Ibid,, p
Jeao de la Pucelte s'allia à une des nobles familles de l’Orléanais, à damoiselle Macé de Vézines. Le mariage eut lieu le 18 juillet 1457, et la ville profita de l’occasion pour donner au neveu de la Pucelle une nouvelle marque de gratitude envers sa glorieuse tante. On lit dans les comptes de la ville :
« A Symon le Mazier, demeurant à l’Ange, le lundi XVIII* jour du mois de juillet, pour LI (5/) pintes de vin tant blanc que vermeil, pris ledit jour en son hostel, et présenté par la ville au dîner et souper aux nôces du fils de messire Pierre du Lys, chevalier, frère de feue Jehanne la Pucelle; pour ce qu’il était venu faire sa fête du village en cette ville, et n'avait point de bon vin vieil de provision, pour pouvoir festoyer et faire plaisir à messeigneurs de la justice et autres notables gens de ladite ville et de dehors, qui étaient venus auxdites nôces, LU s. p. ; c’est à savoir pour XV pintes de vin blanc, X s. p. et XXVI pintes de vin vermeil à XIV d. la pinte, XLll (4S) s. p. Pour ce payé au dit Simonnet par l’ordonnance des dits procureurs, LII s. p.
« A Michel Filleul, l’uu des procureurs, la somme de vingt livres tournois qui, par l'ordonnance desdits procureurs, a été par lui présentée au nom de la ville au fils du dit messire Pierre du Lys, chevalier, le mardi XIX* jour dudit mois, en augmentation de son mariage, pour considération des grands biens, bons et agréables services que fit durant le siège feue Jehanne la Pucelle, sœur du dit messire Pierre du Lys, à cette cité d’Orléans. Pour ce audit Michelet, le dit jour. . . . XVI 1. p.
« Audit Michelet, ledit jour, pour une bourse achetée par lui, en quoi il a présenté la somme dessus dite en monnaie II s. lY d. * »
M. Salmon trouva au Vatican, dans le manuscrit n* 733, P 21 {de la Reine Christine) la note suivante reproduite par Quicherat (t. V, p. 280) : « A messire Pierre du Lys, chevalier, frère de feue Jehanne la Pucelle, la somme de dix livres tournois, laquelle mondit seigneur le duc lui a donnée en souvenance des bons et notables services que ladite feue Jehanne a faits à tout ce royaume, au recouvrement d’icelui, et mèmement {surtout) durant le siège, mis par les Anglais devant la ville d’Orléans ; à {pour} icelle somme avoir et prendre des deniers des ventes du bois de ses forêts, comme il appert par lettres patentes dudit seigneur, données en son chastel de Blois, le onzième jour de juin mil CCCC” LXlll (1463)*. »
La ville fit aussi, eu 1436, plusieurs manifestations de gratitude envers Jean du Lys, autre frère de la Pucelle. Les dons inscrits au regis-