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L. La siructure du thymus

priorité du thymocyte

L’auteur partait avec des conceptions claires et des hypothèses intéressantes, susceptibles de lui servir de fil conducteur dans ses recherches; ses idées sur la nature de la cellule thymique, le thymocyte, étaient de celles-là. Il avait travaillé cette question dans le laboratoire de PRENANT et en était arrivé à penser que cet élément, né sur place, dans une ébauche épithéliale, était certainement épithélial lui-même, alors que les autres types cellulaires décrits (certains vus par lui, tels que les cellules myoïdes) apparaissaient comme accessoires, variables — et d’ailleurs inconstants —, de nature mésodermique enfin. Rejetant ainsi l’hypothèse de Joriy, Hammar, Maximow, il pouvait attribuer à la cellule thymique des caractères constants et une importance physiologique particulière et se demander ce qu’elle devient au cours des variations de volume que l’organe peut subir.

Née sur place, dans le cortex thymique, très différente en cela des lymphocytes, dont les cellules mères se trouvent en majorité dans les « centres germinatifs » de Flemming, la cellule thymique a pour ancêtres des éléments peu différenciés, à noyaux gros et clairs, donnant naissance à une lignée de cellules de plus en plus petites, à noyaux de plus en plus foncés et de plus en plus riches en basi-chromatine. La série de mitoses qui

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aboutit au thymocyte adulte mûr, s’accompagne donc d’une réduction progressive de volume des cellules et d’une condensation du noyau, les chromosomes euxmêmes étant de plus en plus colorables. C’est ce que Dusrix a appelé les « mitoses élassotiques ».

Sa vie achevée, la cellule thymique meurt aussi sur place par un double processus de caryorrhexis et de pyenose, qui se produit inévitablement au bout d’un certain temps, mais s’accentue sous certaines influences que nous aurons à analyser.

Les variations fonctionnelles du thymus

k et leur signification

On connaissait depuis longtemps l’influence que l’âge, la grossesse, le jeûne, exerçaient sur l’involution thymique et, par contre, l’action hyperplasiante d’une nourriture abondante, surtout si elle est riche en cer-

taines substances; cette hyperplasie était due à l’enri- chissement du parenchyme en cellules. En même temps, les éléments déclarés accessoires par Dusrn (corps de Hassar, pat exemple) diminuaient de nombre et d’importance, pour réapparaître au cours des diminutions éventuelles de volume.

Mais, chose curieuse, les mitoses de régénération, qui aboutissent à cette hyperplasie, s’accompagnent d’une réduction plus lente du volume des noyaux et n’arrivent pas aussi rapidement au thymocyte condensé, d’où la la présence d’une nombre plus grand de cellules dans l’organe hypertrophié, le thymoblaste gardant plus longtemps ses potentialités de cellule souche.

La régression provoquée par la puberté, les cycles saisonniers (hibernation), l’évolution sexuelle (élaboration des produits sexuels et du lait) montre que le thymus est un organe plastique, prêt à répondre à beaucoup de modifications organiques par des réactions vives et rapides. C’est pourquoi il a été choisi comme témoin de ces réactions.

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