‹ Labrador et Anticosti [microforme]Chapitre 3 sur 103 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

depuis les cas j'ai pu interroger les personnes mêmes qui avaient pris

1 sont dans part à leur établissement.

Pour ce qui est des sources documentaires, outre les les à tant

mparer le

écrits plus ou moins anciens qui existent sur le Labrador

» et l’île d’Anticosti, j’ai eu l’avantage d’avoir sous les yeux,

canadien ; en composant ce volume, toutes les archives ecclésiastiques

recherche … du territoire compris dans la Préfecture du golfe Saint-

constances Laurent

Ham et :Je Et puis, j'ai interrogé tous les missisonnaires actuels du

re pour le pays labradorien, et beaucoup des anciens missionnaires.

AR régions de Depuis deux années, je n’ai pas cessé d’entretenir une cor-

respondance très active soit avec ces ecclésiastiques, soit

pal souci, avec des habitants du Labrador et de l’Anticosti, dans le

, 1 ë porté une but de me procurer tous les détails qui pouvaient m'être

ement qui lutiles. Je ne saurais dire, en particulier, combien je suis ne devait redevable, pour de précieux renseignements, à l’annaliste embre de 0 du Labrador, M. P. Vigneau, qui, depuis un tiers de siècle e pourrais 1 “ peut-être, enregistre tout ce qui se passe d’intéressant dans

} la région dx golfe Saint-Laurent.

ele façon Du reste, si je tiens à indiquer ici à quelles sources au-

rera qu’il thentiques j’ai puisé mes informations, ce n’est pas seule-

informa- ment pour que l’on sache que j’ai fait mon possible afin de mériter la confiance du lecteur ; c’est aussi pour témoigner j'ai pu ac- ma reconnaissance à tous ceux qui m'ont aidé à exécuter enquête À l’œuvre que j'avais entreprise.

Dès notre Et ceux qui se sont mis ainsi à ma disposition, ce sont le rechvr- tous ceux à qui j’ai demandé leur concours. Il m’est a plupart agréabie de dire ici que toutes les portes où j’ai frappé se n’ont été sont ouvertes devant moi. Évêque, “ roi” — j’entends le bien des roi de l’Anticosti, M. Menier — missionnaires, officiers des

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gouvernements d'Ottawa et de Québec, gardiens de phares et pêcheurs du bas Saint-Laurent : chacun s’est prêté de la meilleure grâce à ce que je désirais, et a paru s'intéresser vivement à mon dessein. Je n’aurais jamais pensé, sans cette expérience personnelle, qu’un écrivain pouvait compter À ce point sur tant de bonnes volontés,

Je remercie donc, du fond du cœur, toutes les personnes qui m'ont aidé de quelque façon que ce soit à remplir la tâche que, à tort où à raison, j’ai cru m'être assignée,

Que ne puis-je me rendre le témoignage, au moins, que ce travail répond à l'attente de ceux qui ont bien voulu s’y intéresser ! J'aurais tant voulu lui donner la perfection qui fait que les œuvres littéraires marquées à son coin s’imposént à l’attention publique : résultat auquel j’aspirais, non dans un but de ridicule vanité, mais plutôt parce que, si lon prenait plaisir à étudier un peu le tableau que je présente des gens et des choses du Labrador, ce pays si peu connu aurait tout à y gagner.

Car, je n'ai pas à m'en cacher, le Labrador me tient au cœur ! Sans parler de cette côte où l’on rencontre à chaque pas les points de vue les plus pittoresques ; sans parler des grands spectacles que nous ménage là-bas notre Saint- Laurent, dont on qualifie déjà de majestueux et d’incomparable le cours supérieur, et qui devient là-bas un véritable océan; comment aurais-je étudié, sans en venir à l'aimer, cette vaillante population de pêcheurs canadiens et acadiens? Comment, sans en être ému, aurais-je retrouvé, dans cette extrémité du Canada, les mœurs simples et les vertus patriarcales de ros pères, lesquelles, hélas !

s’effacent de plus en plus parmi nous, tandis qu’elles se

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AVANT-PROPOS xiil \ de phares conservent et se conserveront longtemps encore chez ces ide rêté de la bons Labradoriens ?

‘intéresser 4h Oui, j’aurais voulu que ce livre brillât des qualités qui :

EDSÉ, Sans } attirent et retiennent le lecteur, afin que tous mes com-

ait comp- patriotes apprissent à connaître de quelle importance est | : « pour la province de Québec la possession de cette grande

personnes région maritime du Labrador, et de quelles sympathies

remplir la sont dignes ces frères ignorés qui contribuent pourtant,

née, eux aussi, à maintenir les traditions nationales dans ce beau : ss

noins, que patrimoine que nous avons reçu de nos ancêtres ! pi

voulu s’y Mais que parlé-je de qualités littéraires ! Si dans la mère 1

ection qui patrie elle-même il n’est donné qu’à un petit nombre d’éeri- |

coin s’in- vaine de tirer le meilleur parti de ce trésor incomparable

>irais, non [de la langue française, c’est déjà un grand mérite, de ce

‘ce que, 8i à côté-ci de l'Atlantique, de parler et d'écrire le français u que je avec un certain degré de pureté et de correction. Peu \ys si peu d’entre nous y réussissent pleinement. Ce but est même pour nous si dificile à atteindre, que l’on a coutume d’ac- » tient au | cueillir avec indulgence ceux des nôtres qui osent affronter à chaque les hasards de la publicité. arler des Je compte donc que l’on ne me refusera pas cette inre Saint- dulgence. Et même, l’avouerai-je ? je ne suis pas loin d’incom- d’espérer que je vais charmer mes lecteurs, ai Pline le un véri- Jeune a eu raison de dire: Historia quoquo modo scripta | venir À delectat. Voilà qui est rassurant; et je tiens cet écri-

anadiens

vain pour le plus aimable des philosophes. Il est vrai

ais-je re- que, avant de lui témoigner tant de gratitude, il y

surs sim- aurait à voir si la raison qu’il donnait de son aphorisme a

8, hélas ! autant de valeur aujourd’hui que de son temps. Sunt entra, 2

elles se ajoutait-il, homines natura curiosi, et quamlibet nuda rerum

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