L — LA Y. M. C. A AUX ÉTATS-UNIS
n développement aux États-Unis a été remarquable. Que The Queen's Work 1 nous donne dans une série (parus en 1915) les détails suivants: on compte
t le territoire 2,575 centres dont l'effectif global
5 620,000 membres; 480 centres ont 84,577 élèves :
Rurs diverses classes, avec une dépense de $1,086,763 M recette (faite des prix d'entrée de ces cours) dc ”: la dépense pour les œuvres religieuses a été de
M7. Les exercices physiques sont fort en honneur:
Queen's Work. A Magnsine of Catholic Activities. The official organ Düalit, in America. —Publié à St-Louis, sous la direction du R.P.E.F. 8, J. Nous lui empruntons la plupart des matériaux qui composent
> partie.
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t l'y intéressent.
de solliciter les , nanties de leur
rie personnel au complet: et ces divers fer dque organismes fédérés ensemble constituent l’Union nationale, ampaign: il faut etc. C'est la conre deux millions,
sections; l'on y rade, secrétaires, nombre, formés s annonces flamousiasmes, aidés lusieurs, le sno n secrétaire amé ans, il encaissa t pour la Y.M.
organisation vivante parfaitemen érarchisée t hi MY, Partout, et c'est une de ses forces, le même nom
Qu'elle soit d'abord protesprotestante, essenti tte, nous en avons l’aveu franc et Du ne Messer
Tsssses
hommes Il disait M. C. A.
A mon L'organe firme en
christias fournit Oomposée — Mais ons pour déclarant t, etc. »
ible soit en l'im-
que les | pas des hintoistes Lu cathopait avec ant tout
sortes de S. Or, il nent aut en ceci — et même ues, ainsi sont relés emplois annuelle, e de l'Ae dollars, ure, mais chrétiens.
Comment un jeune catholique à l'âme élevée peut-il ne pas ‘y trouver hors de son élément ?
Et cependant, aux États-Unis, sur les 625,598 membres dont se glorifie l’Association (année 1915), près de 150,000 snt catholiques. Ils n'y voient, disent-ils, que le côté matériel avantageux. C'est n'être pas très regardants. Et puis le côté spirituel? N'y a-t-il pas là un danger évident, tès grand, constant pour la foi de ces jeunes hommes, ainsi stparés de leur milieu catholique et maintenus sous l'infuence protestante? D'autant que, suivant le Manuel de l'Association déjà cité, « Dans toutes les Unions, l'œuvre religieuse est considérée comme le point le plus important vers lequel convergent tous les départements. » Aussi le même M. Messer ne craignait-il pas d'ajouter ces graves paroles, en répondant à une question du P. Garesché: « Je ærai franc avec vous, mon Père, et je dirai que, suivant moi... la plupart des jeunes catholiques qui font partie de la Y. M. C. A. ont pratiquement sacrifié leur allégeance à l'Église catholique. Et de fait, considérant l'attitude de l'Église catholique envers notre Association, un jeune catholique montre un manque de loyauté lorsqu'il entre dans h Y.M.C. A. »
Nous dirons tout à l'heure l'antidote que dans sa matmelle vigilance l’Église oppose au poison de ces organi- #tions mixtes, interconfessionnelles, qui instillent peu à peu leur venin dans les âmes, les moins capables souvent de Lo Abordons maintenant l'étude de la Y. M. C. A. au da,
Il. — LA Y. M. C. A AU CANADA
Montréal peut se vanter d'être la première ville du “ntinent américain à donner naissance à un groupe de hY.M.C. A. C'était au mois de décembre 1851. Quelques Jours après, Boston, sans savoir ce qui s'était passé à Montréal,
: « History of the Montreal i (An Analytical Sketch of Morse, M. D., New York, °Y. M. C. A. of North Ame
Carottes ira re ne De vob mit em
inaugurait aussi son groupe de Y. M. Les Unions se répan- Si vous le vo dirent peu à peu dans les provinces anglaises; en 1855, quelques pages elles se fédéraient avec celles des États-Unis; et dès l'année Yer Book 1914 suivante, la Convention annuelle des Unions du Canada fttent un jour et des États-Unis se tenait à Montréal: les villes de Saint D 42 y. M C 4 Jean, N.-B., de Kingston et de Hamilton y étaient repré. Lt sentées. Et Toronto? Toronto n’y était pas! Toronto, 4 — y relev aujourd’hui la Mecque de toutes les loges, l’ambitieuse lans le seul rivale de Montréal, et en fait de Y. M. C. A. sa supérieure MR ‘’% dans la N incontestée, devenue le siège du Conseil National du Canada. provinces. Le n
A cette réunion l’on décida que la prochaine Convention l'année de grâce aurait liey à Richmond, capitale de la Virginie. Mais voilà. burnit à lui seu La Virginie était un de ces États du Sud qui — pour des le Québec, 5,180;
viles ont plus de
raisons que le R. P. Louis Lalande a su faire ressortir dans Toronto, 5,596;
son étude sur le Problème noir aux États-Unis ! — main.
tenaient le commerce des noirs, et l'on comptait parmi richesse immobili; les membres de la Y. M. C. A. de grands propriétaires d’es- dans les diverses claves. Le Nord et le Sud étaient déjà aux prises; l'orage les trois villes sus grondait; il devait éclater en 1860 par la guerre de Sécession. différent: Montré Montréal dès l’abord se déclara antiesclavagiste, et à tel nipeg, $558,002. ] point que plutôt que de se réunir à Richmond, la Y. M. C.4. dont 8335 545 :
canadienne menaça de se retirer, puis se retira en effet de Québec. __ de la Fédération internationale. En 1864, la Convention, L'auvre de la
faite des délégations du Nord (on était encore là-bas en pleine guerre), dressa une Fédération nouvelle qui condamnait l'esclavage et admettait dans ses rangs, indistinctement, blancs et noirs (young men of color). C'était rencontrer les vœux du Canada. Deux ans après la guerre, 1867, Montréal, qui tirait quelque vanité de sa fière attitude sur la question des esclaves, reçut de nouveau la Convention internationale. Pour la première fois dans l’histoire de ces réunions, on y vit siéger le représentant d'un groupe de « jeunes chrétiens de couleur » récemment fondé à New-York. Ajoutons ici, pour ne pas tenir Toronto plus longtemps dans l’ombre, que cette aimable ville eut aussi ses deux ralliements internationaux, l’un en 1876, l’autre en 1910.
1 V. Études, 20 avril 1918
de celle des État:
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mn). D'un autre ilièrement parfc : comprendre autre on se re des chiens de falenc se dissipa, on se w'elles avaient jà “krs Chrétiens »,
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Si vous le voulez bien, nous allons maintenant parcourir quelques pages de l'Annuaire de l'Union, « The Association Year Book 1914-1915 », pour l’Amérique du Nord. Elles jettent un jour intéressant sur la composition et l'activité de la Y. M. C. A. au Canada.
Nous y relevons d’abord un total de 95 groupes, dont
45 dans le seul Ontario, 9 dans la province de Québec, 9
aussi dans la Nouvelle-Écosse, 8, 5, etc., dans les autres
provinces. Le nombre total des membres, toujours pour l'année de grâce 1914-1915, est de 33,082. L'Ontario en
ment, 17,290:
352, etc. Dix
les plus fortunées sont:
3,814; Winnipeg, 2,450. La
'élève à $5,580,925; elle se répartit
dans les diverses villes du Dominion, notamment dans ls trois villes susmentionnées, mais dans un ordre un peu différent : Montréal, $713,059: Toronto, $657,101; Winj dépenses courantes sont de $705.737, ‘Ontario, et $125,260 pour la province
L'œuvre de la Y. M. C. A. au Canada ne diffère en rien de celle des États-Unis. Comme sa grande sœur, elle a
connu des jours difficiles. L'église ou plutôt les églises protestantes se demandaient avec un dédain mêlé d’inquiétue ce que venait faire dans leur Paisible domaine cette Œuvre nouvelle, fort remuante, dont le but principal (Primary sirituel des jeunes men).
ilièrement & faire pendant le nez en |’ t là une «école “krs Chrétiens »,
pour les œuvres évangéliques », et même des « pasteurs | sérieux et recherchés ». " eneral Une autre incompréhension — mais celle-ci tout in- jeter à . térieure — avait d'abord faussé l'œuvre propre de l’Asso- saura que d ciation: elle s’adressait à tous les âges, jeunes, moyens et 300,000 ai. vieux, elle les englobait tous dans ses cadres, éparpillant au Christ ! par le fait même ses meilleurs forces. Ce n'est qu'en 1864 La Y ee c que la Y. M. C. A. trouva vraiment sa voie et qu'elle l'en- catholiques ? I! serra dans cette formule: « Œuvre pour jeunes gens par Canada et aux des jeunes gens. » Œuvre multiple, comme l’on sait. Théo- d'œil au delà, € riquement du moins, elle prend tout l'homme: formation remarquons ch religieuse: classes de Bible, réunions pieuses, de prières, etc.; générale de ses formation éducative: classes d’affaires, de langues, de sciences, ws pauvres cat} conférences, bibliothèques, journaux, revues, cabinets de cœurs de la gra lecture: formation sociale: réunions sociales, soirées, concerts, protestantes d’2 plus un certain nombre d'œuvres de charité pour les mem- globant dans ses
bres, bureaux de placement, hospitalisation, visites des
: sur l'or. Il y av malades; formation physique: gymnases (c'est, au dire d'un
Biblique Améric:
membre de la société, la plus grande attraction), bains, la Y.M.C.A. champs de jeux, campements de vacances, pensions. Women's Christ:
La Y.M.C.A. fait-elle du prosélytisme? Indubita- ont réussi jusqu blement, s'il est question des jeunes gens de religion pro- Y.M.C.A. Les testante. C'est même sa raison d’être, et l’on ne peut que tout les populati louer le zèle qu’elle y met. Elle cherche, dit l’art. II de Le Saint-Père s' ses constitutions, à enrôler les jeunes gens qui « désirent en Italie et jusq
être les disciples de Jésus-Christ dans leur croyance et dans leur vie »:; l’art. III ajoute: « L'Association adopte comme base de ses œuvres, ces principes fondamentaux du chris tianisme évangélique sur lesquels s'appuient toutes les
ton secours des victorieuse, La ( ee fait entendre qu'ils appellent 1”
églises protestantes orthodoxes. » Nous ne cherchons pas Pour revenir ici à découvrir jusqu'où parviennent, en pratique, les aspi- l'étude, l’A - k rations de cette société. Nous les constatons seulement, xs à former un et nous acceptons, sous toutes réserves, les déclaration BE dons, telle, bar . des chefs: telle, cette assertion de Gypsy Smith, « fameu maintient. Dr Ga évangéliste », assurait la Gazette (30 mai 1918): après avoir Adam que «la ÿ
rappelé les récentes attaques contre la Y. M. C. A, attaques que le major C.-A. Williams venait irrévérencieusement de qualifier d'ecclesiastical storm in a leacup, et répondu aux
Pression religieuse, où se complaît le p
globant dans ses cadres une trentaine de sectes, et roulant sur l'or. Il y avait là l'inévitable Armée du Salut, la Société Biblique Américaine, les Boy Scouts, etc., et, à leur tête,
Pas à former une élite, du moins telle que nous l’entendons, telle, par exemple, que l’A. C. J. C. ja réalise et la maintient, La Gazette (9 mai 1918), fait dire au Rev. George
que «la Y. M. C. A. tient le juste milieu de l’ex- Pression religieuse, n'ayant ni trop, ni trop peu de piété. »
ne —
rouchant pour la nature. L'Union veut donc le bien, un bien modéré, suffisant, mais en quantité. Travail extensif plutôt qu'intensif; elle ne s'inquiète pas de perdre en profondeur ce qu'elle gagne en largeur. N'a-t-on pas vu en quelques villes, ces dernières années, des campagnes de recrutemen? Cela rappelle, n'est-ce pas, le compelle inirare de l'Évangile, la battue des places publiques, des ruelles et des carrefours et la poussée des convives vers la salle du banquet, où la robe nuptiale ne recouvre pas toutes les épaules. On a là une foule: on n’a pas une élite.
Le résultat, en chiffres, était, en 1914-1915, celui que
nous avons donné plus haut. Leur nombre est allé depuis .
grossissant. Quel est l'effet sur la masse? Les statistiques des présences —et cela se conçoit de reste — indiquent un courant autrement plus fort vers les attractions matérielles de l’Union que vers ses utilités spirituelles.
Une question, j'en suis sûr, brûle depuis quelques minutes les lèvres de mes lecteurs: Où en sont donc aujourd’hui les rapports de la Y. M. C. A. avec les jeunes catholiques du Canada ?
Il en va, croyons-nous, en nos provinces canadiennes comme aux États-Unis: bien qu’il n’y ait pas, Comme nous avons dit, de prosélytisme direct de l'Association à l'endroit des catholiques, ceux-ci néanmoins, attirés par les nombreux avantages qu'elle présente, s’enrôlent dans la Y.M.C. A. La communauté de langue offre naturellement aux jeunes catholiques de langue anglaise un attrait de plus. On ne néglige cependant pas ceux de langue française: ainsi parmi les œuvres énumérées dans le manuel de l'Union, nous remarquons une classe française de Bible.
Poussons plus loin: Combien la « Y » canadienne comptet-elle de catholiques parmi ses membres ?
Rappelons d'abord que l'Association se divise en deux grandes catégories: les membres actifs et les membres asso ciés. Sont membres actifs les seuls chrétiens, à savoir, selon l'étrange définition que l’Union en donne, ceux qui appa-
tiennent à une église évangélique, c'est-à-dire encore, qui,
1914-1915 nous 13,366; membr en 1918, d’aprè En gardant la ; des membres :
ôbtenons ce rés Vient maint plus intéressant sur le nombre d liques? Pour le crétaire du gro: