléans priant qu'on veuille bien leur donner secours en argent, ou en matériel de guerres Ces envoyés avaient sans doute parcouru, ou ils allaient parcourir les autres villes importantes du Languedoc. La pénurie était extrême partout; cependant on voit les habitants de Montpellier envoyer du salpêtre, du soufre, des arbalètes ; les villes du Bourbonnais et de l'Auvergne avaient expédié de l'acier % Moulins 200 livres de poudre '. C'est donner deux fois que donner promptement; Poitiers semble avoir la palme, puisque, dès le 9 décembre 1428, le Carme Vilaret reçoit du maire Larcher la somme de 20 livres tournois pour avoir porté à Orléans la somme de neuf cents livres, que les gens d'Église, bourgeois et habitants de Poitiers, envoient à ceux d'Orléans *. La somme était considérable pour l'époque; La Rochelle envoie 400 livres, Tours 600 livres*. Gien, Bourges, Châteaudun, Angers, Albi, Clermont sont aussi citées comme ayant fait arriver des secours en argent, ou en munitions de guerre *°. Les états étaient réunis à Chinon

1. V Armée anglaise vaincue sous les murs d'Orléans, p. 81 — Charpentier et Cuissard, Comptes de la ville, p. 301 et suiv.

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