‹ La WalkyrieChapitre 9 sur 26 · Scène ni · texte numérisé non relu

Scène ni

(Siegmund seul. La nuit est devenue complète: la salle n'est plus e'claire'e que par le feu presque mourant du foyer.) Moderato. i

(Siescmund se laisse tomber de nouveau sur la couche de peau d'ours, près du foyer, et songe

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quelque temps en silence, en proie à un trouble violent.)

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vins, femme,

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an-gois- se,

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Je sens un dé- sir vers elle, et son charme enflamme mon

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pée? ta for-teé-pée, que mon poing bran - dis -

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quand se dé -chaîne à la

{Le brasier demi-consumé s'écroule i un vif éclat en jaillit ' parmi les étincelles, illuminant tout a coup le point que le regard de Sieglinde avait indiqué sur le tronc du frêne, et ou maintenant l'on voit fixée, nettement, la poignée d'un glaire.)

Tempo I.

fin la ra - ge en mon cœur ca - chée?^ accel. m m t|

l'œil a - veu - - gle brille un é - clair.- gai sou - rire aux re-gards!(^i

Quel

CO VA.R.: quand mon secret se déchaîne en rage et du cœur jailli t.

fa) VAR.:eai, sourit le regard! Ç5«wv

Est-ceunre-gard de fem - me en f leur, qu'elle au-rait après el- le lais -se, à sondé-

espress.

(A partir d'ici la clarté du feu diminue graduellement.)

SIEGM.

leil de feu; mon front se do - ra de sa chè - re clar - te

(La clarté du feu se ravive faiblement.)

SIEGM.

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dieu de ses ray-

vint au soir m'éclai - rer-,

tuenie au

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fleur se fa- ne, le feu s'é- teint/1' lom-bre froi-de clôt ma pau-piè-re: tout au profond du

{La porte de la chambre laté- (Le feu .s'est éteint tout à fait: nuit complète.) raie s'ouvre doucement.

A»VAB.: le feu s'*nfuit:

SIËGL . (en vêtements blancs, sort de la chambre de repos, et s'avance sansbruit,mais rapidement, dans la direction du foyer.)

C'est moi: é-cou-te bien! Un lourd re - pos tient Hunding, ma main lui ver- sa le som-meil:(l) grâce

(1) VAR.: il but la boisson qui endort : (i) VAR.: Qu'une épée ici je t'indique:

SIEGL

non-ce !

Più lento

Le clan fa - rouche i-ci ré-u-ni fè - tait l'o - di - eux ma- ri- a-ge.- de

force à lepoux j'é-tais ven-due,proie que livraient des bandits. Triste et seu-le, loin de la ta-ble, je

SIEGL.

lar - ge cha-peau ca-chait l'un des yeux dans l'ombre; mais l'autre œil brillait,

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moi l'oeil du vieil- lard é - mut ten - dre tour- ment, lar-mes? es - poir aus-

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SIEGL.

cun con-vi-ve, mal-gré sa vaillan-ce, du fer ne put s'em-pa-rer,- d'autres vinrent, et d'autres passèrent, et

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tous ten-tè-rent l'exploit; mais le frêne à nul n'a ce- dé.-

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là dort, mu- et- te, le - pée.

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(0 VAR.: 1 arracher du bois!

SIËGL.

(V VAE.: Ah! si je le trouvais

SIEGL.

SIEGM.

SIEGL. (La grande porte du fond s'ouvre (Sieglinde tressailfe effrayée et s'arrache des bras de Siegmund.)

SIEGL

(La porte demeure grande ouverte -.au dehors,nuit splendide de printemps; les rayons de la pleine lune pénètrent dans la salle, et éclairent vivement Siegmund et Sieglinde, qui peuvent ainsi tout à coup se voir l'un l'autre, dans la lumière.)

(Sicgmund attire Sieglinde contre lui, arec une tendre insistance, de manière à la faire asseoir à son côté sur la Moderato.

temps vain- uueur,6L d'un doux é-clat ray-on-ne l'A - vril;

dans lair lim - pi - - de,

d) VAR.: Vents driveront fui devant l'astre heureux, (s> VAR.: maints prodiges sont bercés,-

vont ses souf - fies, large ouvert son oeil sou - rit !

des chants d'oiseaux ré - son-nent

fleurs joy- eu - ses, germe et tige é-clatent du sol

Le char -me fort dA-vril sou-

met lu-ni-vers; vents et frimas, tout recon-naît sonpou-voir: son souffle vaillant renverse à la

SIEGM

fin la porte orgueilleu-se qui nous re-te-nait, nous, loin de lui! —

SIEGM

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lobs - ta - cle ancien s'é-croule en dé - bris;

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cou-pie joy-eux, ils se sont re- connus:

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est l'A - - mour.

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sans joie mon en-tou - ra - - ge, mon cœur ja-mais ne corn-

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