‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 216 sur 296 · Cabinet des litres, 1859, Ih partie, p · texte numérisé non relu

Cabinet des litres, 1859, Ih partie, p

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430 LA VIERGE'GUERRIÉRE.

cembre, est sous la direction du sire d’Albret ; c’est le frère utérin de Georges La Trémoille.

Encore que nous ne possédions que des indications fort rares sur les lieux où Jeanne a séjourné durant les trois premiers mois de 1430, les dates de la lettre auxllussites, de ses deux lettres aux habitants de Reims nous la montrent résidant au moins en mars, à Sully, d'où elle s’échappe à la fin de ce mois.

A l’ordre des événements indiqués au chapitre V du premier livre de ce volume ajoutons les remarques suivantes. Le 24 avril Jeanne demande à entrer dans Senlis avec mille chevaux; il lui est répondu que l’on ne peut en recevoir que trente ou quarante. En admettant qu’à la suite, elle se soit rendue au château de Borenglise, elle n’a dû y séjourner que peu de jours. Quels sont ses mouvements pour arrêter le Bourguignon jusqu’à la tentative contre Pont-l’Evôque? Aucun document, à ma connaissance, ne nous renseigne. La défaite de Franquet d’Arras a dû précéder, a-t-il été dit,

Monstrelet, la Chronique des Cordeliers^ le Fèvre de Saint-Remy sont unanimes pour nous dire que la tentative contre Pont-l’Evôque a eu lieu pendant que le duc de Bourgogne assiégeait Choisy. Or, le siège, commencé le 10 mai, a été fini lè 10. C’est donc vers le 11 ou le 12 que Jeanne est partie de Compiègne pour venir avec deux mille hommes, dit Monstrelet, quatre mille d’après la Chronique des Cordeliers^ s’efforcer de couper ainsi les communications du duc. Le 13, Compiègne lui offre un vin d’honneur. Aussitôt après, c’est l’essai du passage de l'Aisne par Boissons. Jeanne n’a pu rentrer à Compiègne que le 13 ; elle y est rentrée sans armée; et Choisy était ruiné dès le 16. Le siège de Compiègne allait commencer, et de fait il commença le 20. C’est vers le 18 ou le 19 que l’héroïne a dû courir à Lagny, à Crépy, quérir les hommes avec lesquels le 23, elle rentrait de très bon matin dans la ville qu’elle voulait préserver.

Voici maintenant la carrière de la Vénérable jusqu’à son arrivée à Rouen, le nom des lieux où elle a posé son pied, la date tantôt certaine, tantôt seulement probable du jour, où, en les foulant, elle y indiquait le monument dû à sa mémoire.

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