‹ Lacordaire [microforme] (volume 2)Chapitre 3 sur 5 · L'AUTEUR · texte numérisé non relu

L'AUTEUR

Vu.

L'ORATEUR er Le MOINE

ACORDAIRE a eu déjà bien des biographes.

Le premier en date, et peut-êtr aussi en mérite, est M. Foisset, qui l'avait connu depuis sa jeunesse, et avait suivi sa Carrière avec un intérêt, j'allais dire maternel, à en juger par cette phrase de sa correspondance : « J'ai pour Henri des montées de tendresse, comme les mères ont des montées de lait. »— Pour avoir aimé beaucoup Lacordaire, Foisset ne l'a pas moins jugé avec une clairvoyante impartialité.

L'amitié n'est pas nécessairement aveugle, comme l'on dit qu'est l'amour ; et il n'est pas requis que,

Pour faire œuvre de y notre étude nous soit t jamais éveillé en nous de Foisset est Je Plus c qui ait encore paru.

éritable historien, l'objet de Oujours resté indifférent, n'ait aucun sentiment. Le travail omplet et le plus compréhensif

Un moine du

Moyenr-âge au XJX: siècle. L'historien des moine

S d'Occident avait été frappé

volontiers archaï

cet ami de Aussi donna-t-il aux

Vis

l'effet en fut considérable. J'ai entendu toutefois des personnes graves dire que les révélations du Père Chocarne sont mêlées de considérations qui les déparent un peu, parce qu'elles sentent le panégyrique. Elles auraient dû suffire par elles-mêmes et objectivement, sans être soutenues par un récit où la piété filiale du narrateur ressort en un relief peut-être trop fortement accusé. Une autre réflexion qu'elles ont encore inspirée est celle-ci : à savoir qu'elles sont loin de tout contenir, qu'il y aurait donc à y ajouter énormément ; et que d'autre part leur succès retentissant est de nature à décourager quiconque, plus amplement informé, voudrait reprendre ce thème et y faire entrer les matériaux que des enquêtes successives ont mis au jour, ou qui sont sortis comme d'eux-mêmes du trésor des souvenirs particuliers.

Plus récemment, M. le comte d'Haussonwville a publié un ouvrage sur Lacordaire où se trouvent certains détails inédits que les biographes antérieurs n’avaient point soupçonnés, ou plutôt, je crois bien, qu'ils avaient dû voiler, à raison de leur situation personnelle, ou de la trop grande fraîcheur de la mémoire qu'ils retraçaient, ou pour toute autre fin. Cette dernière étude a quelque chose, il me semble, du caractère qui devra empreindre une histoire définitive et synthétique de Lacordaire, — mais est-ce

qui s'inventent et Jes doc est-il une science qui évolue plus vite ê embrasse tout d'un de Permet le recul dans Je de la postérité sur ce nom, dernier siècle.

-— une vie qui CES regards d'ensemble que temps et qui fixe le jugement

l'un des plus grands du

En attendant que l'avenir ment, il y a, dans les œuvre signaler, suffisamment de traits épars pour que l'on Puisse récomposer la physionomie exacte de Henri- Dominique Lacordaire. Et d'ailleurs, où, dans les œuvres oratoires

nous donne ce monu- S que nous venons de

mieux que » les nombreux écrits et la Peut-on prendre une idée a nature morale ?

Correspondance de ce moine, juste de sa mentalité et de s

stdes je ?

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