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point suivant aura deux fois la surface de 1, le suivant trois fois, etc. La vision correspondante sera donc de 1, 1/2, 1/3, etc. Guillery a pris comme objet-type un point inscrit dans un carré, et le sujet doit en indiquer la place. M. Steiger dit que ces échelles pèchent par le principe : la perception du plus petit point noir sur fond blanc dépend beaucoup plus du sens lumineux que du sens des formes; de plus, Guillery a basé là construction de son échelle sur les idées de Vierordt qui paraissent encore discutables.
Moyens autres que les échelles optométriques utilisés pouï déterminer l’acuité visuelle.
Un procédé simple a été préconisé par Lawson (!) pour arriver à trouver la valeur de l’acuité des jeunes enfants. On dépose dans un plateau des graines différentes mélangées : graines de chanvre, de canari, de millet, de colza, de lin et d'oiseau. On choisit une graine de chanvre et, après avoir couvert un œil, on invite l'enfant à choisir dans le plateau un grain semblable. Si l'enfant s’acquitte bien de sa tâche, on répète la même opération avec un grain plus petit, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on arrive au grain d’oiseau qui correspond assez bien à la lettre I des test-types de Jaeger. — Ce procédé est assez ingénieux, mais nous nous demandons si l’auteur n’aurait pas pu mieux préciser ce qu'il appelle grain d’oiseau; en second lieu, il n’indique pas à quelle distance on fait placer l’œil à examiner. — De plus, pour une même espèce de grains, on sait que tous ne sont pas de la même grosseur. Toutes ces considérations font que le procédé est loin de donner des mesures exactes ; il méritait cependant d’être signalé.
Pour déterminer l’acuité des troupes de l’armée, Beaumeister (2) a essayé plusieurs moyens simples : la reconnaissance des bandes de sous-officiers, ou bien la distinction d’un disque
(t) Ann. d’ocul., 1881, t. LXXXV, p. 162.
() Ann. d’ocul., t. LXX VII, p. 189.
EL, de but d’après un modèle réduit; ces deux moyens ont été indiqués par Burchardt; Beaumeister trouve que la valeur de V dépend de l'éclairage, qui n’est pas proportionnel à la distance; il pourrait en dire autant de toute échelle. — IL à utilisé, comme étant le meilleur moyen, le projet de Schmidt, Rimpler et Peltzer, dans lequel l’acuité visuelle est déterminée dans les exercices de tir (?).
Le prof. Charpentier ({) a indiqué un moyen très commode pour apprécier l’acuité visuelle : il recommande l’usage de carrés alternativement blancs et noirs; les carrés de damier offrent le grand avantage de présenter un type uniforme à éléments également espacés et de pouvoir être employés par les gens qui ne savent pas lire. La distance à laquelle l'œil peut différencier ou compter les carrés donne la mesure de V. Par cet examen, toutefois, dit l’auteur, on n'obtient que l’acuité visuelle de la rétine d’un individu par rapport à celle d’un autre individu; on n'a donc qu’une valeur relative et non pas une valeur absolue.
Macé de Lépinay et W. Nicati (?) se servent, au lieu des caractères d'imprimerie, d’un signe de même forme générale, constitué par trois traits horizontaux, noirs sur fond blanchi à la céruse, de 5 millimètres de longueur, distants de 1 millimètre et larges d'autant. D’après les conventions faites, c’est-à-dire lorsque l’observateur voit l’intervalle de deux traits consécutifs sous l’angle de 1”, V — 1. Pour mesurer l’acuité d’un observateur placé à n mètres du signe employé, ils se servent de la formule
Nous devons encore indiquer comme moyen de mesurer l’acuité visuelle le procédé des optomètres, parmi lesquels l’optomètre de Badal mérite de tenir la première place.
Nous supposons cet appareil connu du lecteur : dans le cas
G@) Arch., 1881, t. I, p. 633.
€) Journ. de phys., 1882, p. 33.
où l’on voudrait revoir sa théorie, nous renvoyons aux Annales d’oculistique (t. LXXV, p. 1 et 102). Si nous considérons un œil emmétrope dont le premier point nodal (ou le centre optique pour l’œil réduit) coïncide avec le foyer postérieur de la lentille de l’optomètre, un objet qui se déplace sur laxe depuis la lentille jusqu’à l'infini a pour caractéristique de son image une droite passant par le foyer postérieur de la lentille et en même temps par le centre optique de l'œil. Quelle que soit done la place de cet objet, l’angle sous lequel il est vu par l'œil, après réfraction à travers la lentille, reste constant : cet angle est le même que si l’objet était immobile et placé dans le plan principal de la lentille.
Ce que nous venons de dire d’un objet quelconque se rapporte aux caractères de l'échelle d’acuité dont une réduction photographique se trouve devant la lentille.
On comprend aisément que la mesure de l’acuité puisse être faite avec l’optomètre de Badal, puisque, par la photographie, on peut donner aux caractères une hauteur telle qu’ils soient vus sous le même angle que si l'échelle était placée à 6 mètres; de plus, le résultat de la mesure est le même, que l’œil emmétrope soit au repos ou qu'il aecommode.
Tout se passant comme si l'échelle était dans le plan principal de la lentille, la distance est la même pour tous les yeux et égale à 63 millimètres : le rapport de la grandeur 0’ des lettres vues sous l’angle de 5’ à la grandeur o des lettres lues par l’œil examiné représente la mesure de l’acuité. C’est donc la seconde méthode (V. p. 29.)