‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 4)Chapitre 13 sur 381 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

Quicheral pense que ce manuscrit provient du trésor des chartes ; que ce fut Texemplaire de la réhabilitation destiné à Charles Vil, que ce prince l'aurait fait remettre à la chambre des comptes, d'où Louis XI le fit déposer au trésor des chartes \ Les folios traduits ou analysés seront fidèlement indiqués. Il en sera de même des sources où sont puisés les documents nombreux, qui ne se trouvent pas dans le procès de réhabilitation.

Malgré ces renvois, et la raison que je viens de donner : vulgariser ce qui fait connaître Jeanne sous son vrai jour; la haute érudition m'improuvera de donner la traduction de textes encore inédits. Ces reproches ne sont pas pour me déplaire, s'ils amènent la réalisation de ce qui serait pour Jeanne le plus beau des monuments, pour la France le plus bel armoriai. Je veux dire : la publication des vraies sources de Thistoire de la Pucelle.

La collection de Quicherat est incomplète à bien des titres. Il a eu le tort d'y laisser les lacunes très importantes que ce volume comblera partiellement. Il a rejeté, contre la tradition, comme œuvre de seconde main, la Chronique de la Pucelle, dont un de ses collègues, Vallet de Viriville, a démontré la haute valeur, puisqu'il faut l'attribuer à un des secrétaires de Charles VU, Cousinot de Montreuil. Depuis, bien des documents importants ont été et sont tous les jours découverts; tous confirment la céleste merveille. Quicherat lui-même a publié la charmante plaquette du greffier de la Rochelle. Les chroniques de Belgique présentent sur la Grande Française des passages inconnus, lorsque Quicherat donnait sa collection. Inconnues alors aussi les oraisons composées pour la délivrance de la Pucelle. Le comte Hugo Balzani a découvert, dans un manuscrit du Vatican, sur Jeanne, des pages délicieuses dont le digne directeur de la Bibliothèque nationale, M. Léopold Delisle, s'est hâté de faire jouir le public français. Elles sont, ainsi que les oraisons mentionnées, reproduites dans ce volume.

Il m'est donné d'apporter aussi mon petit contingent de pages non seulement inédites, mais complètement inconnues. Ce sont plusieurs lettres de l'un des plus grands personnages du temps, de Jacques Gelu, archevêque d'Embrun, à Charles VII, et à d'autres personnages de la cour du monarque, au sujet de la Pucelle. Cette correspon-

\. Procès, t. V,p.447.

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