‹ LacordaireChapitre 4 sur 12 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

dans l'histoire de l'Eglise et de la France au dixneuvième siècle, pour n'en plus jamais sortir.

Montalcmbert et Foisset avaient fixé la place de Lacordaire au milieu des hommes les plus admirés de ce temps ; le Père Chocarne détermina celle qui lui revient parmi les serviteurs de Dieu les plus chers à l'Église catholique. Le travail de M. Gabriel Ledos est un résumé intelligent et fidèle des études précédentes, avec une part d'originalité suffisante pour lui assurer un mérite particulier. Il y a moins loin qu'il ne paraît de sainte Gcrirude au Père Lacordaire, de la contemplative à l'apôtre, de la recluse lettrée à l'homme de la vie publique. M. Ledos a vu les points de contact entre ces deux âmes, si dissemblables au premier coup d'œil et pourtant si facilement rapprochées, non seulement par la vocation religieuse, par le zèle de Dieu et des âmes, mais encore par l'ardent amour de l'obscurité et du silence. S'il n'a pas mis ces rapports en relief, il les fait deviner par le choix qui lui a dicté ces deux livres charmants : — Sainte Gcrtrude et LacorJaiVe,— écrits dans un style simple et grave, avec les nuances qui convenaient à son double sujet.

C'est plaisir de constater, avec lui, que les chênes et les moip.es sont çtcrfiels,et cjue leurjeunessç

PRÉFACÉ ti

se renouvelle comme celle de iaigle ; c'est aussi plaisir de constater, en le lisant, que la race des hagiographes de bonne école n'est pas près de finir, et que l'Église, tant qu'elle produira des saints, leur donnera de même des apologistes capables de les comprendre et de les populariser.

Paris, 5 avril 1902, en la fête de saint Vincent Ferrier.

Frère Marie-Joseph Ollivicr, d£5 Frères Prêcheurs.

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