‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 102 sur 296 · LE SEIGNEUR COMTE DE DUNOIS (F®* A LXV^®, B 97'®, U · texte numérisé non relu

LE SEIGNEUR COMTE DE DUNOIS (F®* A LXV^®, B 97'®, U

Les informations commencèrent à Orléans par le comte de Dunois. Célait justice. Il avait reçu l’envoyée du Ciel à Orléans en qualité de lieutenant général du roi pour le fait de la guerre. La brillante rescousse de Montargis avait déjà révélé son talent. Le bâtard d’Orléans, comme on l’appelait et comme il s’appelait alors lui-même, combattit à côté de la Libératrice jusques à la tentative contre Paris. Il lui était réservé d'accomplir ce que les intrigues de cour empêchèrent la Pucelle de réaliser, recouvrer Paris et chasser les Anglais. C’était fait lorsque, le 22 février 1456, le bâtard d’Orléans, devenu le comte de Dunois, vint lui IV. 12

ns LA VIERGE-GUERRIËRE D'APRÈS LES TÉMOINS DE SA VIE.

rendre le bel hommage que l'on va lire. Le conquérant de la Normandie et de la Guyenne était au comble de la gloire, et le personnage le plus inüuent auprès de Charles VIL Dunois était homme de foi. On voit au château de Beaugency un cabinet de retrait, d’environ 3 ou 4 mètres de côté, où ses armes sont plusieurs fois reproduites. On y lit en gros caractères trois fois répétée cette prière du psalmiste : Cor mundum créa in me, Deus; créez en moi. Seigneur, un cœur pur. Il voulut être enterré à Notre-Dame de Cléry où l’on montre son tombeau. Puisque Dunois était âgé de cinquante et un ans en 1456, il devait en avoir de vingt-six à vingt-sept en 1429. Voici en français le procès-verbal de sa déposition en style direct.

L’an du Seigneur MCCCCL V. (an. style), le 22 février, cité par tes susdits Isabelle, Pierre et Jeand’Arc, devant nous a comparu, a été admis, a prêté serment, a été interrogé, absous en vue de la déposition ', le seigneur Jean comte de Dunois. Au sujet des articles présentés et des interrogations à lui faites, il a déposé de la manière qui suit, en présence des maîtres Guillaume Bouillé, doyen de Noyon, et Jean Patin, sous-inquisiteur de la perversité hérétique, professeur de sacrée théologie.

Au sujet des articles proposés par le promoteur, et à la suite de questions posées sur la venue de Jeanne auprès du roi, sur sa manière de vivre au milieu des guerriers et dans la vie militaire, sur sa dévotion, sur sa piété et sur ses autres vertus, a été entendu l’illustrissime prince, le’ seigneur Jean, comte de Dunois et de Longueville, lieutenant général du roi notre sire, pour le fait de la guerre, âgé de cinquante et un ans’.

Vous semble-t-il vraisemblable, lui a-t-il été dit, que Jeanne ait été envoyée par Dieu pour accomplir ses exploits guerriers, ou ces exploits vous paraissent-ils l'effel du génie naturel de la guerrière ? — Je crois que Jeanne a été envoyée par Dieu, et que ses exploits guerriers sont un effet de l’inspiration divine plutôt que celui du génie naturel ’. — Qu’est -ce qui vous porte à le croire? — Plusieurs indices que je vais énumérer.

Premièrement. J’étais dans Orléans assiégé par les Anglais, quand se répandit le bruit de la nouvelle que par Gien était passée une jeune fille,

Formule pour assurer la validité de l’acte au cas où une sentence d’excommunication aurait pu l’infirmer.

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