‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 10 sur 34 · C.'est vraiment I.’ tremblement De tout le régiment · texte numérisé non relu

C.'est vraiment I.’ tremblement De tout le régiment

MAtiLOlItE.

(i'est à faire crouler la maison

M. DIÜIEIU

Ce n'est pas possible ; cc n'est plus sa petite voix flikée!..

JlUEN.

Knfin , vous voyez l'élève chéri du fameux Bertaud, dit le capitaine La blague... mais vous ne connaissez i>as Heruutl, ici?

(Il va dé]M)s«r son casque et sou sabre.)

M. DimKfi.

Kt Dieu nous garde de le connaître ! (A part.) Kl se donner ainsi eu s()ectaclc devant ce jeune garçon. (Uaut.) Magloire ^

MAti LOIRE.

Monsieur le Curé ?

M. DIDIER

Va mettre deux couverts dans ma chambre ?

MAÜLOIHE.

On y va... et ccUc fois Je ne demande pas mieux ! on y va. (a pan, regardant Julien.) Qu’at-il fait de son innocence, le malheureux?

(Magloire va pour sortir.) JVLIEN.

Ab! dites donc, camarade... (Magloire se re-

K DU CtllÉ.

» tourne.) S’il venait me demander, mon ami Bertaud... avec Briolei... ouvrez les ivortes.

MAGLOIRE

Oui, camarade... (a part.) Par exemple!., veux-tu te cacher, vüaln ! (Il sorL)

Ai. DIDIER, à Julien . le prenant fiar te bras.

Voyons, niaiiuenniit que nous voilà seuls, avoué-moi, mon petit Julien, que tout reci n’est qu’un jeu, et que vous ii'dtes pas aussi mauvais sujet, que tu voudrais me le faire croire... hein?

JVLIEX.

Mais au contraire, excellent dragon, parfait cavalier, troupier fini.

M. DIDIER

A la bonne heure.

jruEX.

Adoré de mes chef, jamais puni, mis à l’ordre du jour de l’armée... et la croix... la croix!., quand on voudra me la doimer.

M. DIDIER

Alors mon pauvre garçon, U faut que tu sois malade.

JlUEN.

Ah! bien oui!., il y a bien quelque chagrin dans le fmid... mais du reste!..

Al* : Au cabartt.

tuie parlez-vous de maladie.

De vous revoir n’ai-J’ pas P bonheur?

C’est un des beaux jours de ma vie.

Fol de dragon, paroi' d'honneur t En complimensje n* suis pas fade,

Maisje r'trouv’ mon pèr’, mon soutien...

Non 1’ corps r>e peut pas élr* malade , ouand le cœur se porte si bien.

U. DIDIER, l'crobrassanL

Mon Julien ! enfin, je te retrouve ! voila la |>etite voix qui revient . . je ne t'en veux pas , je suis toujours Ivoiihumme... comme tu sais... aimant le petit mot itour rire... mais quand tu m'écris, tu as des expressions moins... et des manières plus... enfin , plus édifiantes.

JULIEN

Ah ! pour cc qui est de l'épistolaire , je me rappelle vos défuntes leçons, uton oncle, lorsque sous le nom d'enfant de chœur, jeune coniichou adolescent, j'écrivais sous votre dictée; et puis, il faut le (lire , les camarades m'aident un peu.

M. DIDIER

Ainsi, tu mentais donc, quand, dans ta dernière lettre encore , lu inc demaiKlais de rargciit pour répandre en secret des bienfaits sur la veuve et sur l'orpbelin.

JULIEN

Oh ! pour la veuve et l’orphelm , c'était la vérité. mon oncle; la veuve, femme respectable , notre estimable cantinière... une sainte, quoi! et qui vend une eau-de-wc, que c'est comme uii velours sur l'cstomac. Figurez-vous <|ue celte pauvre femme, la veuve du sentent, est restée seule au monde, avec ({uatre enfans! tics Chérubins ! et cc que je vous demandais , c'était pour elle.

M. DIDIER

A 1a bonne heure !..

• C'est qu'elle est Hère celte femme, quoique

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