‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 202 sur 296 · LES VILLES DU CENTRE · texte numérisé non relu

LES VILLES DU CENTRE

d’Église, élus et habitants de ladite ville, de leur envoyer les choses qui s’ensuivent ; lesquelles leur furent envoyées par Jehan Merle, fourrier de Mgr le Dauphin, comme appert [c'est constant) par sa quittance, laquelle est en ce papier : et premièrement deux quintaux de saupestre {salpêtre)^ un quintal (de) souffre, deux caisses de trait, contenant un malher {un millier) ; et pour la personne de ladite Jehanne, une épée, deux dagues, et une hache d’armes. Et fut écrit à messire Robert Andricu, qui était devers la dite Jehanne, qu’il présentât le dit arnoys à la dite Jehanne et [au) seigneur de Lebret. »

11 est très vraisemblable que Riom ne resta pas en arrière et fit aussi son envoi.

Bourges. — Bourges avait à plusieurs reprises envoyé des secours à Orléans. Jeanne y séjourna durant trois semaines à la suite du sacre. La chronique de l’établissement de la fête du 8 mai à Orléans nous a dit que Ton y célébrait la délivrance d’Orléans par une procession annuelle, le dimanche dans l’octave de l’Ascension. La délivrance avait eu lieu, en effet, à pareil jour de l’année ecclésiastique, jour nécessairement mobile. 11 est établi que la ville fut fidèle à cette institution jusqu’à l’année 1793. Un rituel imprimé en 1746 par ordre de Mgr Roye de Larochefoucauld porte : « Processions générales de la ville de Bourges : Le dimanche dans r octave de l'Ascension pour rendre grâces à Dieu de ce qiien 1429 les Anglais furent mis en fuite par la Pucelle d'Orléans, On va de l'église métropolitaine en celle des Carmes i (p. 20) *. Le clergé séculier et régulier devait y assister. Les archives de Bourges ne sont pas encore dépouillées. Elles semblent riches ; il est à croire que l’on y fera d’autres découvertes sur la Pucelle.

Moulins. — Les comptes de la ville de Moulins ont été conservés. On y lit que la ville a envoyé deux cents livres de poudre à canon à Orléans.

On donne six écus d’or à un chevaucheur, appelé Le Singe,, qui de la part du duc de Bourbon apporta la nouvelle de la prise de Jargeau.

Un fouage fut octroyé le 18 juillet pour chasser les ennemis du roi; il ne fut pas levé pour certaines causes... L’argent fut rendu à quelques-uns qui avaient payé.

Les habitants sont ajournés le 25 octobre 1429 pour asseoir et imposer deux fouages et demi pour la délivrance de Saint-Pierre-le-Moustier.

La \dlle de Saint-Pierre était conquise peu de jours après, et Jeanne d*Arc était à Moulins le 9 novembre. On n’a pas encore trouvé, à ma connaissance, de pièce officielle qui mentionne sa présence.

Xevers. — On possède aux archives de Nevers le livre des comptes de

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