IL. —— La destruction
pycnose et caryorrhexis
Avant de connaître le mécanisme des mitoses de régénération, il fallait bien avoir une idée des facteurs de destruction. Dans certains thymus involués sous l’influence du jeûne, chez le Chat nouveau-né, on peut voir des lacunes de désintégration, objectivant en clair la disparition rapide des cellules, qui ne laisse finalement dans la corticale que son tissu réticulé.
Comment se fait cette destruction cellulaire?
a) Ou bien par la pycnose, condensation particulière de la chromatine qui, devenue beaucoup plus colorable, s’agglomère en une masse homogène, dense, très sidérophile, qui dégénère par la suite. Ce processus est d’autant plus fréquent que l’agression toxique ou infectieuse qui en est la cause a été moins brutale; il est suivi de phagocytose des restes nucléaires par des macrophages ;
b) Ou bren par caryorrhexis, mode de destruction plus exceptionnel et accessoire, qui correspond à une infection ou une intoxication massive et violente. Iei le noyau se fragmente et ses fragments se dissocient, puis il disparaît.
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Dans le cas le plus habituel, il y a une différence très nette de sensibilité entre les cellules de la corticale et celles de la médullaire, en sorte que ces dernières sont presque complètement respectées et que la périphérie de l’organe devient nettement plus claire que le centre. C’est l’aspect PCIe classique du <« thymus inversé ».
Cette plasticité du thymus signifie que celui-ci représente le réservoir où l’organisme met en réserve une certaine quantité de nucléoprotéides, susceptibles d’être reprises pour la consommation générale au moment où le besoin s’en fait sentir. C’est le grand régulateur du métabolisme nucléinien, surtout pour les tissus de nature ectodermique. Ces substances peuvent être utilisées soit directement sous forme énergogène, soit indirectement sous forme histiogène.