‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 4)Chapitre 284 sur 381 · LA GRANDE ENQUÊTE ET LES DERNIERS ACTES DE LA COMMISSION. C · texte numérisé non relu

LA GRANDE ENQUÊTE ET LES DERNIERS ACTES DE LA COMMISSION. C

Qu'aux informations du lieu d'origine, Ton ajoute les révélations que, par leurs questions, nous ont valu de la part de la martyre les tortionnaires de Rouen, révélations qu'ils nous ont transmises, et Ton aura sur la vie de Jeannette à Domrémy un tableau complet. C'est Tidéal de la jeune paysanne chrétienne.

La période triomphante nous est manifestée par les dépositions reçues à Orléans et à Paris. Il faut y joindre une déposition faite à Rouen par Seguin, un des examinateurs de Poitiers, et celle du preux Jean d'Aulon à Lyon.

L'archevêque de Reims entendit quelques témoignages à Orléans et constitua ensuite le D' Bouille en son lieu et place. L'évêque de Paris, Jean Bréhal et l'archevêque de Reims, à son retour d'Orléans, reçurent celles de Paris. Le Dominicain Jean Després, vice-inquisiteur de la foi à Lyon, fut délégué pour entendre Jean d'Aulon, alors sénéchal de Beaucaire.

Certes le témoin était compétent. L'on se rappelle que lorsqu'il fallut constituer la maison de la libératrice, Charles VII, aux applaudissements de tous, choisit Jean d'Aulon, chevalier en grand renom de prudhommie et de précoce sagesse. Il l'institua le maître d'hôtel de Jeanne, chef de sa maison. Le noble chevalier poussa le dévouement jusqu'à se faire prendre avec Jeanne à Compiègne ; ce qui lui permit de continuer ses services durant quelque temps, même dans la captivité ^

Où trouver meilleure source? Elle existe et l'historien peut y puiser; c'est la déposition de l'aumônier de Jeanne, F. Paquerel, de l'ordre des hermites de saint Augustin. Il a été attaché à la suite de la vierge guerrière depuis le mois d'avril 1429 jusqu'au mois de mai 1430. Il nous apprend qu'il la confessait presque tous les jours *. Louis Contes, l'un des deux pages de Jeanne, a fait aussi sa déposition.

Qui pourrait mieux nous faire connaître la vie guerrière que Dunois, de Gaucourt, qui commandaient à Orléans lorsque Jeanne y entra, qui furent ses compagnons de guerre jusqu'au jour où, à la suite de l'assaut de Paris, l'imprévoyance, sinon la trahison, dissipa la plus patriotique des armées '. Il y a bien d'aulres témoins de la vie des combats, le chevalier

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