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une de 300 mètres, du moment que l’angle qui mesure l’acuité est le même dans les deux cas.
Une seule cause pourrait produire une différence : c’est la plus ou moins grande transparence de l'air, qui peut être troublée par des poussières ou de la vapeur d’eau.
L'expérience intéressante de M. Gayat prouve que nous avons raison de dire que la majorité des yeux physiologiques ont une acuité voisine de 2 à un bon éclairage (c'était bien le cas où s’est placé M. Gayat), que la détermination soit faite à » mètres ou à 300 mètres.
el RTE [FFM F F5 r Acuité vraie et acuité apparente des amétropes, -
| Nous avons défini l’acuité visuelle l'inverse du plus petit angle sous lequel .un œil peut encore distinguer la forme d'objets donnés, et nous avons vu que la valeur de cet angle correspondant à l’unité d’acuité avait été prise égale à 1". Les échelles d’acuité sont construites sur cette base. __ Or, comme l’a fait remarquer M. Badal (1), lorsqu'un œil amétrope est corrigé, l'angle correspondant à une série donnée de l'échelle d’acuité n’est plus le même que dans le cas d’un œil emmétrope. Le verre correcteur, en produisant l'égalité des images rétiniennes, a pour effet de diminuer cet angle dans la myopie et de l’augmenter dans l hypermétropie. " Si, au contraire, l’œil. amétrope n'était pas corrigé, à une même lettre correspondrait le même angle dans tous les yeux (voir fig. 2.et fig. 3). | $ En présence de la perturbation apportée par linterposition du verre correcteur, on est en, droit de se demander s’il ne vaudrait pas mieux prendre pour mesure de l’acuité la grandeur des images rétiniennes au lieu de l’angle visuel. On peut, en effet, concevoir que la mesure de l’acuité soit faite en prenant pour unité celle d’un œil qui distinguerait nettement un objet dont la grandeur de l’image rétinienne serait par exemple 0,004, Dans ces conditions, la mesure de V se, ferait . toujours en produisant légalité des images rétiniennes. tr
(1) Soc. d’ophtalm. et de laryng. de Bordeaux, séance de mai 1893.
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Nous pensons qu’il est inutile de changer la méthode de détermination de l’acuité, mais qu’il est utile de séparer la mesure faite en laissant l'angle constant pour tous les yeux, de la mesure faite avec modification de l’angle visuel.
L’acuité qui, chez les amétropes, correspond à la constance de l'angle visuel, est celle que possède l'œil amétrope quand il n’est pas corrigé, l’image rétinienne étant cependant nette. Pour cela, il faut que cet œil reçoive les rayons émanant des caractères de l'échelle d’acuité, comme si elle était à son punetum remotum, sans que, pourtant, la valeur de l’angle soit autre que celle qui correspond à la distance habituelle de la mesure de l’acuité (5 ou 6 mètres). Ces deux conditions sont parfaitement réalisées avec l’optomètre du prof. Badal.
L’acuité d’un œil amétrope déterminée en conservant l’angle constant est celle qu’a cet œil sans le secours de son verre correcteur, celle qui n’est due qu’à lui seul : nous proposons de l’appeler acuité vraie de l’œil amétrope.
Au contraire, lorsque l’amétropie d’un œil est corrigée, les images rétiniennes sont égales, mais l’angle sous lequel un même objet est vu varie : l’acuité qui correspond à des angles visuels variables, celle que paraît avoir l’œil muni de son verre correcteur, nous proposons de l’appeler acuité apparente de l’œil amétrope.
L’acuité vraie d’un œil amétrope a plus qu’un intérêt théorique : c’est celle dont, par exemple, un œil myope se sert lorsqu'il lit des caractères placés à son remotum sans le secours de ses lunettes, ce qui arrive souvent à de tels yeux.
Il nous semble que c’est cette acuité vraie, due à l'œil luimême et rien qu’à lui, qui doit entrer en ligne de compte lorsqu'on étudie la variation de l’acuité avec l’âge, et non pas l’acuité apparente qui est due au système dioptrique formé par la lentille correctrice et l’œil. |
Nous allons calculer, élémentairement, quelle est la relation qui existe entre ces deux acuités.
PR ee 1° Amétropies axiles.
1° Myopie. — Considérons un œil myope dont le centre optique est K; l’objet AB, le plus petit que l'œil puisse distinguer, produit sur la rétine de cet œil non corrigé une image rétinienne MM' qui sera nette si, par un dispositif approprié (optomètre de Badal), l’œil voit l’objet comme étant à son punctum remotum, mais sous l’angle AKB égal à celui sous lequel l’objet serait vu à distance.
Fig. 9.
Lorsque l’œil est muni de son verre correcteur, la même portion de la rétine correspond à un objet de grandeur différente de AB; puisque le verre correcteur produit l'égalité des imagés rétiniennes, l’objet qui fournit, l’œil ‘étant corrigé, l’image MM’, a une grandeur telle que dans l’œil emmétrope il produit une image rétinienne EE'— MM; il suffit donc de Joindre E’K et on a l’objet A'B © AB. Nous allons calculer la valeur de l’acuité vraie dé cet œil myope, en fonction de son acuité apparente. s
L’acuité apparente, c'est-à-dire celle que possède l’œil quand il est muni du verre correcteur, est