‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 138 sur 196 · JOURNAL DE SUZANNE PITT · texte numérisé non relu

JOURNAL DE SUZANNE PITT

Pendant lés années suivantes, de grandes épreuves frappèrent les siens et l'atteignirent ellemême; les occasions furent nombreuses qui fournirent à cette page du journal de sa nièce favorite Suzanne Pitt*, une trop fréquente et triste application.

. . . Rien n'égalait la pitié de ma tante pour toutes les misères, et quoique naturellement ses aumônes fussent principalement réservées aux pauvres catholiques, elle était toujours prête à donner à tous, et elle le fit bien souvent par mon entremise, dans des cas où je ne songeais pas à implorer son appui... Mais c'est surtout dans les souffrances morales que son secours fut pour nous puissant et inappréciable, non seulement en les partageant avec une sympathie profonde, mais en sachant nous communiquer la force de supporter Tépreuve quelle qu*elle fut, en nous élevant au-dessus d'elle, et en nous apprenant à nous en servir ^ pour qu'elle nous fit du bien... Personne mieux qu'elle ne semblait sentir et ne savait inspirer ce sentiment religieux que l'on peut mêler à toutes choses, même aux actes les plus indifférents de la vie ; et quoique je ne puisse me rappeler qu'elle m'ait jamais dit en propres termes que notre vie tout entière, jusque dans ses moindres actions,doit être consacrée à Dieu, il était impossible de vivre près d'elle, sans s'apercevoir qu'il en était ainsi pour elle, et sans désirer suivre son exemple...

Cet appui dont parle celle qui écrit ces lignes^ que de fois elle eut elle-même à y recourir! que de fois surtout, sa mère, Lady Rivers, la sœur si tendrement chérie de Georgiana, vint chercher auprès

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