CULTE
La simple cnuniération des actes du gouvernement suffini pour faire com[)rendre jusqu'où ses prétentions s'étendaient en matière spirituelle, et ce que serait devenue l'Eglise de France sous un pareil régime, si on eût laissé faire ses oppresseurs.
Une circulaire du ministre des cultes aux évéques leur enjoignait de faire ajouter aux versets de la prière pour le roi le nom du prince, contre l'usage immémorial de l'Église de France, respecté même sous Napoléon.
Une autre circulaire leur enjoignait d'interdire la célébration des fêtes déclarées non obligatoires par le concordat, afin que ceux des fidèles qui avaient conservé l'usage d'assister ces jours-là aux offices par dévotion, ne pussent le faire désormais. C'était une violation fiagrante du concordat.
Une circulaire ordonna au clergé de se servir d"eau chaude en hiver pour administrer le baptême, et dans quelques localités, notamment dans les diocèses de Lyon et de Grenoble, on a exigé que l'enfant fût présenté à l'officier civil pour être inscrit sur les registres de naissance, avant d'être présenté à l'Église pour y recevoir le signe du salut.
Lorsque M. l'abbé Grégoire mourut à Paris, séparé de la conununion catholique, le gouvernement s'empara par force de l'église paroissiale et y fit célébrer sur le corps du défunt un service solennel par des prêtres schismatiques. Ce sacrilège officiel fut renouvelé peu de temps après, à la mort d'un autre évèque schismatique, M. l'abbé de Berthier, et le gouvernement déclara que son droit et son devoir étaient d'agir comme il avait agi, et que telle serait toujours sa conduite en pareilles circonstances.
Non content d'empêcher les évêques de se réunir, le gouvernement prit des mesures pour otor aux simples curés des campagnes la consolation de se voii*. Us furent
placés par une décision générale sous la surveillance immédiate des maires, et ils devaient perdre pour chaque jour d'absence une partie proportionnelle de leur modique traitement. Plus tard, les gendarmes et tous les agents du pouvoir reçurent l'ordre, par une circulaire de M. Périer, de surveiller rigoureusement et spécialement les mouvements des curés hors de leurs j^resbytères.
Il est inutile de dire que les ordonnances du 16 juin d828, contenant de si nombreux outrages à la reljgion et à la liberté de conscience, furent renouvelées et qu'on en pressa l'exécution avec vigueur. La création de huit mille demi-bourses pour les petits séminaires fut la seule disposition de ces ordonnances que le gouvernement ne crut pas obligatoire pour lui. Il chercha néanmoins, à l'aide d'autres bourses conservées aux diocèses, à s'introduire dans l'intérieur des séminaires. Un décret ressuscité de l'Empire lui servit de prétexte pour exiger qu'on y reçût un administrateur laïque chargé de veiller à ce que les deniers de l'État ne fussent pas détournés.
Les corps religieux, tolérés sous la Restauration, furent menacés dans leur existence; on voulait empêcher les capucins d'Aix protégés par un arrêt de cour souveraine, de porter publiquement leur habit. Des scènes horribles se sont passées à l'abbaye de Melleraye, en Bretagne, et il a fallu plus que du courage au vénérable père Antoine, abbé général de la Trappe, pour défendre ses droits de chrétien et de Français contre les iniquités du pouvoir.
Ainsi l'Église de France a-t-elle été traitée depuis dixhuit mois; et il est à remarquer que l'unique prétexte de tant de vexations et de persécutions a été encore un prétexte politique, c'est-à-dire la liaison présumée du clergé et du parti carliste.
DE LA SÉPARATION DE l'ÉGLISE ET DE l'ÉTAT
Daiis la situation des choses telle que nous venons de la
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peindre, il n'y avait évidemment pour la religion d'autre défense possible que de réclamer la séparation de l'Église et de l'État. L'expérience seule de la Restauration en avait déjà démontré la nécessité; la chute du trône, en livrant l'Kglise à des ennemis victorieux, ne lui laissait pas d'autre voie de salut : mais la conduite du gouvernement sorti de la révolution rendait cette nécessité si impérieuse, qu'on peut dire que personne ne l'a niée, et que des motifs étrangers à l'intérêt de la religion ont seuls arrêté ceux qui ont refusé leurs efTorts à l'affranchissement de l'Église dans leur patrie.
Quand les catholiques n'auraient pas vu par eux-mêmes le mal que leur avait fait et que leur faisait l'alliance de l'Eglise avec l'État, ils l'auraient devLné par le langage de leurs adversaires. Tous, en eifet, ne désirent et ne demandent qu'une chose, le maintien de l'alliance entre l'Église et l'Etat. Qu'on lise les journaux du gouvernement, qu'on suive les débats des Chambres, qu'on écoute les orateurs parlant de la religion et du clergé avec des intentions hostiles, on ne trouvera au fond de leurs discours que cette pensée : Il faut que l'État nomme les évêques et surveille le choix des curés; qu'il soit l'intermédiaire obligé entre les évêques et le souverain pontife; qu'il examine les bulles émanées du Saint-Siège avant d'en permettre l'exécution; qu'il empêche la propagation des inauvaises doctrines, c'est-à-dire des doctrines romaines; qu'il conserve enfm la haute direction des alfaires spirituelles, et qu'en conséquence il salarie le clergé, parce que toutclerg^é qui ne reçoit pas de salaire sous une forme ou sous une autre, devient tôt ou tard indépendant, et place le gouvernement dans la nécessité de respecter cette indépendance, ou de se détruire lui-même en poursuivant la religion par le fer et par le feu.
Du reste, aucun principe de théologie, aucun canon de l'Église, aucune tradition apostolique ne s'opposaient à la séparation de l'Eglise et de l'État. Bien loin qu'il en fût
air>si, cette séparation était l'accomplissement du concordat lui-même, qui n'avait été signé par le souverain pontife qu'en considération de ce que les consuls faisaient profession de la religion catholique,, et avec cette clause résolutoire que si eux ou leurs successeurs cessaient de la professer, il serait pourvu par un nouvel arrangement à la nomination aux évéchés. Or, la séparation de l'Église et de l'État se réduisait à l'exécution de ce pacte formel, et à la rupture de toute solidarité politique.
Sur quoi d'ailleurs sont fondés tous les concordats? Sur cette supposition que le prince peut et veut le bien de l'PJglise. Mais en France, depuis trente ans, cette supposition ne s'est pas réalisée, et ceux qui connaissent la France savent qu'elle ne se réalisera désormais qu'autant que des choses impossibles auront commencé à être. Sous l'Empire, le prince a pu le bien de l'Eglise et ne l'a pas voulu ; sous la Restauration, le prince a voulu le bien de l'Église et ne l'a pas pu; sous la révolution de d830, le gouvernement ne i:)eut ni ne veut le bien de l'Église; et quant à l'avenir il suffira que le prince veuille ce bien pour qu'il ne le puisse pas, parce qu'un culte privilégié est ce qui répugne le plus à la majorité des Français. Il serait long d'en déduire la cause, mais il en est ainsi. Dès lors les concordats manquent en France de leur base naturelle; ils y donnent au prince des droits, qui, quoi qu'il fasse, tournent au détriment de la religion.
Ainsi, à ne considérer qu'en soi la séparation de l'Église et de l'État, elle ne pouvait trouver aucun obstacle parmi les catholiques. Mais deux sacrifices étaient nécessaires pour l'obtenir, celui des affections purement politiques et celui du budget du clergé. De là l'opposition que suscita cette idée.
Il fallait d'abord sacrifier les affections purement politiques, non pas en ce sens qu'on elfacerait de sa mémoire des bienfaits reçus, qu'on détruirait le penchant du cœur pour de grandes infortunes, qu'on deviendrait hostile i\
ceux qu'on avait aimés; mais en ce senr3 que, plaçant la religion au-dessus des intérêts de parti, aucun chrétien ne la ferait plus servir au triomphe d'une cause terrestre, et ne voudrait, malgré l'expérience qui en avait montré le danger, mêler encore une fois les choses divines et les choses humaines.
11 fallait en outre reconnaître avec bonne foi que la religion catholique n'est incompatible, ni avec la liberté des cultes ni avec la liberté d'enseignement, ni avec la liberté de la presse, ni avec aucune forme de gouvernement, et que même ces diverses libertés étaient en France la seule force qui pût préserver l'Église d'une catastrophe semblable à celle qui a perdu le catholicisme en Angleterre. En effet, supposons la liberté des cultes, c'est-àdire la tolérance civile, anéantie en France, quel sera le culte proscrit? Evidemment le culte catholi lUe. Supposons la liberté d'enseignement effacée de la Charte, quel sera le corps, quels seront les hommes à qui l'enseignement sera interdit? Evidemment le clergé catholique, puisque, malgré la liberté d'enseignement stipulée dans la Charte, le gouvernement fait des efforts inouïs pour enlever au clergé le bénéfice de cette loi. Supposons la liberté de la presse enchaînée en France par la censure; qui cessera de pouvoir écrire? Evidemment ces seuls catholiques. Même sous la Restauration, la censure n'a guère été exercée qu'à leur détriment. Tandis que le gouvernement laissait imprimer tout- ce qui était contraire à la religion, il traluisait devant les tribunaux correctionnels ceux qui jivaient le malheur de soutenir les doctrines de l'Église ^omaine. Il n'existe donc en France aucune liberté qui le soit au profit du catholicisme bien plus qu'au profit du 'este de la nation, et c'est une des raisons qui expliquent .*)ourquoi le gouvernement actuel a pu si facilement et si mpunément se montrer l'ennemi des libertés publiques, lu sortir d'une révolution faite pour les sauver. A l'égard de cette proposition générale, que la religion
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catholique n'est incompatible ni avec la liberté des cultes, ni avec la liberté d'enseignement, ni avec la liberté de la presse, ni avec aucune forme de gouvernement, c'esl l'énoncé d'un fait prouvé par toute l'histoire de l'Éghse. L'Église a vécu sous tous les régimes; elle a subi tour à tour l'épreuve de la persécution, de la liberté, du pouvoir; elle a vu passer des monarchies et des républiques sans nombre; et aujourd'hui elle envoie des évêques aux États-Unis d'Amérique, sans avoir jamais songé à se jDlaindre de la liberté qui les y protège à l'égard de tous les citoyens, et qui les aide à peupler de catholiques ces immenses régions.
Il suit de là que le sacrifice des affections politiques antérieures, dans le sens oii l'on vient de l'expliquer, sacrifice nécessaire à la séparation de l'Église et de l'État, ne renfermait rien d'odieux, rien d'illégitime, rien qui ne pût être demandé à des chrétiens aimant leur Dieu et dévoués à la cause des âmes rachetées de son sang.
Un autre sacrifice était nécessaire, celui du budget du clergé. Le budget du clergé, considéré dans son origine, n'est pas un salaire,, c'est une indemnité d'immenses spoliations, indemnité stipulée dans le concordat de 1801. Mais peu importe la nature d'une dette, quand l'injustice ne veut pas la reconnaître, et qu'il n'existe aucun moyen de l'y contraindre. Or il est de fait que le gouvernementi ne regarde pas le traitement du clergé comme une dette, mais comme un salaire. Non content de l'augementer ou de le diminuer à son gré, comme quelque chose qui est eu sa seule et pleine puissance, il se croit le droit de le supprimer, même après que le vote législatif et la sanction royale en ont fait une partie du budget, une loi de l'tltat.i On a vu récemment de simples sous-préfets retirer à une portion du clergé ses mandats sur le trésor public, parce i que ces administrateurs subalternes, agissant au nom du; ministère, n'étaient pas contents, disaient-ils, de la con-| duite du clergé. Pour comprendre toute la force logiqii<"
de ce fait, il faut savoir que, selon les lois françaises, le gouvernement ne peut pas ôter à un fonctionnaire public son traitement, une fois porté au budget, à moins de le destituer; et s'il est inamovible, à moins de lui faire son procès. Aussi le budget ecclésiastique, loin d'être réellement une indemnité, n'est pas même mis par le gouvernement sur lamême ligne que le salaire des employés civils. 11 crée, par conséquent, entre le clergé et le gouvernement, un lien de commandement d'une part, d'obéissance et de servitude de l'autre plus fort qu'entre le gouvernement et ses propres fonctionnaires. Par conséquent encore, aussi longtemps que le prêtre recevra le salaire de IKtat, aussi longtemps il demeurera, et la religion avec lui complètement sous la dépendance de l'autorité civile.
Mais deux objections ont été faites. Premièrement, le clergé tombera dans la déconsidération, s'il demande son pain au peuple, au lieu de le recevoirde l'État. En second lieu, le pain du peuple ne sera pas suffisant pour nourrir le clergé. Ces deux objections sont mieux résolues que par des raisonnements, elles le sont par des faits contemporains : car ceux qui ont cherché des remèdes aux maux de l'Église de France n'ont pas interrogé leur imagination; ils n'ont qu'à se fier aux souvenirs laissés sur la terre par les Saints, et à des exemples vivants. Tout le monde sait quelle est la considération ou plutôt la puissance du clergé catholique en Irlande, et pourtant ce clergé vit de la charité du peuple. L'Angleterre l'a pressé d'accepter un traitement du trésor; elle a mis à ce prix l'émancipation des catholiques, et ni le clergé, ni le peuple n'ont voulu y consentir. On sait encore de quelle haute estime jouit le clergé catholique aux États-Uni?, et pourtant ce clergé, comme celui de l'Irlande, vit de la charité du peuple. En Hollande, la seule portion du clergé qui ait conservé une existence digne et apostolique, est celle qui, se conformant aux ordres du Saint-Siège, refusa constamment le salaire du gouvernement. Enfin, quels sont au-
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jourd'hui les ordres religieux qui exercent le plus d'influence sur le peuple, sinon ceux qui lui demandent leur pain quotidien? C'est que jamais le peuple n'aime plus le prêtre, que quand il est pauvre comme lui; c'est que rien n'est respecté comme une indépendance légitime achetée par des privations volontaires.
Quant à l'impossibilité d'obtenir de l'amour et de la foi des catholiques des secours suffisants, l'objection est également détruite par les exemples qu'on vient de citer. L'Irlande est certainement le pays le plus pauvre de l'Europe, et cependant après avoir payé par contrainte le clergé protestant, elle paie encore de plein gré le clergé catholique. En France, il faut distinguer les villes et les campagnes. 11 est impossible que le clergé ne trouve pas dans les villes un nombre suffisant de catholiques pour lui assurer une existence convenable; c'est déjà même ce qui se fait : car l'État n'accorde de traitement, d ailleurs plus que modique et partout très insuffisant, qu'au curé et à un seul vicaire, et le reste du clergé nécessaire aux besoins d'une population nombreuse est entretenu directement par elle. A l'égard des campagnes, les unes sont situées dans des provinces oii la foi est encore toute vivante; les autres sont moins favorisées sous ce rapport. Il est certam que les premières feraient à leurs curés un sort beaucoup plus heureux que celui qu'ils tiennent du gouvernement; et c'est ce qui se voit dans plusieurs paroisses nouvellement établies et non reconnues par l'État. Dans les secondes, l'expérience prouve que le peuple qui a le plus perdu l'habitude de l'assistance aux saints offices et de la fréquentation des sacrements, tient encore fortement à la leligion par quatre liens : le baptême, la première communion, le mariage et la sépulture chrétienne. Et là même où la foi semblerait presque éteinte, les familles sentent vivement le besoin d'un prêtre pour donner des habitudes morales à l'enfance; on pourrait à cet égard citer des exemples frappants. C'est
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donc une erreur desupposor que lescatholi({ues seuls soutiendraient le clergé catlio]if|ue. Dans un pays où une religion est universellement répandue, elle entraîne à la .servir ceux-là inéme qui lui sont étrangers. La nécessité et les relations de famille sont des causes permanentes qui rapprochent d'elle ceux qui s'en éloignent par des égarements de l'esprit, et l'on voit tous les jours les ennemis avoués du catholicisme en France confier leurs enfants au clergé qu'ils combattent par leurs discours et par leurs écrits. Au reste, la question du budget n'était pas liée à celle de l'affranchissement de l'Kglise seulement par la nature des choses, l'une et l'autre étaient inséparables dans l'opinion publique; et il était impossible de réclamer aucune liberté religieuse, sans soulever contre soi cet argument : Vous êtes payé par l'i'Uat, pourquoi vous plaignez-vous de le servir? Cette objection a été répétée à satiété par tous les journaux, et comme elle portait à faux sur les catholiques qui réclamaient la suppression du budget ecclésiastique, plusieurs feuilles en convenaient sans détour, et se bornaient à dire : Persuadez à vos coreligionnaires de penser comme vous, et alors ils auront comme vous le droit de réclamer leur liberté.
Cette question n'avait donc pas été remuée arbitrairement; il fallait se taire ou la traiter. De plus, à qui proposait-on de refuser le budget? Était-ce au gouvernement! non, les défenseurs de la liberté de l'Église disaient au gouvernement : Le budget est sacré, c'est une dette, le résultat d'un traité; vous seriez parjure en le supprimant. La proposition ne s'adressait qu'au clergé, maître de renoncer à une indemnité devenue oppressive, maître aussi do la conserver; et loin que ses droits fussent compromis par cette discussion publique, elle était le plus sûrmoyen de les affermir. Jamais le budget ecclésiastique n'a été mieux garanti contre les tentatives du gouvernement que depuis cette époque. Ni les journaux, ni les orateurs ministériels n'ont plus essayé de faire peur au clergé eu
lui parlant de supprimer son salaire; et il règne en France une persuasion si intime que la chute du budget ecclésiastique serait la fin de la domination du pouvoir sur les choses spirituelles, que si le clergé venait à le refuser en effet, le gouvernement essaierait, par tous les moyens possibles, d'ébranler sa résolution, et cette position est aujourd'hui la plus forte barrière de l'Eglise contre les entreprises du pouvoir. Outre cet avantage immense et présent, acquis à la religion par la controverse sur le budget, il en est un autre qui regarde l'avenir. Tôt ou tard, l'état déplorable des finances eu Europe, la complication toujours croissante des dépenses nécessaires pour maintenir l'ordre dans cette société si mal constituée, parce qu'elle n'est pas constituée chrétiennement, forceront les gouvernements, et particulièrement le gouvernement français, de supprimer la partie du budget la moins nécessaire matériellement et la plus réprouvée de l'opinion publique. Ils feront avec regret ce sacrifice, mais ils le feront, et l'Église se trouvera par la force des choses affranchie du salaire. Alors on se souviendra qu'elle avait elle-même désiré cet afi'ranchissement j elle pourra porter avec honneur sa pauvreté : et de plus, il se trouvera établi dans l'opinion que par là même elle est pleinement dégagée de tous les liens qui l'assujétissaient ;"! l'État.