‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 30 sur 34 · LA SERVANTE DU CURÉ · texte numérisé non relu

LA SERVANTE DU CURÉ

M. DIDIEH, reieoanl AnncUe qui ta pour M«lr.

Restez!.. ahçaUedanBerpre»*... voyons... j celte Jeune Hile dont Julien ne parlait ce matin , | aimaiL

ANNKTTK.Mjciantdanftsc» bras.

Oui, qu'il aimait... et qu’il n’aime plus...

lors()ue moi. .. ah ! monsieur l'abbé , je suis bien malbeureuse.

M. Diuiza.

Allons , allons, du courage !,. nh 1 jeunesse ! jeunesse !

MACLOIRE, alteudrU

Elle pleure ! elle pleure.

U. DIDIER, essuyant d« Urines.

Est-eeque jene levoispas!.. va-t’en! (A Anneiie.) Ce qu’il disait là... cette rencontre, scs projcls de mariage.

AKSETTE.

Tout cela est vrai.

M. DIDIER

Et votre trahison.

a.vsette.

Eveepté cela , monsieur l’abbé ! pour lui garder mon cœur, iwur être digne de lui. j’ai rés’isté aux suppurations, aux menaces même de ma tante... et lî’un atilre !

M. DIDIER

D’un autre ! Je n’y romprends plus rien... je n’ai jamais rien compris a ces choses-là. CommenL d’un autre?

as.xette.

Oui d’un autre... d’un ami de Julien, qui a voulu ine perdre; U m’a trompée, il a dit que votre neveu m’attendait pour m enlever aui violences de ma famille. Je l’ai suivi. Oh! j’ai eu tort; mais j’en ai été bien punie : car, Im aussi, il m’aimait. Il me cachait son amour, et, quand j’ai été seule, sans défense... c’est le ciel et ma vertu qui m’ont sauvée.

M. DIDIER

Votre vertu !

MAGLOIRE, redesccodint.

Oui, sa vertu !

U. DIDIER , lui saisissant le bras.

Hagloirc!

MAGLOIRE

Vous m’avez pincé! ah ! Dieu!.. Oh! continuez, ma cousine.

AÎCXETTE.

Matante n’a pas voulu me revoir... et Julien, quand il a su ma fuite avec cet autre, qui s’était caché, lui !

H. DIDIER

Hais vous ue lui avez donc pas dit ?

AKNETTE.

U ne me croirait pas... il ne m’aime plus, et celui qui abusait de son nom, de son amitié... ils se battraient ensemble... il le tuerait ... Oh ! plntftt mourir !

MAGLOIRE, sanglotant.

Bon, elle rcpleurc. Ah ! finissez donc.

(On cnicml rire ans éclats dans la cuisine.)

Mais que faire ?

SCKNE xvm.

Les Mêmes, JULIEN.

JCLIES.

Ah! ah! mon oncle!..

MAGLOIRE, a U. Didier.

C’est bien, vous allez voir! (il va S JuUeiL) Soldai, troupier, dragon, ça m’est égal... vous l'épouserez, on vous m’en rendrez raison.

JCLIES.

De quoi, Iroquois?

M. DIDIER

Hagloirc, encore !

MAGLOine.

Ta, ta, la; moi, j’y crois à son innocence... à l’innocence de ma cousine.

JELIEV.

Bah!

MAGLOIRE

Il n’y a pas de bah !.. c’est ma cousine. Voyons, une fois, deux fois, voulez-vous l’épouser ?

JULIEN, avec force.

Non!

MAGLOIRE

Non ! non !.. Eh bien, je l’épouse, moi ! oui, Catherine Jolivet, je vous aime... oui, ma cousine, je l’épouse... fichtre!

Tu dis?

MAGLOIRE

rai dit fichtre !.. j'ai juré, tant pis ! je sors de ma coquille, j’en sors !

JULIEN

Vous, la servante à mon oncle!..

MAGLOIRE

Je suis un homme. Monsieur !

ANNETTE

Oubliez-vous que j'ai été chassée du pays?..

MAGLOIRE, s’eialUnL

Nous y rentrerons ensemble au pays ! et pas plus tard que ch soir, à la face du soleil, brasdossiis, bras-dessous, en carriole découverte, avec autorisation de H. le maire.

M. DIDIER

Hais, te tairas-tu?

UAGLOIRE,

Et c’est vous qui nous marierez! Ah !..

JULIEN

En voilà un d’hanneton qui s’envole !.. fermez les fciictres !

MAGLOIRE

Oui, en v’Ià un! oui, en v’ià un !.. Qui a de ça et de ça, et de ça !.. Parce qu’elle est innocente, ma Catherine ; ce n’est pas sa faute, si un chenapan, un dragon, dans votre genre, l’a attirée hors du pays, sous prétexte que vous l’attendiez I

JULIEN

Hein ? quelle histoire !

ANNETTE

Oh! non, n’achevez pas!..

MAGLOIRE

Laissez donc ! il faut qu’il sache que si vous ne le nommez pas, ce gueux, c'est par un reste de pitié pour eux demie !

ANNETTE

Mais...

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