‹ La WalkyrieChapitre 16 sur 26 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

(Brunnhilde, conduisant son cheval par la bride, sort de la caveme,et s'avance,len/e cl solennelle, vers la partie antérieure de la scène.) Molto lugubre. ,

(Elle continue de s'avancer à pas lents.)

(Elle tient dune main le bouclier et la lance; de

l'autre main, elle s'appuie sur l'encolure du

„,. ^ - . j .. ., . o- ji cheval; gravement, elle contemple Siegmund.) Elle s'arrête, a une moindre distance de Siegmund.) ^'"''6 ' __ r f^ ^ ^

lunso. s "

(Siegmund dirige sari regard vers elle.)

Cest moi que tu sui - vras iSIEGM.

BRUNNH

voient ma fa- ce= pour qui m'en-tend, le jour de la vie s'é- teint ^

(i) VAR. : à qui m'entend , j'annonce le jour obscur

interrogateur, mais ferme, puis baisse lu tète, absorbé dans ses réflexions, et enfin tourne de nouveau les t/eux vers elle, avec un regard plein de résolution.) S1EGM.

Les forts, les bra-ves, chœur glorieux, te

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Wal - hall doit-il seul uiaccueil-lir?

BRUNNH.

SIEGM.

AuWal-hall Wàl-se attend son

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Dois- je trouver là Wàl- se,monpro-pre pè - re?

Vier - ges qu'a-ni -nient ses vœux, les fil- lesde Wo - tan vont te ver- ser.

(1) VAK.: Là-haut le père attend le fils.

BRUNNH.

SIEGM.

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Noble et sain. - te s'annon - ce la fil - le de

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Wo - - tan:C0 pour- tant ré- ponds moi, dé - es - se!

Doit - on voir au

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Wal - hall la soeur près du frè - re, u - nie à Sieg - niund Sieg- linde aussi?

G) VAR. : la fille du Dieu puissant:

BRUNNH.

L'air ter - restre est pour sa le - vre: Sieg-lin-de perd Sieg - mund i-

(Siegmund se penche sur Sieglinde, l'embrasse doucement au front, et se tourne de nouveau, avec calme, vers Briinnhilde.)

Wal-se et tous les bra - ves$ dis mon a- dieu aux dou - ces vier - ge

SIEGM. (avec résolution.)

BRUNKH.

Tu vois

de la Wal

kùre l'oeil

meurtri-

1 <nnrn imattt. l

^^^^^ f) ^^^mm j/uvu v revis. ■

SIEGM.

Moi qui Van-non - ce, j'ai SIEGM.

par

De moi quel hé - ros se

rait vain-

(1) VAR.: sa force est vaine sur moi !

BRUNTVH

mon rivaltappar-tieutrje sais qu'il mourra sous mes coups!

/fa

(très fortement appuyé.)

S1EGM

Qui la don-

na pro-init vie - toire

SIEGM

(Il se penche tendrement sur Sieglinde, avec une explosion de douleur.)

et n'éveil-le pas l'endor-mie! Las! las!

Un poco Allegro, ma non troppo.

Douce a-do-

0 VAR. : A l'épéeil prend sa vertu!

SIEGM.

r *r ir & B *

qui seul provoquai ta ré.

bat!

Oh! honte à lui, qui donna ce fer, tournant le triomphe en mort!

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m- — r p p 1 1 j * r ir =r=^

Mais si je tom - be,

j'i - rai

loin du Wal

hall:

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(î) VAR.: monbras ne doit sauver tafaiblessc,

<?fl retenant et ralentissant.

Tout tient -il en la pau-vre femme, qui, pâle et tris-te, gît comme morte en tes bras?

là

Rien d'au-tre n'a de prix? SIEGM

(la regardant arec amertume.)

SIEGM.

jeune et beau ray - on - ne ton front: mais combien

cesse de me par- 1er!

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g/-ggg. - - X, -^^ dim. ^

v-viiJi î j

vois la détres - se qui ron - ge tonceeur/^ je sens du héros la sain -te douleur!

<0 VAR.: mais du froid bonheur du Walhall,

(v) VAR.: Je vois la détresse dont l'affre tetreint.

se- ra sonap-pui!

iSIEGM.

doit tou-cher vi - van - te; s'il faut que je meure, quemamain l'im - mo - le dabord!

Wâl - sung! In - sensé? Suis mon consei

remets-moi

a - man - te, au nom du ga - ge da-mour qu'elle porte en son sein!

SIEGM.

(Tirant le glaive.)

SIEGM.

fer,

qu'un fi - dèle a duntraî - tre re - çu, ce fer,

qui,lâ - che, tra-

ffifrl*; y\vjçfP^

\ym(Il brandit Cépée au-dessus de Sieglinde)

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hit mon espoir, s'il n'est terrible au rival, qu'il serve à lamortdelaniie!

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(dans la plus violente tempête de pitié'.)

glai-ve haineux! prends d'un seul coup leurs vies! ®

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fiÔVAH.: tranche leurs jours d'un coup!

BRUNNH.

Crois à ma voix!

Sieg - - linde

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est fait;

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BRITNNH.

l'or-dre! toi, Sieg - - mund

sors de la lut

bien! Crois à le - pée. et frao - ne sans neur: sûr bril - le le fer, et ta

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Wal - kûre est sûre aus - si !

A - dieu, Sieg - mund, no accel.

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BRUNNH

(Elle s'éloigne en courant, el disparaît avec son cheval,

a droite, dans une gorge latérale. Siegmund la suit d'un regard joyeux et enthousiasmé. La scène s'est obscurcie peu a peu :

de lourdes nuées d'orage descendent vers le fond, et graduellement enveloppent tout à fait les murai/les de rochers, ainsi que 8-;-j

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(Siegmund se penche de nouveau surSieglinde,et épie sa respiration.) en retenant peu à peu.

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