‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 149 sur 296 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

C'est dès la première heure que la poésie, éprise de la Vierge-Guerrière, essaya d’en parler dans la langue qui lui est propre. L’essai se renouvelle depuis près de cinq siècles, et cela sur tous les modes : épopée, drame, ode, chants, épigrammes. Faut-il dire que la poésie a été toujours vaincue, et s’est toujours trouvée au-dessous de l’histoire? Beaucoup le pensent. Elle peut avoir du moins l’avantage de populariser le divin poème, et de graver dans un vers facile à retenir un des sentiments qu’il fait naître.

Les poètes du xv® siècle qui ont écrit sur Jeanne d'Arc n’ont pas généralement pensé à embellir parleurs fictions les réalités merveilleuses dont ils avaient été les témoins, ou qu’ils tenaient de la génération qui les avait vues. Sous ce rapport, ils sont utiles à l’histoire, peuvent confirmer ce qu’elle raconte, y ajouter même parfois certains menus détails qu’elle a passés sous silence. Les poèmes qui font Tobjet de ce livre seront envisagés sous ce rapport.

Les transcrire en entier est impossible Un seul, le Mystère de la délivrance d'Orléans, demanderait plusieurs volumes ; car avec le texte il faudrait de longs commentaires pour en rendre la lecture facilement intelligible; il faudrait traduire ceux qui sont en latin. C’est une analyse avec citations des passages les plus intéressants pour Thistoire, qui va en être présentée, dans l’ordre chronologique de leur composition. Le premier, celui de Christine de Pisan, fut écrit quelques jours après le sacre. 11 est daté du 31 juillet 1429.

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