‹ L’action des toxiques sur la cellule en divisionChapitre 38 sur 67 · DERNIERS VENUS: LES SULFAMIDES · texte numérisé non relu

DERNIERS VENUS: LES SULFAMIDES

Les corps sulfamidés, derniers venus de la chimiothérapie, devaient bien, en raison de leurs propriétés, susciter la curiosité de quelques chercheurs. Ici encore, ce sont des organismes inférieurs ou des Végétaux qui ont servi les premiers de matériel d’essai. Sur des Bacté-

ries, Lockwoop avait observé une hypertrophie consi- :

dérable des corps bactériens. Sur un Phytoflagellé, Polystomella cæeca, Lwow, Nirrr, Mme Tréovez et Mlle Hamox ont montré qu’une proportion de 20 milligrammes par litre arrête la prolifération des cellules, tandis que leur volume augmente considérablement. Chez ces Protistes, le toxique se comporte comme inhibant le mécanisme de la division cellulaire, sans arrêter, au moins immédiatement, celui de la croissance.

Chez les Végétaux, Maxcexor et Mlle S. CARPENTIER ont utilisé des solutions de paraaminophénylsulfamide et d’acide paraaminobenzoïque, à des concentrations

variant entre M/1.000 et M/100. Il s’ensuit une hyper: trophie diamétrale des racines, comparable à celle que l’on obtient par la colchicine, mais, contrairement à celle-ci, l’aspect histologique des dégénérescences cellulaires obtenues est très différent: il y a une nécrose brutale des cellules médullaires avec pyenose des noyaux, tandis que les éléments restés vivants subissent une augmentation de volume parfois considérable (cellules géantes” de 120 # de diamètre), qui va jusqu’à écraser les cellules nécrosées. Les cellules hypertrophiées se disposent en rosette autour de ces dernières, aspect très caractéristique de l’action des sulfamides. L'activité mitotique est ralentie, mais le cours des mitoses n’est nullèment troublé. Si ces expériences se confirment chez les animaux, il ne faudra pas attendre des sulfamides une action comparable à celle de la colchicine. L’inhibition de la division, observée chez des Protistes, ne se retrouve pas ici.

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