‹ L’Acuité Visuelle: Étude Physique et CliniqueChapitre 13 sur 36 · SCENE IN CU) TT NH—eN) n—eN · texte numérisé non relu

SCENE IN CU) TT NH—eN) n—eN

ce qui est précisément la valeur du rayon r de l'œil hypermétrope. Donc, pour que l’image 1, — 1., il faut appliquer le verre correcteur sur la cornée de l'œil.

Lorsque la lentille s'éloigne de l’œil, on voit que le point K' se rapproche de la rétine, ce qui entraîne un éloignement du point [ de l’axe, et par suite une augmentation de l’image rétinienne.

Donc, dans les amétropies de courbure, les images rétiniennes des objets sont égales à celles formées, dans les mêmes conditions, dans l’œil emmétrope, mais seulement lorsque le verre correcteur touche la cornée.

On doit tenir compte de ces considérations lorsqu'on veut obtenir une mesure exacte de l’acuité visuelle des yeux amétropes de courbure. Si le verre correcteur n’est pas placé tout

RTS près de la cornée, une ligne de l'échelle d’acuité, par exemple celle qui correspond à l’acuité ?, ne correspond plus à cette valeur, puisque la grandeur des images rétiniennes produites par ces caractères dans de tels yeux n’est pas rendue égale à celle de ces mêmes caractères dans l’œil emmétrope. — Il en résulte toujours une erreur pouvant avoir une assez grande importance.

3° Amétropies d'indice.

Il existe une autre catégorie d’amétropies sphériques, celles causées par une augmentation ou une diminution de l’indice de réfraction des milieux de l'œil: ce sont les amétropies d'indice. On s’est peu occupé de ce genre d’amétropies. Nous devons cependant les prendre en considération, car elles peuvent se rencontrer. |

1° Myopie. — La myopie est produite ici par une augmentation de l'indice de réfraction n' de l'œil. On produirait un tel œil si, dans l’œil réduit de Landolt, on remplaçait l’eau par un liquide d'indice plus grand. La longueur de l’axe, la courbure de la cornée sont les mêmes que dans l’emmétropie. Les foyers de cet œil sont seuls différents de ceux de l’emmétropie. |

Fig. 8.

Appelons à la distance à laquelle le verre correcteur est placé du centre K de cet œil, et cherchons à trouver la valeur de à pour que l’image rétinienne EM(— i,) soit égale à celle de l’œil emmétrope.

à À En faisant le même raisonnement que dans le cas de la myopie de courbure, on trouve

IOXEK __IOXo

La valeur de 10 est calculée comme précédemment, Ü ù I LASER F, 9 1 + Nù

On a, par suite, FE. SNS 2 pee — ®9 (A+NÜxXÈ 1+ N5 Pour faire entrer l'indice de réfraction dans la valeur de ?,, nous allons exprimer N en fonction de cet indice n’. La formule des dioptres

dun! n'—1 EE — BP, xp r donne dans le cas actuel e r

r CE exr

En remplaçant, dans la valeur de 4, on a

PE i,.e.r "er +[n'(e—r) —e]à

Pour que 1, = t,, il faut qu’on ait

er—=e.r + [n'(e—r) —e].à, d’où on tire L zéro

= ——— — zéro.

Donc, quelle que soit la valeur de la myopie d’indice, il faudrait, pour que légalité des images rétiniennes fût obtenue, placer le verre correcteur au centre optique de l'œil, ce qui est

évidemment une impossibilité. Il en résulte que dans ce genre

— Fb — de myopie, le verre correcteur ne produira jamais sur la rétine de l’œil des images égales à celles de l’œil emmétrope. Dans le cas de l’hypermétropie d'indice, on arrive aussi au même résultat. | On ne peut done pas assimiler, au point de vue qui nous occupe, les amétropies d'indice aux amétropies de courbure. Lorsque le verre correcteur est appliqué sur la cornée, on

peut chercher la valeur de ?,. On a . LACET. 1, Xe 1e : n ne = = : == Re ER PT exXr+[n(e—r)—elr e+no—e n° 9 ñ

Puisque n' est plus grand que n, l’image ?, sera plus petite que &. Dans l’hypermétropie, au contraire, n' est < n et on a > 4 Vérifications expérimentales.

Les résultats auxquels ont conduit nos calculs ne sont pas des résultats théoriques; ils ont été confirmés par l'expérience. Landolt (1), à l’aide de son œil réduit, dont nous avons parlé plus haut, et sur les yeux d’un anisométrope, a obtenu une confirmation parfaite du calcul (il ne s’est occupé que du cas des amétropies axiles). Voici comment il a opéré avec l’œil vivant. Il a expérimenté sur un anisométrope dont l’œil droit était emmétrope, l’œil gauche hypermétrope axile. L’acuité visuelle

était de 3 à droite et de 5 à gauche. Cet anisométrope pouvait donc, en provoquant une diplopie artificielle, comparer directement les images rétiniennes que recevait l’œil hypermétrope avec celles de son œil emmétrope.

Après une atropinisation prolongée, Landolt a constaté à gauche, en plaçant le verre convexe à 13 millimètres de la cornée de l’œil, ou 13 + 2 — 15 de celle de l’œil réduit, une hypermétropie de 3136.

L’objet témoin consistait en une feuille de papier de 20 centimètres de largeur, divisée en bandes verticales alternative-

(4) De Wecker et Landolt, t. I, p. 501.

en":

ment blanches et noires, ayant chacune 1 centimètre d’épaisseur. Cet objet se trouvait à 5 mètres. En plaçant devant l'œil droit un prisme à sommet dirigé en haut, il produisait une diplopie verticale, et l’anisométrope pouvait ainsi déterminer de combien de divisions l’image d’un œil dépassait celle de l’autre.

En corrigeant l’hypermétropie à l’aide du verre convexe 3,3 à 13 millimètres en avant de la cornée, la grandeur de l’objet était exactement la même pour chaque œil. Ce qui coïncide parfaitement avec le résultat du calcul.

Nous avons aussi cherché à vérifier les résultats théoriques dans le cas des amétropies de courbure, et en particulier dans le cas de la myopie de courbure.

Pour être bien sûr d’avoir un œil myope par augmentation de la courbure cornéenne, nous nous sommes adressé à un sujet astigmate : ce qui paraît a priori paradoxal.

Nous avons pris un sujet atteint d’astigmatisme cornéen simple myopique et conforme à la règle. Son méridien horizontal était emmétrope, et son méridien vertical myope. Puisqu’un des méridiens est emmétrope, la longueur de l’œil est évidemment la même que celle d’un œil emmétrope non astigmate; la myopie correspondant à l’autre méridien est ainsi forcément une myopie de courbure. Le degré de myopie dans ce méridien vertical, déterminé par la kératoscopie et confirmé par l’astigmomètre de Javal, était de 415.

Avec un tel sujet on peut avoir un des yeux emmétropes, et l’autre myope si on n'utilise que les rayons tombant, sur l’un des yeux, dans un plan horizontal et, sur l’autre, dans un plan vertical. Pour cela, nous avons pris deux fentes de 0""7, qui ont été placées l’une horizontalement devant l'œil droit, l'autre verticalement devant l'œil gauche.

De cette façon le sujet était ramené au cas de Landolt, c'est-à-dire qu'il était rendu anisométrope : nous avions disposé des bandes verticales noires de 8 millimètres, séparées par des intervalles blancs égaux.

A l’aide d’un prisme, le sujet, qui était un étudiant en médecine, pouvait produire une diplopie verticale et amener l’image d’un œil au-dessus de l’image de l’autre.

En plaçant devant l’œil gauche un verre négatif de 445, de façon que sa distance à la cornée soit aussi faible que possible (1/2 millimètre environ), le sujet vit deux images en prolongement l’une de l’autre se superposant exactement.

Nous avons refait la même expérience en éloignant le verre correcteur à la distance habituelle, 13 millimètres, de la cornée. Le sujet accusa nettement une inégalité entre les images des deux. yeux, la plus petite étant celle qui correspondait au côté gauche. — On ne saurait vraiment demander une preuve meilleure de la correspondance qui existe entre le calcul et la réalité.

Échelles optométriques.

Les objets qui servent habituellement à mesurer l’acuité visuelle constituent ce que nous avons appelé échelles optométriques, échelles d’acuité, optotypes, test-types, etc. Un des auteurs les plus compétents dans cette question, Snellen, dit qu’en pratique la détermination de l’acuité nécessite l'emploi de figures faciles à décrire et à nommer. Les figures tant soit peu compliquées présentent un avantage sur les groupes de points, en ce sens qu’elles sont moins sujettes que ces dernières à l'influence de Péclairage. Outre cela, la manière dont le sujet examiné confond ces figures avec des figures analogues nous donne des indications sur le degré de la défectuosité de son acuité visuelle, ce qui n’est pas le cas lorsqu'il s’agit de distinguer deux points comme séparés. Les lettres sont des objets très convenables, attendu qu'avec les différences qu’elles comportent, elles présentent néanmoins une harmonie sufisante quant à la forme et à la netteté. Il est désirable d’adopter comme objets témoins une forme de lettres déterminée.

«Nous ne pouvons nous ranger, dit Snellen (1), à l'opinion » de ceux qui veulent qu’on prenne, pour base de comparaison » des différents objets témoins, la distance moyenne à laquelle » les yeux normaux peuvent les reconnaître, attendu que telle » valeur moyenne ne saurait être déterminée avec une exac- »titude mathématique. Il semble au contraire désirable » d'adopter l’angle visuel conventionnel pour base dans l’ex- » pression de l’acuité visuelle. »

() De Wecker et Landolt, Traité d’ophtalmologie, p. 476.

hr

Les premiers objets-témoins semblent avoir été imaginés par A. Smée en 1854. La même année Ed. Jaeger, de Vienne, publia des échelles d’acuité sous le nom de Schrift-Scalen. Elles se distinguent par le grand nombre de lettres de différentes grandeurs, par la finesse de l’exécution et l’harmonie de forme des caractères des différents numéros. Les grands caractères (n° 19 à 24) en lettres latines font seuls exception. Ici les intervalles qui séparent les traits des lettres les uns des autres sont relativement plus étroits que dans les petits numéros. Il y a dans ces échelles encore une lacune: Jaeger n'y a pas indiqué à quelle distance elles apparaissent sous un angle donné.

En 1869, Snellen, à Utrecht, publia une édition d’échelles d’acuité, et Giraud-Teulon, à Paris, présenta au Congrès d’ophtalmologie un modèle d'échelles régulièrement progressives. Ces deux auteurs prirent comme point de départ de leurs échelles le principe de Hooke et Porterfield: ils choisirent comme unité d’acuité celle d’un œil capable de distinguer nettement sous un angle de 5’ des caractères d'imprimerie dont l'épaisseur des traits était le cinquième de la hauteur: ce qui correspond bien à l’angle appelé par Hooke le mini mum visibile.

Cet angle de 5’ représente, d’après Snellen et Giraud-Teulon, l'acuité visuelle moyenne. Nous verrons bientôt que cet angle de 5" ne représente point l’acuité moyenne lorsqu'on a soin de bien éclairer l'échelle optométrique.

L'échelle de Snellen est formée de grosses lettres latines, carrées, dont les lignes et les interlignes ont, autant que possible, le cinquième de leur hauteur. Pour la détermination de l’acuité visuelle à distance, on se sert d’un tableau de lettres de huit grandeurs différentes, et les numéros de ces grandeurs donnent la distance à laquelle chaque série de caractères apparaît sous un angle de 5’.

La grandeur des plus petits caractères que présentent ces échelles porte le n° 6 et est telle qu’à six mètres leur diamètre

un 5% apparent est de 5’. Les caractères des lignes précédentes sont

plus grands; la valeur de l’acuité qui correspond à chaque ligne est calculée d’après la formule

0 étant la hauteur des caractères de la ligne considérée, en prenant pour unité celle des caractères qui correspondent à une acuité égale à 1. Cela veut dire, par exemple, que pour la ligne dont les caractères ont une hauteur égale à ? de la hauteur des caractères de la ligne qui donne l’acuité 1, l'acuité correspondante est de

Dans la cinquième édition des échelles typographiques qui a paru sous le titre de Optotypi ad visum determinandum, les distances sont indiquées en mesures métriques. Pour obtenir des chiffres facilement divisibles, la grandeur des lettres et des figures diffère un peu de celle des éditions précédentes, de sorte que le tableau contient les numéros suivants : 60, 36, 24, 18, 12, 9, 6. Ces objets témoins sont placés de préférence à une distance de six mètres, et l’acuité visuelle normale moyenne devient donc —$ (1).

Dans le cas où les personnes sont illettrées, Snellen se sert de simples figures carrées, les caractères d’imprimerie n'étant pas des objets faciles à décrire.

Les enfants ou les personnes qui ont de la peine à exprimer leurs impressions n’ont ainsi qu’à indiquer le côté où la figure est ouverte.

Les figures de ce genre sont, sous le rapport de la netteté, identiques aux lettres si les interlignes représentent toujours

(:) Dans certains modèles, le numéro qui devrait être marqué 9 porte le nombre 8; si on mesure la hauteur de ces caractères et qu’on cherche à quelle distance ils doivent être vus sous 5, on trouve 7 m. 66!

= ét

le cinquième de la hauteur de la figure.

Dans la 3° édition de ses échelles typographiques, les interlignes ont, au contraire, les ? de la hauteur; aussi est-il plus aisé de les reconnaître que les lettres; mais il est vrai que leur plus grande netteté peut suppléer au défaut d'intelligence des malades.

‘En Allemagne, il arrive assez fréquemment que les lettres latines ne sont pas lues par tout le monde, mais seulement les lettres gothiques. Aussi les éditions allemandes contiennent-elles un tableau composé de lettres gothiques. Les lettres gothiques compliquées sont relativement moins nettes que les lettres latines simples. On doit donc, ainsi que le recommande Snellen, pour les recherches comparatives, se servir toujours du même tableau, et indiquer dans les déterminations exactes le genre de. lettres avec lesquelles elles ont été faites.

Dans l'édition anglaise des test-types de Snellen, on trouve un tableau avec des points ronds dont le diamètre est égal à leur distance réciproque. Ils y ont été placés pour les conseils de revision de l’armée anglaise, où la mesure de l’acuité visuelle consiste à reconnaître les points ronds sous un angle inférieur à 6’. Ce sont les échelles de Snellen qui sont le plus souvent employées dans la pratique.

L’échelle de Giraud-Teulon repose absolument sur le principe du minimum separabile : les optotypes ont été choisis dans les modèles, minuscules de la typographie courante, offrant des pleins séparés par des clairs de même dimension qu’euxmêmes et offrant, en outre, les mêmes intervalles entre les lettres d’un même mot.

Les lettres courtes composant la majorité dans les mots adoptés dans cette échelle sont coupées par des lettres longues, c’est-à-dire que les lettres m, n, w, au lieu de se suivre comme dans le;:mot minimum, sont séparées par des lettres plus grandes destinées, dit-il, à rompre l’uniformité. |

Les optotypes:de Giraud-Teulon sont des multiples exacts les uns des autres, obtenus par l’amplification photographique,

PR d’où le nom de régulièrement progressive donné à l'échelle. Is sont au nombre de douze et sont pris dans la série naturelle des nombres de façon à répondre à tous les besoins de la pratique tout en évitant la superfluité ou l’encombrement.

Le numéro 1 fournit l’unité objective dans des traits pleins de 0""3, corde ou tangente de l'arc de 1’ à À mètre. (Voir le tableau p.142, G.-Teulon, La Vision.)

On peut faire certaines observations sur ces échelles (1) : .Giraud-Teulon à trop voulu ne pas s’écarter du principe de son minimum separabile. Il ne s'occupe que de l'épaisseur des traits et de leur intervalle. Les hauteurs des caractères des différents numéros ne sont en rapport constant ni entre elles ni avec l'épaisseur des lignes, si bien, comme le dit Snellen, qu’elles portent à tort le titre d'échelle régulièrement progressive. L’échelle de Giraud-Teulon est à peu près délaissée aujourd’hui.

En 1870, Burchardt, de Cassel, imagina une échelle internationale pour la mesure de l’acuité visuelle et de la portée de la vision. |

Burchardt, en communiquant sa nouvelle échelle, fit le procès aux échelles de Snellen et de Giraud-Teulon, qui ne peuvent être utilisées que pour les personnes lettrées et qu’on est obligé de reproduire. dans un grand nombre de langues en raison de la diversité des idiomes.

(1) Ce sont des mots entiers qui constituent chaque série d’optotypes, ce qui est un premier inconvénient, car, par l’habitude qu’on a acquise par la lecture, tout le monde arrive, en voyant seulement l’aspect du mot, à le deviner sans analyser les syllabes qui le forment. Les lettres longues, plus faciles à distinguer que les autres, et que G.-Teulon a employées avec intention, ne servent qu’à faire deviner encore plus facilement les mots de chaque ligne. « La majeure partie des lettres saillantes est placée à la partie supérieure de la ligne et, de plus, 24 lettres sur 25 peuvent être reconnues rien qu’à la conformation de la partie supérieure, tandis que 11 seulement jouissent de cette propriété quant à la partie inférieure. Il en résulte qu’une ligne de typographie ordinaire peut être lue presque aussi facilement et aussi vite en couvrant les 2/3 inférieurs qu’en la laissant découverte tout entière.» (Armaignac, Revue cliniq. d'oculistique du Sud-Ouest, nov. 1880.) : Il nous semble, d’après cela, que les mots doivent être rejetés d’une échelle

d’acuité. l |

2e GS

De plus, Burchardt fait remarquer qu'il est très difficile d'obtenir des échelles typographiques dont les dimensions soient celles qui sont prescrites par chaque auteur. Celles de Snellen, pas plus que celles de Jaeger, ne sont exemptes de cette imperfection. Nous sommes de cet avis, et nous verrons que ces critiques sont exactes.

Tout cela déeida Burchardt, en 1867, à composer, à laide de groupes de points noirs, des épreuves exemptes de ces imperfections : il s’est servi de la photographie. Une série d2 points de O0" séparés de 0""1, vus à 60 centimètres» apparaissent comme une ligne égale et unie; à 20 centimètres, la ligne paraît tortueuse; à 16 centimètres, on peut compter les points : alors seulement l’œil a la faculté de distinguer nettement chaque point de son voisin. Cette faculté, Burchardt l'appelle le criterium de la vision.

La mesure de l’acuité est donnée, dans ces épreuves, par le rapport existant entre les distances des objets à l’œil et l’intervalle qui les sépare les uns des autres, ou bien encore par l'angle sous lequel cet intervalle devient appréciable à la vue. Le rapport déterminé par Burchardt est de 1/1000, et l'angle est de 215. Burchardt conclut qu'il convient de fixer un angle de 215 comme équivalent de l’acuité visuelle normale. Ce résultat est très différent de celui de Snellen et Giraud-Teulon, puisqu'il correspond à un angle presque moitié moindre!

Burchardt a cherché des échelles qui offrissent les conditions désirables pour que la détermination de l’acuité fût possible sans le secours de lunettes, qui donnent aux myopes une acuité plus petite qu’elle ne l’est en réalité. Mais il lui a été matériellement impossible d'exécuter des épreuves d’une finesse telle que la mensuration de l’acuité pût toujours se faire sans l’aide de lunettes chez les myopes dont le punetum remotum est en deçà de 16 centimètres. Ce point est important, car il montre que seul l’optomètre est capable de faire la mesure de l’acuité vraie d’un œil.

Ste

Les échelles de Burchardt, qui, d’après l’auteur, semblent idéales, ont cependant des inconvénients signalés par Fürst, de Memel (1). Ces épreuves ne permettent pas de se passer de verres pour la détermination de l’acuité visuelle chez les hypermétropes, les astigmates et les myopes supérieurs à 1/16. Pour la simulation de la myopie, elles ne permettent de la reconnaître qu’en faisant én même temps usage de l’atropine. La plupart du temps l’usage des échelles ordinaires sera préférable.

D'autre part, Seggel (?) trouve que l'échelle de Snellen a des avantages sérieux sur celle de Burchardt.

M. Steiger, de Genève (3), dit que le dénombrement des points dans les échelles de Burchardt est parfois très compliqué, surtout pour des individus peu intelligents; il prend beaucoup de temps; enfin, certains groupements sont plus faciles à déchiffrer que d’autres.

Les épreuves de Burchardt sont encore critiquées par M. Guillery ({), qui prétend que les points, quoique augmentés proportionnellement aux distances, donnent des résultats inexacts, parce qu’en même temps Burchardt augmente l’écartement : les résultats sont trop favorables aux gros numéros.

Échelle du prof. Monoyer. — Une échelle qui mérite une place importante dans la classification des échelles optométriques est celle du professeur Monoyer. Elle a été présentée à l’Académie des sciences en 1875 ($).

C’est une échelle décimale d’acuité. Elle comprend 10 numéros ou échelons. Les dimensions des caractères qui composent les divers numéros de cette échelle ont été calculés de manière que l’ensemble des 10 numéros représente la’ série complète des dixièmes d’acuité visuelle de 4 à 10 ou de 0,1 à 1.

(:) Ann. d’ocul., t. LXVI, 1871, p. 36.

() Ann. d’ocul., t. XCIV, 1885, p. 157.

() Arch. ophtal., t. XII, p. 778.

(:) Rev. gén. d’ophtal., p. 504, 1891.

(5) Comptes rendus, t. LXXX, p. 1137.

Chacun des numéros correspond à un nombre exact ‘de dixièmes de l’acuité normale prise pour unité: ce nombre étant donné par le rang que le numéro occupe dans l’échelle, l'intervalle entre deux numéros consécutifs est donc constant et égal à 4 de l’acuité normale : il n’y a point de lacune, tandis que dans les autres échelles l'intervalle est variable.

L'échelle de Monoyer fait aussi connaître sans aucune manœuvre ni calcul auxiliaire l’acuité visuelle avec une approximation constante de -; en même temps la fraction décimale remplace la fraction ordinaire. On voit que le principe qui a servi de base à la construction de cette échelle consiste uniquement dans l'application du système décimal à la mesure de l’acuité visuelle; ainsi se trouve justifiée la qualification de décimale que Monoyer a donnée à son échelle. Elle est construite pour la distance de 5 mètres.

Monoyer a adopté, à l'exemple de Green, auteur d’une échelle typographique dont nous allons parler, les caractères antiques. L'auteur trouve que ce genre de lettres majuscules se prête mieux que les égyptiennes aux exigences multiples et souvent opposées de l’esthétique, de l’uniformité des rapports géométriques, d’une égale facilité à être reconnues. Quoique ces lettres soient formées de traits d’égale épaisseur dans toutes leurs parties, nous dirons plus loin ce que nous y trouvons de défectueux.

Il est à remarquer dans cette échelle que les plus gros caractères, au lieu d’être en haut comme dans les autres, se trouvent à la partie inférieure, les plus petits étant les premiers à partir du haut. Il nous semble que la disposition adoptée par Snellen est préférable, car il est plus commode de faire commencer la lecture des caractères par le haut plutôt que par le bas.

M. de Wecker à fait éditer des échelles métriques, en 1877, reliées en un petit volume que Snellen appelle un recueil d’échelles optométriques. M. de Wecker ajoute (1) : « C’est avec

(1) De Wecker et Landolt, t. I, p. 479.

ee, raison que M. Snellen désigne la collection de mes échelles métriques sous le nom de Recueil et qu'il fait ressortir que l'éditeur, l’imprimeur et même le relieur sont appelés à jouer le rôle le plus important. »

Cette édition, arrangée d’après le principe de Snellen et Giraud-Teulon, contient les numéros 50, 40, 30, 20, 45, 10, 7,5, 9, 2,5, on y trouve une table de lignes parallèles, des séries d'épreuves pour la lecture, des carrés ouverts d’un côté pour les personnes illettrées, etc.

L’échelle que Maurel à fait construire (!) pour déterminer acuité visuelle sous le rapport de l’aptitude professionnelle des soldats et des marins repose sur l’emploi de la première méthode de mesure de l’acuité, c'est-à-dire sur la constance de l’objet et la variation de la distance de l'œil à l’objet. Elle est formée de lettres dont les traits ont 3 millimètres et dont la hauteur est quatre fois plus grande, soit 12 millimètres. Elle porte cinq lignes sur fond de couleur variable : noir, blane, bleu, rouge, jaune. On fait varier la distance à partir de 15 mètres jusqu’à ce que le sujet examiné puisse épeler toutes les lettres d’une ligne.

D’après un grand nombre de mesures, Maurel trouve que l'image rétinienne correspondant à l’acuité normale est de 0,004, qui donne un angle de 50” au lieu de 1’, comme l’ont adopté Snellen et G.-Teulon. Ce à quoi G.-Teulon répond qu’il n’admet pas la réduction à 50”, parce que les lettres majuscules de M. Maurel sont espacées largement ; d’après lui, cette disposition n’est pas sans vicier notablement les résultats : nous verrons qu'il n’en est rien. Cependant Giraud-Teulon reconnut qu’il était bon de diminuer l'étendue de l’arc rétinien, évalué d’abord par lui à 0,005, en conséquence de la distance du deuxième point nodal à la rétine, qui, au lieu de 17 millimètres, doit être prise égale à 15 millimètres.

En 1888, Parinaud (?) a construit aussi une échelle d’a-

(1) Ann. d’ocul., t. LXXXI, p. 100.

(2) Bull. de la Soc. fr. d’ophtal., 1888, p. 237. .

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EN séries successives des lettres plus petites ou plus grandes, selon le sens de la rotation, se découvrent par l'apparition d’une lettre unique alternativement dans les ouvertures supérieure et inférieure du disque fixe antérieur, Le mouvement du disque à lettres fait apparaître dans l'ouverture du diaphragme, maintenant fixe, les dix lettres qui représentent la même acuité visuelle; le mouvement de chacun de ces deux disques embrasse 180°.

Les disques sont mis en mouvement par des électro-aimants ; la force électromotrice est fournie par deux éléments Leclanché.

La valeur de l’acuité visuelle est imprimée sous chaque lettre apparente, et le médecin arrive vite à reconnaître l’acuité qui correspond à chacune des lettres.

L'avantage que Carl trouve à son appareil, c’est l’économie de temps; en outre, le nombre des lettres dont on peut disposer est plus grand que sur la plupart des tableaux en usage. ..Nous trouvons l'appareil ingénieusement conçu; il doit être d’un maniement commode; mais, vraiment, la mesure de l’acuité se trouve bien compliquée, quand, à l’aide des échelles ordinaires, elle se fait si bien. Cet appareil ne répondait, croyons-nous, à aucun desideratum. Ceux qui croient à la grande importance de l’observation du minimum separabile dans les échelles peuvent donner libre cours à leurs critiques, puisque, dans cet appareil, il n’apparaît qu’une lettre isolée chaque fois : on ne peut plus comparer la largeur de la lettre à l'intervalle de deux lettres. La mesure de l’acuité n’est cependant pas erronée par cet isolement des lettres.

Steiger (1), de Genève, recommande les échelles optométriques composées simplement de crochets ou carrés ouverts d’un côté, tels que les ont utilisés déjà Snellen et de Wecker. Il en déclare la lecture très facile; leurs dimensions reposent sur le principe de Snellen. Il se sert de deux tables : l’une

(1) Arch. d'ophtal., t. XI, p. 778.

M pour à mètres, l’autre pour 25 centimètres. Les séries, au nombre de vingt, sont toutes numérotées; elles portent en outre à gauche un chiffre indiquant la distance de déchiffrement pour un œil normal, à droite les fractions décimales indiquant l’acuité visuelle correspondant à chaque série, lorsqu’elle est déchiffrée à 5 mètres ou à 25 centimètres. Enfin, un tableau annexé à ces échelles permet de trouver rapidement la fraction d’acuité correspondant à un numéro donné pour une distance de déchiffrement différente de la normale. Mais Steiger fait précéder la description de son échelle des considérations suivantes :

1° La plupart des auteurs emploient des lettres pour la mesure de l’acuité à distance; des lettres, des chiffres et un texte continu pour l'examen de près. Or, les caractères typographiques sont, pour Steiger, incapables de donner une mesure exacte (?). Il rappelle l'influence considérable qu’exerce sur la lisibilité des épreuves typographiques la culture de l’examiné, surtout lorsqu'il s’agit de la lecture d’un texte continu ou même simplement de mots. Cette observation est très juste.

9° Tous les systèmes qui supposent la connaissance de la lecture exigent pour l'examen des illettrés des signes spéciaux, ce qui provoque un dualisme dans les résultats, qui en empêche la comparaison.

3° Aucune des échelles typographiques actuelles ne répond réellement au postulatum que chaque trait de chaque caractère doit apparaître sous un angle donné, à la distance prescrite pour chaque caractère. Cette critique est d'accord avec les recherches de Bellarminow. .

4° Tous les systèmes proposés ont pour la détermination de V à distance d’autres lettres que pour la vision rapprochée : de là, il résulte que les mesures de loin et de près ne peuvent être comparées entre elles.

5° La plupart des échelles pour la distance finissent trop tôt en bas et ne permettent plus la détermination de très bonnes acuités à 5-6 mètres. Pour Steiger, les acuités supé-

rieures à À sont assez fréquentes, surtout chez les enfants (?).

6° Toutes les échelles pour l'examen de près ont toutes le même défaut, car, pour un remotum très rapproché, la détermination devient impossible, ou du moins entraine de nombreuses erreurs. M. Steiger rappelle qu'un myope d’un degré élevé ne supporte pas aisément la correction totale où approximative de sa myopie, qui seule pourrait nous permettre de connaître son acuité exacte. On est obligé de l’examiner à la distance de son remotum ou d’un remotum artificiellement produit par la neutralisation partielle de son amétropie. Or, dans ces conditions, on obtient une acuité visuelle trompeuse, surtout avec des échelles dont les plus fins numéros se lisent par un œil normal à 30 centimètres.

Si nous avons donné toutes ces remarques de M. Steiger, c'est que nous les trouvons généralement bien fondées, et nous partageons ses critiques. (

Mais l’auteur qui a étudié par des recherches précises les différentes échelles d’acuité, c’est Bellarminow (!); par ses -déterminations, il se distingue des autres auteurs critiques. Il semble avoir adopté la maxime : Acta, non verba, un peu oubliée par ceux-là. Bellarminow a examiné les principales échelles typographiques au point de vue de l’exactitude des traits et des hauteurs des lettres.

La détermination de la largeur des traits des objets- types a été faite par l’ophtalmomètre de Helmholtz.

Il a rencontré dans chaque échelle une différence de 5” à 10”. Plusieurs des lettres de ces échelles ne sont pas vues sous Vangle de 60°. Cette différence a été de 11”, 18°, 20” en plus ou en moins.

D'ailleurs, voici quelques-uns de ses résultats :

Échelle Snellen (en mètres): Sur 10 lettres examinées, il yena6 inexactes ; la différence s'élève jusqu’à 19”.

RER AR LL Et Un Le né ALES AE

() Rev. gén. d'ophtal., 1886, p. 142.

QU ee

Échelle Monoyer : Sur 16 lettres, 13 inexactes ; la différence est en moyenne de 8"5, mais les traits des lettres sont bien faits.

Échelle de Wecker: Sur 10 lettres, 5 inexactes; différence, 10”.

Échelle Galezowski (fond noir): Sur 10 lettres, 6 inexactes : différence, 5"8.

Échelle russe d’Adamük (fond noir): Sur 142 lettres, 7 inexactes; la différence atteint 15". De plus, les traits des lettres sont inégaux.

Cette différence entre l’angle sous lequel les traits ou les lettres devraient être vus et l’angle sous lequel ils sont vus réellement explique le fait souvent constaté, à savoir que les lettres d’une même ligne ne se voient pas également.

Bellarminow propose, avec raison, de ne se servir que des lettres exactes dans une échelle, les autres étant recouvertes d’un carré de papier. On comprend, sans que nous insistions davantage, de quelle importance sont ces déterminations, qui sont précises, étant donnée la sensibilité de l’ophtalmomètre de Helmholtz. Bellarminow adresse seès reproches surtout aux

typographes.…

La mesure de l’acuité visuelle à exercé la sagacité des ophtalmologistes, comme on vient de le voir, au point de vue de la construction des échelles dont nous venons de donner un aperçu.

Mais on a aussi discuté sur un autre point plus grave, puisqu'il est relatif à une modification à apporter dans l’expression de la valeur de l’acuité visuelle.

Vierordt (1),.en 1863, a avancé que les aéuités visuelles sont inversement proportionnelles aux carrés des images rétiniennes et non pas à leur simple diamètre. En sorte que pour exprimer

la valeur de l’acuité, au lieu d'écrire V = 3 OU %s on’aurait

vie

@) Arch. f. Ophtalm., t. IX, IT, p. 219.

Une échelle basée sur ces vues de Vierordt fut construite en 1869 par J. Green (1).

Les différents numéros des caractères sont entre eux dans un rapport de grandeur déterminé et représentent ainsi une progression géométrique. Il propose pour raison de la progression 0,5 — 0,795.

Avec une échelle ainsi construite, il faut pratiquer toutes les déterminations d’acuité à une même distance.

Green a choisi les caractères antiques au lieu des caractères latins de Snellen; c’est ce qu’a fait aussi le prof. Monoyer.

Il ne fait entrer dans son échelle, pour obtenir plus de ressemblance entre eux, que les caractères C DEF GHIJL O P Q TU. — Nous reviendrons sur cette question du choix des lettres.

‘Enfin, le prof. Javal, de Paris, a adopté les idées de Vierordt ét de Green, dont il s’est fait un des plus brillants défenseurs.

Dans son Essai sur la physiologie de la lecture (?), Javal dit que l’acuité visuelle décroît en raison inverse du carré des dimensions linéaires des lettres qui sont perceptibles à une distance donnée, ou bien que l’acuité visuelle doit être mesurée proportionnellement à l’inverse des surfaces des lettres-objets et non pas au moyen des rapports de leurs dimensions linéaires.

L’argumentation de Javal est la suivante : Supposons que dans un certain œil les éléments sensibles soient, pour une surface donnée, quatre fois moins nombreux que dans l'œil normal; il est évident que lacuité visuelle de cet œil est le quart de la normale. Or, dans ce cas, une lettre du groupe II, qui est deux fois plus grande, mais dont la surface est quadruple, affectera précisément le même nombre d'éléments que dans l’œil normal.

Giraud-Teulon a beaucoup combattu cette manière de voir, et voici ce qu'il répond (#) : « Ce n’est pas à la perception dans

(1) À new series of test-types..….

@) Ann. d’ocul., t. LXXX, p. 146.

@) Ann. d’ocul., t. LXXXI, p. 218.

— (— son ensemble ni à la sensibilité élémentaire que se rapporte l'argumentation de Javal, mais exclusivement à la faculté de distinguer (isolatrice). Car quel que soit le nombre des éléments rétiniens, n'y en eût-il même qu’un seul, la sensibilité propre peut être la même. Aussi ce que le raisonnement de Javal contient d’évident, ce n’est pas que la sensibilité élémentaire ou d'ensemble même y soit le quart de la normale, c’est que l’angle du minimum separabile est le double de l'angle normal.

» Ce que Javal a raison de dire, c’est qu’à un angle double du minimum separabile correspondra une surface de l’optotype quadruple de celle de loptotype n° 1. El suit de là qu’au lieu d’énoncer que l’acuité visuelle en un tel cas est le quart de la normale, il fallait simplement dire que la faculté de distinguer les objets était la moitié de la normale. » Ce qui revient à dire que « pendant que l’acuité visuelle suit la progression inverse simple de la tangente de l'angle visuel minimum, à cet angle correspond, dans chaque cas, une surface ou un nombre d’éléments photoesthésiques qui croissent comme les carrés des dénominateurs de la dite série, laquelle devient alors

À À 5} 4, ri 9” 16° .., 100’ ete.

au lieu de | 1 - . ” a elc » 9 3 & + 10 LC.

En sorte que si l’acuité visuelle classique a pour expression | d 1h

la sensibilité élémentaire de la rétine S devra avoir pour mesure

» Pendant que l’angle du minimum separabile suit une progression simple, linéaire, la sensibilité élémentaire suit, dans ses degrés, la série des carrés des termes de la précédente. En

PRE | d'autres termes, pour un effet égal produit sur le sensorium, à un angle double correspondent, soit, à sensibilité égale, un éclairement quatre fois plus petit, soit, à éclairage égal, une sensibilité élémentaire quatre fois plus faible. »

Quoi qu’il en soit, on doit, d’après Javal, mesurer l’acuité, non par la grandeur linéaire de la plus petite image ou du plus petit objet correspondant dont la forme est encore distinguée, mais par la surface occupée par cette image ou par l’objet qu’elle reproduit.

Meyer, dans la séance du 11 mai 1888 de la Société française d’ophtalmologie, répondit à M. Javal, qui regrettait que les degrés des échelles d’acuité ne soient pas établis suivant une progression géométrique, que « la critique des échelles actuelles que M. Javal venait de prononcer ne pouvait faire oublier qu’elles sont devenues depuis plus de vingt-cinq ans un moyen précieux, commode et universellement adopté de déterminer VA. V. — Les échelles actuellement en usage pour la constatation clinique de l’acuité visuelle servent très utilement soit pour déterminer et noter les modifications de la vision survenues chez le: même malade, soit pour nous faire comprendre dans nos publications ».

À propos de l’opportunité des échelles de-Javal, le professeur Imbert s’exprime ainsi : « En résumé, donc, il nous paraît superflu de rien changer aux principes de la graduation des échelles d’acuité actuellement en usage, en leur faisant subir les modifications indiquées par Javal et.Green. » Nous nous rallions complètement à cette opinion, d'autant plus qu'il ne faut pas oublier que la base même de la recherche de l'acuité est dans la détermination d'un angle.

Récemment, Guüillery (1) a construit une échelle ressemblant à celle de Burchardt, mais basée sur les idées de Vierordt. Il est parti du principe suivant: un point qui, à à mètres, est reconnu sous un:angle de 50", a un diamètre de 1219; le

(1) Rev. gén. d’ophtal., 1891, p. 504.

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