‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 20 sur 34 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

A.NNEITE, qui «oit JuUeo sur rescaller pousse un uagloire , recardtot Aunette.

cri.

Ab!

U. DlDlEit, se retournant arec effroi.

Ou'cst-cc que c’est, encore ?..

ANNETTE, reculant.

C’est que J’ai cru... c’est que j’ai peur...

U. DIDIER, «enant a elle.

F.t vous fuites |)cui' aux autres... Allons, rcmetteX'Vous , et allez vous courber.

ANNETTE, avec effroi.

Ob! non...

U. DIDIER

Comment, non?

ANNETTE

J'aimerais mieux passer la nuit tluiis cette chambre... ici, près de vous...

M. DIDIER

Uein? près de moi?., merci, merci!

A. N NETTE

C’esl ce que je crains... Je crains...

y. DIDIER.

Quoi? la maison est sûre, mon neveu est ici, .sous clé... (Regardant 5 la porie.) Tenez, il dort déjà , sa chandelle est éteinte.

ANNETTE

Alors, j’aimerais mieiLX rester dans cette salle, seule... avec voire porte ouverte et de la lumière... (Rruii au dehors.) Ab! qu’ai*je entendu !..

M. DIÜIER.

Rien, rien , c’est le vent... il n’y a là-haut que Magloire, un garçon qui dort comme une marmotte...

(Dans le même instant, Uagloire, avec grand bruit,

descend rescalierdaiis le plus grand désordre.)

SOKNE xn.

Les UtUES, MAGLOIRE.

ANNETTE

Ab! mon Dieu!..

M. DIDIER

Qu’est-cc encore? le diable cst-ll au presbytère?..

UAGi.oiBE, couvert de plumes, roulant les dernières marches de Tescalier.

Ne vous dérangez pas... c’est moi.

y. tflDIER.

Pourquoi n’es-tu pas couché? d’où viens-tu?

UAGLOIBK.

Je n’en sais rien , je n’y comprends plus rien, je crois que je suis somnambule. (A part.) Comment, elle est ici? Mais quicst-ce qui était donc là-baut?

U. DIDIER

Magloire, parleras-tu? Dans quel état le voilà !

ANNBrrg.

Il est tout couvert de plumes !

MAGLOIRE

Pardieu ! j’étais allé là-baot détendre le reste de mon savonnage , dans le grenier.

M. DIDIER

A celle beurc-ci! ce n’est pas vrai!..

C’est possible, je ne dis pas... mais j'allais dans le grenier, toujours par le petit «fsralier, vous savez.... et je marchais dans mon innocence et dans l'oliscurilé , quand j'entends venir derrière moi... je me retourne... deux malus vigoureiLses me saisissent par la taille , je reçois un baiser brûlant.

y. UlOIER.

11 y a do sortilège !

ANNETTE

In baiser!

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