‹ L’Acetylcholine Dans Le Traitement De L’Acrodynie InfantileChapitre 7 sur 14 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'acrodynie a été étudiée à maintes reprises en France et les thèses publiées ces années dernières sont très nombreuses. Il n’est pas dans notre intention de retracer ici à nouveau son histoire.

Nous nous bornerons à rappeler que l’acrodynie est une maladie, dont les causes sont encore mal connues, mais dont la svmptomatologie est actuellement bien précisée. Cette maladie, frappant surtout les jeunes enfants au-dessous de quatre ans, mais non exclusivement, est caractérisée tout à la fois par des troubles psychiques très particuliers (abattement, prostration, parfois excitation et allure de chien enragé, anorexie, etc), des troubles nerveux périphériques, surtout d'ordre vaso-moteur et sécrétoire prédominant aux extrémités des membres, s’accompagnant parfois de douleurs vives et pouvant entraîner des troubles tro-

phiques -— qui réalisent un syndrome acropathologique bien spécial (d’où le nom d’acrodynie), —— des troubles

de circulation caractérisés surtout par la tachycardie et l'élévation de la ténsion artérielle particulièrement significative chez l’enfant. A ces signes viennent s’ajouter, pour peu que la maladie dure, des troubles de l’état

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général, une maigreur accentuée, parfois de la fièvre, et il est des cas qui prennent une allure grave et peuvent entraîner la mort, avec l'allure d’un syndrome malin comme l’ont montré récemment MM. CAUSSADE, WATRIN et NEIMANN. Ils sont toutefois exceptionnels. Maïs la maladie dure longtemps et, par ses accidents multiples, est particulièrement pénible pour le malade et pour son entourage. Elle a besoin d’être dépistée et c’est parce que certains observateurs ont su la reconnaître et enseigner ses symptômes aux médecins qui les entourent qu’une série de foyers, en apparence épidémiques, ont été peu à peu découverts en France par PÉHU et AR- DISSON, dans la région lyonnaise, par BEUTTER à Saint- Etienne, par Rocaz à Bordeaux, par bien d’autres dans diverses villes de France.

Nous ne pouvons nous étendre sur celte symptomatologie et rappeler en détail l'historique de la maladie découverte en 1903 par SELTER dans la Ruhr, et décrite sous le nom de trophodermatoneurose, vue 11 ans plus tard en Australie par Swir (érythrœdème australien), dénommée alors acrodynie par WESTON, étudiée en Angleterre par PARKES, WEBER, en Suisse par FEER, et dont les premiers cas furent observés en France par HaAUSHALTER de 1911 à 1914, mais qui ne fut vraiment étudiée en détail qu'à partir de 1924 par DEBRÉ et Mlle Perrr, par PÉHU, qui rapprocha la maladie de l’épidémie ancienne d’acrodynie décrite par CHARDON en 1828, puis par une série d'observations. La monographie très complète de M. Rocaz groupe la plupart des faits observés et bien des auteurs, dont notre Maître le Pro-

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