‹ L’Acuité Visuelle: Étude Physique et CliniqueChapitre 26 sur 36 · meme 1,25.V · texte numérisé non relu

meme 1,25.V

2° Iypermétropie de courbure.

DEGRÉ DE L'HYPERMÉTROPIE. VALEUR DE Nes

TÉRRNRS |: 1,625. V

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Si, avec ces valeurs, on construit une courbe pour chaque genre d'hypermétropie, on obtient la représentation graphique de l'influence des verres correcteurs sur l’acuité des hypermétropes. (Voir la figure précédente.) Les ordonnées de l’hypermétropie de courbure sont plus grandes que celles de l’hypermétropie axile : c’est l'inverse de ce qui a lieu pour la myopie.

Pour expliquer, dans le cas des amétropies axiles, l'influence des verres correcteurs sur la valeur de l’acuité visuelle, Knapp admet comme étant démontré que le nombre des éléments rétiniens est le même dans tous les yeux; en sorte que dans l'œil hypermétrope les éléments sont plus ramassés, et dans l'œil myope plus écartés. Par conséquent, dans l’œil hypermétrope, l'étendue limitée sur la rétine par le même angle contient plus d'éléments sensibles que dans l’œil emmétrope ; par suite, la même grandeur d’image rétinienne aflecterait plus d'éléments et serait vue plus distinctement et agrandie : les verres convexes augmentent donc la puissance de perception. Pour la myopie, Knapp trouve que ce doit être le contraire.

Cette explication ne peut guère être admise, car les images rétiniennes considérées dans la mesure de l'acuité se forment sur la macula, dont les dimensions doivent peu varier ; de plus, pour les amétropies de courbure dans lesquelles la surface rétinienne ne change pas, il est impossible de faire cette hypothèse.

Widmark, de Stockholm, a aussi étudié l'influence des verres correcteurs sur l’acuité visuelle (apparente); il ne s’est occupé que de la myopie, sans rechercher si elle était axile ou de courbure. Dans ce but, il a étudié l’acuité des élèves des écoles de Stockholm, et il a tracé la courbe (que nous reproduisons) en prenant pour ordonnées les différentes valeurs de V, et pour abscisses les degrés successifs de myopie depuis 0 jusqu’à 8 dioptries. Gette courbe montre que l’acuité de ces

Acuité moyenne correspondant à des degrés divers de myopie.

| 1 2 8 À Tres 7 8 dioptries.

yeux myopes corrigés va en diminuant assez régulièrement jusqu’à 4 dioptries ; de 445 à 8 dioptries, elle subit des fluctuations très irrégulières. Widmark (!) n’explique pas cette bizarrerie de forme de sa courbe qui représente des moyennes. On est étonné, en effet, a priori, de ce que la variation de l’acuité soit aussi capricieuse entre 415 et 8 dioptries.

L’explication de ce résullat assez intéressant se trouve dans l'examen des courbes que nous avons tracées plus haut, et qui représentent la variation de l’acuité des yeux myopes corrigés avec le degré de myopie.

Si on rapproche la courbe de Widmark des nôtres, on voit que les points qui correspondent à 445, à 6 dioptries et à 8, se rapportent à la variation de l’acuité pour les myopies de courbure; qu’à 5%5 et à 7 dioptries, les points de la courbe de Widmark se rapportent à des myopies axiles.

L'explication tirée de la comparaison des courbes construites d’après nos calculs avec celle de Widmark paraît être celle-ci : les myopes examinés ayant 4%5, 5, 6 et 8 dioptries de myopie étaient en grande partie des myopes de courbure ; au contraire, ceux de 545 et de 7 dioptries étaient des myopes axiles. Quant aux myopies de 1 dioptrie à 4%5, elles étaient en grande partie des myopies axiles.

Les déterminations épées pouvant être interprétées par les résultats fournis par nos calculs, ceux-ci acquièrent par là même plus qu’une importance théorique.

Berry (?) a fait également un grand nombre de déterminations * pour savoir. de juelle façon varie l’acuité. avec les amétropies

axiles; il arrive à à cette conclusion qué l’acuité visuelle (appa- ‘rente) après correction complète. dé l'amétropie est inférieure É dans la myopie àr acuité des emétropes, et Fque dans r hyper. métropie elle lui ‘est supérieure. Je a, “ D'autre part, Seggel Q@2 ayant déterminé. Vacuité fisuelle

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ee) Rev. gén. “d'ophtatr: : 1887, p: : 36: AU NE RTE | RARES - @) Rev. gén: d'ophtalm., 1887, p. 39: * dé : - RE "2 6) Ann. d’ocul., t. XCIV, p. 157.

sur 1,560 soldats de 20 à 25 ans, a trouvé que chez les myopes l’acuité (apparente) est plus faible que chez les emmétropes, et qu’elle descend proportionnellement au degré de la myopie (résultat conforme à notre courbe); mais, contrairement aux recherches de Berry, il trouve que l’acuité des hypermétropes est, elle aussi, plus faible que chez les emmétropes. Ce résultat contradictoire est expliqué par les déterminations de Nimier (1). Celui-ci, en effet, se basant sur l'examen de 1,116 yeux hypermétropes, à reconnu qu’il y avait une diminution de l’acuité chez beaucoup de ces yeux : ce qui tient à ce que, comme il l’a constaté très souvent, l’œil hypermétrope est, de plus, astigmate. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les raisonnements faits sur les amétropies sphériques ne Ur quent plus à l’astigmatisme.

C'est de la même façon qu’on ne peut pas appliquer ce que nous avons établi pour la myopie physiologique stationnaire, à la myopie progressive ou véritable état pathologique du fond de l'œil.

(2) Rev. gén. d’ophtalm., 1890, p. 379.

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