INTRODUCTION
Tous ceux qu'intéressent le bon renom, l'hygiène et la beauté de Paris voudraient voir disparaître cette ceinture lamentable qu'est la zone. Lorsqu'on entre à Paris, les yeux se porlent fatalement sur ce coin deshérité entre tous, laissant à beaucoup une impression ineffaçable. Le cœur se serre à la pensée de ces quelques milliers d'hommes qui, à côté de tant de commodités, vivent dans des taudis sans eau, sans lumière, à la merci des éléments et des maux.
La disparition de la zone pose des problèmes complexes sur lesquels les Assemblées parisiennes et les Pouvoirs publics se penchent depuis près de trente ans. Jamais volonté n’a été plus constante, et c’est l'honneur du Conseil municipal, du Conseil général et de l’Administration, d’avoir, sans découragement et sans inhumanité, essayé d'apporter à cette situation remède et solution.
Entre le « grand Paris » et le « plus grand Paris » la zone n’a plus sa place, car elle constitue une tache dans l’ensemble harmonieux que constituera demain la Région parisienne. Ainsi que le déclarait en 1913 M. Henri SBLLIER, régler la question de la zone, c'est « faire un premier pas dans la voie de l’aménagement et de l’extension de l’agglomération parisienne ».
apte
Examiner ce qui a été fait, ce qui reste à faire, les moyens dont on disposait et dont on dispose aujourd'hui, tel est le but dece travail. Nous voudrions qu’il ne paraisse pas inutile au moment où l'opinion publique commence à s'attacher aux problèmes d'urbanisme.