‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 151 sur 296 · II. — Antonio Beccadelli et Antonio de Rho : épigramme · texte numérisé non relu

II. — Antonio Beccadelli et Antonio de Rho : épigramme

III. — Ballade dauphinoise ^ composée du temps de la Pucelle.

IV. — Antonio Astésan. — Son poème sur la Pucelle. — Quelques citations.

Christine de Pisan fut appelée la sœur des neuf Muses, mise au premier rang des poètes français de la fin du xiv® siècle, et du commencement du XV* : elle était née à Venise vers 1363. Son père, astrologue renommé, fut en cette qualité attaché à la cour par Charles V, qui lui assura rentes et honneurs. Il fit venir sa fille, âgée alors de cinq ans. L’enfant, élevée à la cour, reçut une éducation accomplie, dont ses talents lui firent tirer le meilleur profit. Mariée à un gentilhomme picard, du nom de Castel, elle devint veuve à vingt-cinq ans, avec la charge de plusieurs enfants. D’honorables partis se présentèrent, elle les refusa. Les cours de Milan, d’Angleterre, de Bourgogne voulurent se l’attacher; elle resta fidèle à sa patrie d’adoption, et au parti qui avait fait sa fortune. Son talent d’écrivain fournit aux besoins de son existence. L on ne compte pas les menues pièces de poésie tombées de sa plume; elles sont remarquables par la grâce et la délicatesse du sentiment; on lui doit la meilleure histoire de Charles V.

Lorsque le parti dynastique dut céder devant le Bourguignon triomphant, Christine s’effaça, et se cacha dans une abbaye que l’on ne connaît pas. Les triomphes de la Libératrice Ten firent sortir, et ce fut pour la chanter. Elle le fit par une pièce de près de cinq cents vers de huit

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