SCÈNE XII
A.NNEITE, qui «oit JuUeo sur rescaller pousse un uagloire , recardtot Aunette.
cri.
Ab!
U. DlDlEit, se retournant arec effroi.
Ou'cst-cc que c’est, encore ?..
ANNETTE, reculant.
C’est que J’ai cru... c’est que j’ai peur...
U. DIDIER, «enant a elle.
F.t vous fuites |)cui' aux autres... Allons, rcmetteX'Vous , et allez vous courber.
ANNETTE, avec effroi.
Ob! non...
U. DIDIER
Comment, non?
ANNETTE
J'aimerais mieux passer la nuit tluiis cette chambre... ici, près de vous...
M. DIDIER
Uein? près de moi?., merci, merci!
A. N NETTE
C’esl ce que je crains... Je crains...
y. DIDIER.
Quoi? la maison est sûre, mon neveu est ici, .sous clé... (Regardant 5 la porie.) Tenez, il dort déjà , sa chandelle est éteinte.
ANNETTE
Alors, j’aimerais mieiLX rester dans cette salle, seule... avec voire porte ouverte et de la lumière... (Rruii au dehors.) Ab! qu’ai*je entendu !..
M. DIÜIER.
Rien, rien , c’est le vent... il n’y a là-haut que Magloire, un garçon qui dort comme une marmotte...
(Dans le même instant, Uagloire, avec grand bruit,
descend rescalierdaiis le plus grand désordre.)
SOKNE xn.
Les UtUES, MAGLOIRE.
ANNETTE
Ab! mon Dieu!..
M. DIDIER
Qu’est-cc encore? le diable cst-ll au presbytère?..
UAGi.oiBE, couvert de plumes, roulant les dernières marches de Tescalier.
Ne vous dérangez pas... c’est moi.
y. tflDIER.
Pourquoi n’es-tu pas couché? d’où viens-tu?
UAGLOIBK.
Je n’en sais rien , je n’y comprends plus rien, je crois que je suis somnambule. (A part.) Comment, elle est ici? Mais quicst-ce qui était donc là-baut?
U. DIDIER
Magloire, parleras-tu? Dans quel état le voilà !
ANNBrrg.
Il est tout couvert de plumes !
MAGLOIRE
Pardieu ! j’étais allé là-baot détendre le reste de mon savonnage , dans le grenier.
M. DIDIER
A celle beurc-ci! ce n’est pas vrai!..
C’est possible, je ne dis pas... mais j'allais dans le grenier, toujours par le petit «fsralier, vous savez.... et je marchais dans mon innocence et dans l'oliscurilé , quand j'entends venir derrière moi... je me retourne... deux malus vigoureiLses me saisissent par la taille , je reçois un baiser brûlant.
y. UlOIER.
11 y a do sortilège !
ANNETTE
In baiser!