SIEGLINDE
lesou-dain, enhâ-te folle, promp4e, tu fuis!
SIEGM.
pei-ne je suis ta course: par bois et prés, par ravins et rocs,
som - - bre, mu-
{Elle regarde devant elle, avec des yeux fixes et farouches .)
et - te,
toi, tu fuy - ais, tou - jours sourde à ma voix!(
(i) VAR. : nul cri qui te retînt !
SIEGM
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(Elle le regarde dans les yeux avec une extase grandissante, puis elle lui jette ses
bras autour du cou, Ver lace passionnément, et demeure ainsi un moment.)
A SIEGL.
ÉÉH
(File sursaute, saisie dune violente ^^ terreur.) ^
Un poco Allegro.
Va-
ritenuto rT\ lJn Poco Allegr0-
SIEGL.
t-en! va-t-en! lais
lin - di-gne! Vile et pro-fa-née je t'en-lace,- flé-trie, in-
BB y fa.^^
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fâ-me, telle est ma chair: fuis ce ca-da-vre, fuis loin de lui! Qu'aux vents rou-le ce corps,qui
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vil au hé-ros s'est don - né!
Meno mosso.
SIEGL.
j'eus les su - prê - mes joies
quand tout mon cœur fut à lui, qui tout a -
mour m'a don -né,
dans ces dou - - ces ten-dres - - ses,
Animando.
sain - - tes ex - ta - ses, comblant mon corps, mon
SIEGL.
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de sa hon - te, vintter-ri
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lamau-di - te,
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toi, si no - ble, tris - te j'é - chap-pe; je dois pourja-mais ne plus ê-tre
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(i) VÀH. : À toi pour jamais je suis étrangère.
SIEGL.
ÉÉÉ
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hon - SIEGM.
te souil - le l'a - mi!
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iui t'a fait cesaf
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fronts, son sang te les va pay-er
Ar-rê - te ta fui - te;
reste à fat-
ten-dre; là, je vais le vain-cre: et Nothung, lui mor-dant le coeur.
(i) VAR. : et „PresseV lui mordant le cœur
SIEGL.
multe enfle et sac-croit; des champs, des bois, mon - tent des cris
<Lp.m r ppif^
semble; uieu - te de mort âpre au meur-tre, jus- qu'au ciel
el-le hur - le larup-
fP fP fp /P fP fP JP fP fP &
(Elle regarde devant elle, comme affolée.)
(i) VAR. : les vengeances du maître outrage'!
SIEGL
Où es -tu, Siegmund? t'ai - je toujours? frè - re que j'ai - me, toi ma lu-
En ralentissant.
ten
mie - re !
Que ton œil si clair soit en - cor mon ë- toi - le dai-gne souffrir mon bai -
Lento.
w jy.'r p h ^ p
(Elle s'est jetée en sanglotant sur la poitrine de Siegmund^ puis,
ser da-mour mau - dit!
Animato
SIEGL.
SIEGM.
(Il écoute Sieglinde respirer et se convainc qu'elle est encore virante.) (Il la laisse glisser tout contre
lui, de sorte que, salant assis lui-même sur le rocher, la tète de Sieglinde se trouve reposer sur ses (Long- silence genoux. Tous deux demeurent dans cette attitude jusqu'à la fin de la scène suivante.) ° jj
pendant lequel Siegmund se penche avec une tendre sollicitude sur Sieglinde, et dépose sur son front un long baiser.)