‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 4)Chapitre 171 sur 381 · THOMAS BASIN ET SON MÉMOIRE SUR LA PLCELLE · texte numérisé non relu

THOMAS BASIN ET SON MÉMOIRE SUR LA PLCELLE

rÉcrilure sainte. Il connaît les commentateurs du Corpus Juris et s appuie (le leur autorité; moins verbeux d'ailleurs que Montigny ou Bourdeilles. La raison qui a fait alléger Montigny du poids de ces citations, de ces renvois trop nombreux, existe cependant; et le lecteur ne les y trouvera (ju'en petit nombre. À cette abbréviation près, l'argumentation de Basin, spécialement en ce qui regarde les défauts de forme, sera substantiellement reproduite.

Après avoir annoncé le sujet de la consultation, Fauteur donne ainsi la division de son travail : '< Sauf la correction et amendement de notre seigneur le Souverain Pontife, et de tout catholique mieux pensant et mieux en état de juger; le procès et la sentence libellés contre Jeanne la Pucelle me semblent pouvoir être attaqués pour des raisons nombreuses, fondées, juridiques, vraies. Afin d'y procéder avec ordre, je divise le sujet en deux parties. Dans la première, je montrerai que pour défauts dans la procédure, procès et sentence sont nuls et doivent être annulés. Ce n'est pas que je prétende que Ton doive annuler ce qui est nul de soi, c'est impossible; je veux dire que parmi les raisons que j'apporterai, les unes concluent à la nullité, les autres à l'annulation.

« Dans la seconde partie je montrerai, Dieu aidant, que, procès et sentence fussent-ils revêtus de toutes les formalités de droit, les aveux de Jeanne, tels qu'ils sont contenus dans les actes, n'autorisent pas à la déclarer schismatique, hérétique, idolâtre, blasphématrice, à la dire chargée des autres crimes que l'on a coutume d'abjurer, et pour lesquels elle a été ensuite condamnée comme relapse. »

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