‹ L’action des toxiques sur la cellule en divisionChapitre 4 sur 67 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis la découverte de la division indirecte, par SCHNEIDER (1873), STRAsBURGER et FLEmminc (1377), depuis qu'entre autres la thèse d’agrégation du Profcesseur Gizis (1886) et le bel article du Professeur L. Vrar- LETON, dans la Revue Scientifique (1892), ont exposé d’une façon précise les processus morphologiques de la caryocinèse, de nombreux travaux de physiologie cellulaire ont été entrepris, pour analyser les facteurs susceptibles de modifier ce mode de division. Sans doute, en existe-t-il un autre, la division directe ou amitose, considéré souvent comme moins important. Nous ne nous en occuperons pas pour le moment.

On connaissait par des expériences nombreuses certains facteurs physiques, comme la température ou les radiations, chimiques, comme les sels de potassium, biologiques, comme la suralimentation, capables d’avoir une influence réelle sur l’accélération ou le retard des phénomènes cinétiques chez divers animaux. Mais à part les rayons de RænTGzn, dont l’effet n’est bien connu d’ailleurs que depuis peu de temps, on n’avait pas à sa disposition un-agent assez électif pour altérer

exclusivement les cellules qui se divisent. Parmi les innombrables substances utilisées en thérapeutique, dont l’application à l’organisme humain est faite chaque jour, il y avait une disproportion énorme entre celles dont on connaissait l’action toxique sur le cytoplasme ou le noyau quiescent et celles qui agissaient sur l’activité cinétique. Pourtant, les expériences de HerLANT (1920) montraient qu’au milieu du déroulement de la caryocinèse, il y avait une phase de perméabilité ceilulaire maximum, ce qui devait permettre aux toxiques d’atteindre plus facilement la chromatine en plein remaniement. C’est la métaphase, qui se présente done, ainsi que le rappelait naguère notre maître, le Professeur TURCHINI, Comme « la période du cycle mitotique où la cellule est le plus vulnérable aux agents extérieurs >. Pourquoi donc a-t-il fallu attendre les travaux de Dustin pour connaîtr e ces toxiques et leurs applications? Parce que justement le problème était difficile et parce qu’il n’avait pas été considéré dans toute son ampleur. Il a fallu partir de points de vue très éloignés pour l’aborder en quelque sorte par la bande. La destruction pyenotique de la cellule thymique ayant attiré l’attention sur les problèmes de régénération, ceux-ei ayant conduit aux facteurs de la caryocinèse, on est arrivé, sans s’en douter, à étudier les causes qui provoquent l’excitation ou au contraire Varrét de la mitose.

Parmi les nombreux corps étudiés, il en est un, ‘a colchicine, qui, s’il n’a pas été découvert le premier, tient cependant la première place par la généralité et la vivacité de son action. C’est pourquoi, sur les conseils et au laboratoire du Professeur TurcHINI, nous lui

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