‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 139 sur 196 · Honi>i« Mrs Oldfield · texte numérisé non relu

Honi>i« Mrs Oldfield

d'elle la force qui lui fut nécessaire dans les heures étrangement douloureuses qui lui étaient réservées ici-bas !

Les épreuves de Lady Rivers dépassèrent en effet la portée ordinaire des douleurs humaines. Dieu ne lui enleva pas, il est vrai, tout en un jour, comme à sa sœur; mais sa belle et nombreuse famille ne sembla grandir autour d'elle, que pour lui imposer en ce monde les sacrifices les plus cruels et les plus répétés. Sur ses quatre fils, elle en vit mourir trois, et, quelques années plus tard, quand elle mourut elle-même dans des circonstances peu communes, elle savait que le quatrième, frappé comme les autres, ne leur survivrait pas. Ses huit filles, il est vrai, étaient belles et florissantes, mais Tune d'elles lui fut enlevée dans la fleur de la vie et du bonheur, et (ainsi qu'on le verra plus tard) par un accident si funeste et si rare qu'il semblait que la douleur, pour la frapper, devait toujours prendre des formes inusitées, qui en aggravaient encore le poids et l'amertume !

Du jour où le second des fils de Lady Rivers succomba à la même infirmité que son frère aîné, Lady Georgiana comprit que, pour sa sœur, il n'y avait plus, ici-bas, de paix à attendre, et qu'une angoisse poignante et permanente s'était assise à ce foyer si longtemps heureux entre tous ; ce qu'elle en souffrit elle-même, nous aurions mal

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