LA SERVANTE DU CURÉ
M. DIDIEH, reieoanl AnncUe qui ta pour M«lr.
Restez!.. ahçaUedanBerpre»*... voyons... j celte Jeune Hile dont Julien ne parlait ce matin , | aimaiL
ANNKTTK.Mjciantdanftsc» bras.
Oui, qu'il aimait... et qu’il n’aime plus...
lors()ue moi. .. ah ! monsieur l'abbé , je suis bien malbeureuse.
M. Diuiza.
Allons , allons, du courage !,. nh 1 jeunesse ! jeunesse !
MACLOIRE, alteudrU
Elle pleure ! elle pleure.
U. DIDIER, essuyant d« Urines.
Est-eeque jene levoispas!.. va-t’en! (A Anneiie.) Ce qu’il disait là... cette rencontre, scs projcls de mariage.
AKSETTE.
Tout cela est vrai.
M. DIDIER
Et votre trahison.
a.vsette.
Eveepté cela , monsieur l’abbé ! pour lui garder mon cœur, iwur être digne de lui. j’ai rés’isté aux suppurations, aux menaces même de ma tante... et lî’un atilre !
M. DIDIER
D’un autre ! Je n’y romprends plus rien... je n’ai jamais rien compris a ces choses-là. CommenL d’un autre?
as.xette.
Oui d’un autre... d’un ami de Julien, qui a voulu ine perdre; U m’a trompée, il a dit que votre neveu m’attendait pour m enlever aui violences de ma famille. Je l’ai suivi. Oh! j’ai eu tort; mais j’en ai été bien punie : car, Im aussi, il m’aimait. Il me cachait son amour, et, quand j’ai été seule, sans défense... c’est le ciel et ma vertu qui m’ont sauvée.
M. DIDIER
Votre vertu !
MAGLOIRE, redesccodint.
Oui, sa vertu !
U. DIDIER , lui saisissant le bras.
Hagloirc!
MAGLOIRE
Vous m’avez pincé! ah ! Dieu!.. Oh! continuez, ma cousine.
AÎCXETTE.
Matante n’a pas voulu me revoir... et Julien, quand il a su ma fuite avec cet autre, qui s’était caché, lui !
H. DIDIER
Hais vous ue lui avez donc pas dit ?
AKNETTE.
U ne me croirait pas... il ne m’aime plus, et celui qui abusait de son nom, de son amitié... ils se battraient ensemble... il le tuerait ... Oh ! plntftt mourir !
MAGLOIRE, sanglotant.
Bon, elle rcpleurc. Ah ! finissez donc.
(On cnicml rire ans éclats dans la cuisine.)
Mais que faire ?
SCKNE xvm.
Les Mêmes, JULIEN.
JCLIES.
Ah! ah! mon oncle!..
MAGLOIRE, a U. Didier.
C’est bien, vous allez voir! (il va S JuUeiL) Soldai, troupier, dragon, ça m’est égal... vous l'épouserez, on vous m’en rendrez raison.
JCLIES.
De quoi, Iroquois?
M. DIDIER
Hagloirc, encore !
MAGLOine.
Ta, ta, la; moi, j’y crois à son innocence... à l’innocence de ma cousine.
JELIEV.
Bah!
MAGLOIRE
Il n’y a pas de bah !.. c’est ma cousine. Voyons, une fois, deux fois, voulez-vous l’épouser ?
JULIEN, avec force.
Non!
MAGLOIRE
Non ! non !.. Eh bien, je l’épouse, moi ! oui, Catherine Jolivet, je vous aime... oui, ma cousine, je l’épouse... fichtre!
Tu dis?
MAGLOIRE
rai dit fichtre !.. j'ai juré, tant pis ! je sors de ma coquille, j’en sors !
JULIEN
Vous, la servante à mon oncle!..
MAGLOIRE
Je suis un homme. Monsieur !
ANNETTE
Oubliez-vous que j'ai été chassée du pays?..
MAGLOIRE, s’eialUnL
Nous y rentrerons ensemble au pays ! et pas plus tard que ch soir, à la face du soleil, brasdossiis, bras-dessous, en carriole découverte, avec autorisation de H. le maire.
M. DIDIER
Hais, te tairas-tu?
UAGLOIRE,
Et c’est vous qui nous marierez! Ah !..
JULIEN
En voilà un d’hanneton qui s’envole !.. fermez les fciictres !
MAGLOIRE
Oui, en v’Ià un! oui, en v’ià un !.. Qui a de ça et de ça, et de ça !.. Parce qu’elle est innocente, ma Catherine ; ce n’est pas sa faute, si un chenapan, un dragon, dans votre genre, l’a attirée hors du pays, sous prétexte que vous l’attendiez I
JULIEN
Hein ? quelle histoire !
ANNETTE
Oh! non, n’achevez pas!..
MAGLOIRE
Laissez donc ! il faut qu’il sache que si vous ne le nommez pas, ce gueux, c'est par un reste de pitié pour eux demie !
ANNETTE
Mais...