‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 215 sur 296 · Lebec F, édition Cocheris, t. IV, p · texte numérisé non relu

Lebec F, édition Cocheris, t. IV, p

ÉCLAIRCISSEMENTS

est le seul qui en parle, avec le registre capitulaire, à la rédaction duquel il n'a pas dû être étranger, vu la place qu'il occupait dans le chapitre. Le registre canonial n’ose pas l’affirmer ; il le présume de ce que l’on trouva plus de cent roues sans les chariots qu’elles devaient monter. La raison parait très futile. Les roues pouvaient être destinées à traîner des claies, ou autres instruments de guerre, qu’on aurait montés sur le champ de bataille. Cela ne prouve nullement que l’on se soit servi des chariots pour en faire un brasier. Des ossements, des débris de corps humains auraient été trouvés si l’on avait fait une crémation hâtive, si contraire aux idées du temps. Il semble plus vrai de dire que les Parisiens ne trouvant pas de cadavres ni de débris humains, on aura forgé ce conte pour en expliquer l’absence.

En quel endroit la Pucelle fut-elle blessée? Est-ce à la porte Saint* Honoré comme on l’imprime généralement? Cela ne semble nullement prouvé. Elle plongea sa lance en divers lieux... et y passa un grand espace de temps (III, p. 148). Pour sonder les eaux en divers lieux, elle a dû s’écarter de la porte Saint-Honoré ; en quel point a-t-elle été atteinte par le trait vulnérateur ? Rien, à ma connaissance, ne l’indique.

D’après M. Wallon, l’ancienne porte Saint-Honoré était dans la rue de ce nom, un peu à Touest de la place actuelle du Palais-Royal. La rue des Remparts près du Théâtre-Français indiquait le voisinage des remparts en cet endroit.

16. De RETOUR A Gien A LA CAPTIVITÉ. — La Pucellc arrivait à Gien le 21 septembre avec l’armée. De Gien elle écrivit aux habitants deXroyes une lettre qui fut lue le 2 octobre dans rassemblée du peuple à la suite d’une lettre du roi datée de la môme ville. Cela résulte des lignes suivantes que Ton trouve dans les registres des assemblées : « Furent en la dicte assemblée publiées certaines lectres de Jehanne la Pucelle, escriptes à Gien, XXIP jour du dict mois {septembre)^ par lesquelles elle se recommande à MM., leur fait sçavoir de ses nouvelles, et qu’elle a été bléciée devant Paris*. »

D’après Vallet de Virivillc, le roi était à Sully le 26 septembre, à Amboise le 27, à Selles le 1*' octobre. Il y serait resté jusqu’au 3 ^ A Selles, comme à Sully, il était l’hôte du favori auquel il abandonnait toute sa puissance. 11 lui abandonna aussi la Pucelle. A y regarder de près, la Libératrice a été plus que jamais sous la main du tout-puissant favori.

La campagne commencée dans la dernière quinzaine d’octobre et terminée par l’échec contre La Charité dans la première quinzaine de dé-

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