SCÈNE VU
pauvre, j'éuis encore obligé du prendre un dé-> tour pour lui faire accepter mou oITrandc.
>t. uiniEn.
De la délicatesse lob! très bien ! c'est rotnine ça avec mes ouailles ! et coniuient t'y prenais-tu?
JIJMEN.
Dame, tantfit je lui demandais un petit verre, le plus sauvent deux... quelquefois davantage, et toujours comme ra , en redoublant, selon la soif, par pure charité, et pour ne pas l'humilier... ou bien Je rcVgalais les camarades chei elle... toujours par charité.
U. DIDien, riant.
Eh! eh! eh!., coquin! voilà une charité qui ne te comptera pas là-haut !
aci.iEV.
Vous riez, mon oncle; allons tant mieux ! tenez, Je l'avoue. Je vous respecte. Je ne ferai Jamais rougir vos cheveux blancs , et Je n'oublierai pas que Je porte un ecclésiastique dans ma famille; mais <|ue voulez-vous? le soldai, de sa uature, est toujours un peu carollier.
DIDIER
Carotlier? qn'esl-ce que c'est que ça?
Jll.lE.V.
La carotte, mon oncle?., mais c'est ce qu'il y a de mieux bivcnté au monde. La lictterave, c'est bon, c'est du sucre, c'est de la salade, bien! mais la carotte c'est à la fuis le .sucre , la salade, et le veau rdti !.. il en sort de bon vin , il en sort du plaisir , il en sort des écus ! c'est le dieu des dieux pour le troupier ! c'est la Joie du cœur, c'est la paix de l'àme ; c'est la carotte qui rallume l'amour, qui entretient l'aoiilié!.. c'est le beurre dans les épinards.
U. DIDIER, en riant.
Ah oni! ah oui! bien. J'y suis!., mauvais sujet ! mais moins haut... il y a là une Jeune lllle.
jeu ES.
Bah ! ce n'est plus la mère Simoiinean , c'est One Jeune, J'aime mieux ça.
H. DIDIER , sévèrement.
Hein?