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ILE D'ANTICOSTI 227 | an réclame en Europe à cette île inhospitalière, Les journaux de À ue, Londres la représentent comme un paradis terrestre. Je ne } ou- veux pas nuire aux propriétaires d’Anticosti; mais puisqu'on à { ces mêlé mon nom à cette affaire, je rappellerai en peu de mots ce Î lle- que j'ai dit à propos de cette île, il y a quelques années.” | res, L'auteur reproduit ensuite extrait de son livre De tribord à | Ées bäbord que lon vient de lire ; puis il ajoute : | “ Voilà ce que j'écrivais il y a déjà plus de dix ans. Depuis, | gses je suis retourné à l’ile d’Anticosti deux fois. Î : : + j tra- “ A mon grand regret, je n'ai pas changé d'avis.” ! (1 vrer On voit que MM. (Gregory et Faucher de Saint-Maurice 1 : \ ‘ à 1 1 saccordaient assez à trouver que lAnticosti offre peu de res- | cèt sources à la colonisation, à PA [i rent, ‘à u * *X * 74 lors, bien ir ti MATE DANS : Il parut à Paris, en mai 1895, une brochure intitulée : | Jnne mie 4 , . F k Notice sur l'ile d'Anticosti, Jai pu m'en procurer un exem- > CE : ; $ FRE PATENT , j) plaire, bien qu’elle n’ait pas été mise dans le commerce, Cette il ance ae : (f plaquette de 23 pages est signée par M. Jules Despecher, de 1 par + re . . , * in à Paris, l'acquéreur de l’île d’Anticosti, Car la fameuse île a, une | aller | des 1—Le +4juillet 1896, la Presse, de Montréal, publiait un article de M. Faucher de | nues Saint-Maurice sur l’ile d’Anticosti. ‘‘ Les ressources agricoles que peut offrir e le l'Anticosti sont encore inconnues,” dit l'écrivain, qui s'étend longuement sur 6 les richesses forestières et géologiques de l’île. Assurément, on ne peut pas dire eurs qu'il ait ‘changé d’avis.'’ Toutefois, il ne se montre plus aussi défavorable à cet l'exploitation de la grande île que dans ses précédents écrits, Les nouvelles qui j avaient transpiré de l'exploration Bureau (dont il sera question plus loin, et le 1ons fait que l’Anticosti était passée en mains françaises, expliquent assez ce chan- ] les gement d’attitude.
LES —Je me faisais une fête d'envoyer l’un des premiers exemplaires de cet ouvrage à M. Faucher de Saint-Maurice, dont j'ai eu le plaisir de faire la connaissance l’année dernière. Il aura du bonheur à me lire, me disais-je, lui qui s’est cor- tant occupé du Labrador, soit dans sa littérature, soit au parlement de Québec. | nti- Il est mort lorsqu’à peine les premières pages de mon livre s'imprin cient! | Voici les ouvrages où Faucher de Saint-Maurice a parlé du Labrador: De a nde tribord à bâbord, trois croisières dans le golfe Saint-Laurent, Montréal, 1877 ; Totes et tristesses de la mer, Montréal, 1888; Promenades dans le golfe Saint- Laurent, Montréal (sans date; l’exemplaire que j'ai sous les yeux est de Ja neuvième édition), Il est juste d'ajouter que ces différents ouvrages ne font que | uisi- reproduire, plus ou moins complètement, les mêmes récits du Labrador et de | aint- l’Anticosti. (A.) |
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fois encore, changé de propriétaire, ainsi que je l'ai déjà dit incidemment, et cette fois elle est revenue en mains francaises. C’est du liquidateur de la “ Governor and Company of the Island of Anticosti” que M. Despecher a fait cet achat, suivant acte du 8 décembre 1894, au prix de $160,000 d’après les journaux canadiens, La Compagnie anglaise ayant payé ce domaine près d’un million de piastres, l'acquéreur français a raison de dire qu'il “s’en est assuré la possession à un prix très modéré.” Il faut d’ailleurs, pour ne pas s’extasier trop de cette différence qu'il y a entre le prix de 1886 et celui de 1895, tenir compte du fait que le million dont il s'agissait était payable en actions de la Compagnie, actions dont la valeur n’a jamais, je crois, égalé celles de la Compagnie du canal de Suez; il s'en fallut même à tel point que la Compagnie anglaise ne tarda pas longtemps à tomber en liquidation.
L'achat de l’île, bien qu’opéré le 8 décembre 1894, ne devait être définitif qu'au bout de dix mois. L'acheteur, en effet, se réservait ce laps de #:mps “pour faire l’étude approfondie de l'affaire, pour contrôler les renseignements et informations relatifs aux avantages et aux ressources de l’île et pour procéder, pendant l'été de 1895, à la reconnaissance du littoral et des ports qui s’y trouvent, ainsi qu’à l'inspection aussi complète que possible de l’intérieur des terres, afin qu’il puisse, en pleine connaissance de cause, à l'expiration de ce délai, exiger l'exécution du dit transfert ou y renoncer.”
L'auteur de la brochure fait une longue énumération des sources où il a puisé ses renseignements sur l’Anticosti, et mentionne le fait que personne n'avait encore parcouru l’intcrieur de l'ile lorsque, “au mois de février 1888, M. J.-B. Saint- Cyr, arpenteur de la province de Québec, qui avait été envoyé par la Compagnie pour établir le plan d’une ville, entreprit l'exploration de l’intérieur de l’île.” 11 a done utilisé les infor-
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