‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 145 sur 196 · MORT DE LADY GRANVILLE · texte numérisé non relu

MORT DE LADY GRANVILLE

Mais lorsque le coup si longtemps redouté vint la frapper, elle était préparée, selon l'expression de Suzanne Pitt, « à accepter de la main de Dieu l'épreuve quelle qu^elle fût », à « s'élever au-dessus d'elle », et surtout à s'en servir pour cultiver dans son âme la plante amère qui naît au pied de la croix, et qu'il faut arroser de ses larmes, pour lui faire porter ses fruits fortifiants et salutaires.

Lady Granville mourut d'une attaque de paralysie. Sa santé était depuis longtemps affaiblie. Sa fin, toutefois, fuf très rapide. Lorsque sa fille accourut près d'elle, elle la trouva sans parole; Un très léger serrement de main et un sourire passager lui laissèrent cependant Tespoir et la cqnsolation d'avoir été reconnue.

Souffrir^ dit M"® Swetchine, sert à tout; souffrir apprend à souffrir; souffrir apprend à ni^re; souffrir apprend à mourir^. Chez Georgiana, cette science atteignit son complet développement; mais surtout, soit que le chemin fût raboteux, soit que Dieu daignât parfois l'aplanir sous ses pas, la souffrance lui apprit à monter.,, à monter toujours, et toute sa vie ne fut qu'un effort constant et infatigable, pour atteindre le plus haut sommet.

Nous en jugerons par les pages suivantes du journal de sa vie intérieure, repris après une interruption de deux ans, où ce mouvement ascensionnel nous semble facile à constater.

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