‹ Labrador et Anticosti [microforme]Chapitre 4 sur 103 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

cognitione capiuntur. Cela toutefois fait trop bien l’affaire d’un écrivain de mon espèce, pour que je m’efforce à découvrir que, durant le cours des dix-huit siècles qui se sont écoulés depuis les deux Pline, les hommes ont réussi à se corriger d’un défaut si précieux pour les historiens. Mais on me chicanera peut-être sur l’étendue de cet ouvrage. Je me garderai de répliquer avec humeur que, si lon trouve le livre trop long, on n’a qu’à ne pas le lire, liberté dont un grand nombre, je le sais bien, sauront parfaitement se prévaloir. J’avouerai plutôt que, en effet, ce volume est considérable, et j'invoquerai sans crainte les circonstances atténuantes de ce prétendu forfait. Si l’on veut prouver que je ne sus jamais écrire, je prie donc que l’on ne tente pas de le faire en disant que je n’ai pas su me borner dans la composition de cet ouvrage. Car je prétends bel et bien que je suis resté dans des bornes encore assez étroites. Puisqu’il n’est pas de sujet si ingrat dont un triot:

Quél » l’ave titud

habile homme ne puisse remplir des in-folio, qui dira que c’est trop de cinq cents pages pour traiter, à tous les points de vue qu’il faut, d’un pays de six à sept cents milles de longueur, et sur lequel on n’a presque pas écrit encore ? I] m'aurait été facile d'augmenter de beaucoup l’étendue de cet ouvrage, si j'avais cru qu’il fût utile d’épuiser toutes les informations que j’ai pu recueillir.

J'entends les érudits, les gens pour qui la géographie du Canada n’a pas de secrets, me demander compte de la justesse de ce titre de “ Labrador”’ que j’ai mis en tête de mon livre. J’avoue que c’*st assez l’usage aujourd’hui de réser- 4

ver le nom de Labrador à la partie orientale de la côte du

golfe, la partie occidentale, en deçà de Natashquan, étant

AVANT-PROPNS XV

Le - ous = PRE RE EN CRE EST ER

n laffaire M" ordinairement nommée Côte Nord. Mais j'ai cru préférable orce à dé- de comprendre sous la même dénomination un territoire

les qui se qui présente, dans toute son étendue, des conditions À peu

ont réussi près identiques d’aspect, de climat, de population et d’in-

coriens. dustrie. Ce n’est d’ailleurs que revenir à l’usage d’autrefois ue de cet et même d’une époque assez rapprochée, puisqu'il n’y a pas eur que, si encore si longtemps que, de par la volonté de nos vainas le lire, “queurs, tout le Labrador, qui comprenait alors la côte nord du iront par- as Saint-Laurent à partir de la rivière Saint-Jean, faisait

n effet, ce | Dartie de la province de Terre-Neuve. .

rainte les À On trouvera sans doute dans ce volume bien d’autres

t. Si l’on bujets de critique ou de blâme, dont j'aurais beaucoup plus | 1 donc que “de peine à me justifier ! | Ë ai pas su Toutefois, combien je m’estimerais heureux, si ce livre, ; ar je pré- malgré ses imperfections, assurait à nos pêcheurs du La- Î es encore Ibrador l’intérôt et les sympathies de ceux qui peuvent leur

t dont un I venir en aide de quelque façon ; s’il portait mes compa-

| dira que triotes à aimer de plus en plus cette belle province de

les points ? à Québec, pourvue de tant de ressources précieuses et dont

milles de : l’avenir est si plein de promesses; s’il accroissait la gra-

hcore ? I] titude que nous devons éprouver pour une Providence qui, endue de non seulement nous a faits catholiques et Français, muis er toutes | encore a bien voulu nous réserver une part si avantageuse,

lorsqu’ Elle a divisé l’univers entre les diverses nations qui aphie du habitent !

de la jus-

L'abbé Vicror-A. Huarp. |

> de mon de réserà côte du an, étant

Chicoutimi, 23 juillet 1897. Lai

part petit

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