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2. Comité archéol. de Senlis, Mémoires, Article de M. Vaux, année 1866, p. 53.

de Louis de Bourbon-Vendôme, qui y gagna chevance, dit Monstrelet. On devait cependant tout tenter pour seconder celle qui ne venait que pour épargner de plus grands malheurs. La jalousie des capitaines n’étail-elle pour rien dans cette réponse? L’héroïne allait en recevoir une semblable devant Soissons quelques jours après.

Montépilloy, à deux lieues de Senlis, présente les ruines du château où Charles VII coucha le 14 août 1429. Une tour, des pans de murs s’encadrent dans la maison du propriétaire actuel. Les fossés sont encore conservés, un des chemins qui y conduisent porte encore le nom de chemin de la demoiselle, été dit sur les lieux, et s’est appelé autre-

fois, a-t-il été dit encore, chemin de la Pucelle. Dans la plaine qui s’étend entre Senlis et Montépilloy, les travaux pour le chemin de feront fait découvrir en plein champ de nombreux cadavres ; c’étaient vraisembablement les trois cents morts des escarmouches que se livrèrent les armées de la Pucelle et de Bedford. *

Albert d’Ourches a déposé avoir vu devant Senlis Jeanne communier deux fois de suite [le 14 août, dimanche, et le {^, fête de t Assomption), en compagnie des ducs de Clermont et d’Alençon*. N’était-ce pas dans l’église de Montépilloy ? Desservie par un prêtre qui a plusieurs paroisses à sa charge, dans une petite localité peu religieuse, de toutes les églises livrées au culte, il en est probablement peu en France aujourd’hui d’aussi délabrées à l’intérieur.

Il n’est pas de ville à laquelle la Libératrice ait témoigné plus d’affection qu’à Compiègne. C’est au moins quatre fois qu’elle est entrée dans ses murs, aux pieds desquels devait commencer la carrière de son martyre. Elle y entrait le 18 août 1429 avec Charles VII*. Elle y revenait le 13 mai 1430. Les comptes de la ville attestent qu’un vin d’honneur lui fut offert : on y lit : Item le XIIII® jour du dit mois de mai présentés à A LA PUCELLE IIII pots de vin, contenant X los au dit prix valent X s. Le los contenait 1 litre, 50 centilitres. Elle fit alors la tentative de dégager Choisy-le-Roi par le détour sur Soissons ^ ; rentrant à Compiègne d’où elle était partie, elle quitte la ville pour aller à Lagny et Crépy, d’où elle repart dans la nuit du 22 au 23 mai.

Le 23 au soir elle était faite prisonnière. On regrette de ne trouver sur ce douloureux événement, dans les archives de Compiègne, d’autre trace que l’insignifiante mention suivante :

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