‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 184 sur 296 · Cf. DE Molakdon, p · texte numérisé non relu

Cf. DE Molakdon, p

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EXTRAIT DES COMPTES DE LA VILLE D’ORLÉANS. 381

Ire 6o4 sont ainsi résumés dans VInventaire sommaire des Archives commtmales d'Orléans :

« A Jacques le Prôtre, pour six pintes et choppine de vin, pour donner au frère [de) feue Jeanne la Pucelle le jeudi XIP jour de janvier [1436)... à Jean du Lilz, frère de la dicte feue Jehanne la Pucelle, pour don fait à lui le XIIP jour de janvier ensuivant, LXIIII sols parisis*.... Mardi 21 août, 12 livres tournois en don à Jean du Lys, frère de Jeanne la Pucelle, pour s’en retourner, disant qu’il venait de devers le roy, et que le roy lui avoit ordonné cent francs, et commandé que on les lui baillast, dont on ne fist rien, et ne lui en fut baillé que XX, dont il avait despendu les XII, et ne lui en restoit plus que VIII francs, qui estoit peu de chose pour s’en retourner, vu qu’il estoit son cinquième à cheval... on lui offre X pintes et chopine de vin *. »

Orléans ne se lassait donc pas d’honorer la sœur dans la personne de ses frères; mais le plus permanent des monuments, celui qui a survécu à toutes les transformations, c’est la procession du 8 mai: action de grâces envers le Ciel, il est aussi une hymne de reconnaissance envers celle qui servit d’instrument à sa miséricorde.

Satan est parfaitement dans son rôle en faisant interdire les processions partout où il est le maître. Puisque les autres cérémonies du culte se font dans l’intérieur des églises, il supprime avec les processions le plus beau des spectacles qui ait lieu en plein soleil. Qu’est une procession ? L’humanité chrétienne en marche vers le Ciel à la suite de la Croix, faisant monter vers l’Eglise triomphante, dont souvent elle porte dans ses rangs les restes mortels, ses cris suppliants, faisant monter vers elle ses gémissements, ses pressants appels, et ses actions de grâce. Aussi les processions étaient multipliées dans les âges de foi. On avait recours aux processions pour obtenir la cessation des fléaux; on remerciait par les processions; on éternisait par des processions annuelles le souvenir des grands jours d’une cité ou d’un royaume. Drame vivant; personne qui ne fût appelé à y jouer son rôle, à en emporter un enseignement réconfortant pour la conduite de la vie.

Aussi les processions se multiplièrent à Orléans durant les jours que l’héroïne fut sur la scène. Les livres de comptes en font foi.

Le 3* jour de mai 1429 fut un jour de procession à cause des Rogations, et aussi de la fête patronale de la cathédrale. Elle eut, d’après les

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