‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 33 sur 296 · LA PUCELLE A TROYES. — FRÈRE RICHARD · texte numérisé non relu

LA PUCELLE A TROYES. — FRÈRE RICHARD

A partir de ce moment, frère Richard semble avoir suivi Jeanne, jusqu'à ce qu’il s’en sépara fort mécontent, parce que la sainte fille avait démasqué Catherine de La Rochelle pour laquelle le cordelier s’était déclaré. Sa présence à Reims est constatée par ces paroles que Jeanne a dites à propos de son étendard au sacre : « Urne semble que mon étendard fut très (assez) près de f autel ; moi-même je f y tins quelque temps ; et je ne sais point que frère Richard ty ait tenu » C’est sur ces paroles que les exploiteurs de frère Richard se basent pour dire que frère Richard tint la bannière à Reims.

Le sire Albert d’Ourches déposait à la réhabilitation avoir vu dans les deux jours de campement à Montépilloy, près de Senlis, Jeanne se confesser au frère Richard (II, p. 228). A propos de Catherine de La Rochelle, la Vénérable nous dira ; Toutefois frère Richard voulait qu'on la mit à l'œuvre; et ledit frère Richard, et ladite Catherine furent très mal contents de moi.

C’est tout ce que nous fournissent sur frère Richard les procès de condamnation et de réhabilitation. La reddition de Troyes eut lieu d’une manière inespérée, contre toute attente, alors que l’on songeait à rétrograder, et dès que la Pucelle, comme mise de côté, prit la direc^ tion de l’attaque.

C’est un fait qui tient du miracle; le naturalisme doit, par suite, travailler à le dénaturer. Nous verrons par quels procédés. Il y aura lieu de revenir sur frère Richard.

I. Et lui semble que son estaindarl fut assés près de l'autel; et elles-mesmes luy tint uDg poy, et ne sçait point que frère Richard le tenist. (Procès, p. 104.)

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