JEAN II DUC D^ALENÇON
Celui que ron a appelé le « Père de V Histoire de France », André Duchesne, nous a conservé la double chronique dont il va être parlé. L'on ne les trouve qu'au tome XL VIII de ses manuscrits, d'où Quicherat tira la plus étendue pour la faire imprimer dans \dL Bibliothèque de l'Ecole des chartes (IP série, t. I), et la mettre ensuite en tôte du tome IV de son Double Procès. C'est certainement la plus importante des pièces inédites qu'il ait publiées.
L'auteur se fait ainsi connaître dans le prologue : « Perceval de Caigny^ natif du pays de Beauvoisin, a servi et demouré en Thostel d'Alençon par l'espace de quarante-six ans continuellement, c'est à savoir, {sous) feu le comte Pierre en office de pannetier; [sous) Jean, son fils, premier duc d'Alençon, [en office) d'escuier d'écurie; et [sous) Monseigneur qui est a présent, [en office) d'escuyer d'écurie et de maistre d'hostel, lesquels tous et chacun d'eulx lui ont fait trop plus de biens, honneurs et proufit que jamais ne leur en peut desservir [qu il puisse jamais le reconnaître par ses sen)ices)^ et encore servira tant comme il pourra, et sçaira [sau?*a), et que il leur vendra à plaisir.
« Et combien que il n'ait le sens, mémoire, ne l'abililé de savoir faire mettre par écrit ce [ce qu'il entreprend)^ ne autre chose mendre [moindre) de plus de la moitié; pour l'ardent désir qu'il a que par tous pais fussent dictes très honnourables et bonnes paroles à la louenge et recommendacion de leur dit hostel, et aussi que les successeurs de luy puissent veoir^