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nement, grand honneur et liesse. Le 20, procession d'action de grâces, où Ton porte la châsse de saint Éleuthère *.
Le 29 juillet, Biethemieu Cartier, grand doyen, Jacques Queval. juré, et maître Henri Romain, conseiller, sont de retour du voyage qu’ils ont fait pour assister au sacre et couronnement du roi à Reims. Ils ont \ii les entrées faites à Auxerre, à Troyes, à Châlons et dans d'autres villes. Le lendemain, ils rendent compte de leur mission à la pierre de dessus les degrés de l’entrée de la halle du conseil, et exhibent les lettres du roi adressées aux consaux et à la communauté. Ces lettres qui renferment la réponse que le roi fait à cette ambassade sont lues en présence du peuple. — Dans une note M. Vandenbroech nous apprend que les députés étaient partis de Tournay le 3 juillet et que les frais de cette députation s’élevèrent à 336 liv. 19 s. *.
Monstreletnous a parlé des conférences tenues à Arras entre les ambassadeurs du roi de France à la tête desquels se trouvait Régnault de Chartres, et le duc de Bourgogne. Les Tournaisiens avaient député à ces conférences, et cela pour ne pas être détachés de la soumission immédiate au roi de France, ainsi que cela résulte de ces lignes de M. Vandenbroech :
« 20 août 1429 : Sire Jean Haccart, juré, et maître Henri Romain, conseiller, font rapport aux consaux de leur voyage à Arras auprès de l’archevêque de Reims, chancelier de France, de M. de Gaucourt, de Christophe de Harcourt, de M. de Dampierre, du doyen de Paris, et d’autres ambassadeurs étant en cette ville touchant le traité avec le duc de Bourgogne. Ces deux députés ont, en conformité de leurs instructions, éxposé au chancelier que la ville de Tournay était notablement privilégiée par les roys de France... que pour quelconque chose, ils ne mettraient la ville hors de leurs mains, ne la disjoindraient pas de la couronne de France... Le chancelier donna réponse suffisante. »
Il semble que des courriers de Tournay étaient sans cesse en chemin pour savoir des nouvelles du royaume ; en preuve cette double citation :
« A Tassart du Tielt, pour avoir allé en la ville de Compiègne et ailleurs devers le roy notre S*" pour savoir et enquerre [enquérir) des nouvelles, dont il rapporta lettres de la Pucelle qui estoil devers le roy; auquel voyage il vaqua XV jours finans [finissant] le XXVI* jour du dit mois d’août CV s. »
Il était donc parti le 11 août, et il dut repartir le lendemain de son arrivée d'après l'indication suivante : « Au môme pour avoir allé à Sainl-